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Le BIM et la Transition Energétique

La transition énergétique est un enjeu majeur du 21ème siècle et le secteur du bâtiment est un élément important de cet enjeu. En effet, le bâtiment représente en France 1/5ème des émissions de CO2, 43% de la consommation d’énergie et d’après certains experts 80% des sources d’économies réalisables. Une évolution des modes de construction est donc nécessaire, d’autant plus que ces améliorations concernent également l’existant ce qui créerait un marché très important. L’Europe a estimé à 2 millions le nombre d’emplois crées pour une remise à niveau écologique du parc immobilier européen. En ce début de 21ème siècle, marqué par une crise écologique et économique, la transition énergétique du bâtiment est un atout majeur pour l’Europe vieillissante.

Dans ce cadre, l’apparition du BIM est peut-être l’une des plus grandes innovations du siècle naissant. Le BIM permettra et permet déjà sur certains projets de concevoir, construire et exploiter des bâtiments beaucoup moins énergivores. En effet, la consommation d’énergie d’un bâtiment dépend fortement de sa conception : implantation, morphologie, position et dimension des ouvertures, etc. L’utilisation du BIM permet de concevoir plus en profondeur le futur projet et de connaitre avant même sa réalisation la consommation exacte de l’ouvrage. De même, le BIM assure une meilleure transmission des informations entre les différents corps d’étant, ce qui évite les erreurs au cours de l’exécution et donc des futures pertes d’énergies. Le BIM est aussi un très bon collecteur de données qui favorisera un suivi précis des consommations du bâtiment au cours du temps. Le BIM est donc un excellent moyen de réaliser la transition énergétique, encore faut-il qu’il soit appliqué.

Bien qu’un certains nombre de maitrises d’ouvrages comprennent l’intérêt de l’utilisation du BIM dans l’exploitation de leur patrimoine, comme par exemple la Mairie de Paris, la France est en retard et bon nombre de pays européen également dans la mise en application du BIM. Cependant, une volonté existe depuis le grenelle de l’environnement et l’émission d’une directive européenne qui autorise les pays à exiger un support numérique d’information pour tous les projets d’état à partir de 2016. Des commissions et des groupes d’experts travaillent actuellement à une mise en place progressive de méthode BIM. Selon certains experts, une véritable transition énergétique est possible si l’existant est modélisé à l’aide du BIM et si en rénovation une maquette 3D avec des informations est réalisée à des moments clés de la vie de l’ouvrage.

Les difficultés des petites entreprises et le manque de réglementation contraignante ne favorise pas l’instauration massive du BIM dans les modes de construction. Cependant, il ne faut pas que la France et l’Europe ne soit pas au rendez-vous de l’innovation qui est une chance pour la transition énergétique et le développement économique.

Mots-clés : BIM, Transition énergétique, Grenelle de l’environnement, implantation, morphologie.

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Le BIM au service de la transition énergétique

Le BIM, que l’on peut traduire par Bâtiment et Informations Modélisées, est en passe de devenir un enjeu majeur dans la conception des bâtiments, notamment en tant que solution à des problématiques actuelles comme la notion de bâtiment durable et d’efficacité énergétique.

En effet, lors de la Conférence Environnementale, réalisée en septembre 2012,  l’efficacité énergétique des bâtiments a été confirmée comme l’une des priorités du quinquennat. C’est dans ce contexte  qu’un groupe de travail a été missionné par le président du Plan Bâtiment Durable, Philippe Pelletier, pour conduire une étude sur la manière de réformer le milieu du bâtiment, à la fois dans les phases de conception, de réalisation et d’exploitation, grâce à l’utilisation de la maquette numérique.

La réforme du secteur du bâtiment se fait actuellement sous une multitude de facettes : à la fois une transition énergétique et écologique qui se met en place, englobant aussi les enjeux des coûts dus aux erreurs de conception, au non-respect des réglementations, à la perte de temps due à une perte des données déjà acquises. C’est aussi le rapport des futurs acquéreurs aux qualités de leur logement qui se modifie, ces acquéreurs étant de plus en plus exigeants car devant eux-mêmes payer le prix d’un bâtiment peu efficace énergétiquement.  Enfin dans l’exploitation même du bâtiment, son entretien, la réduction des coûts d’exploitation est une question prise en compte maintenant dès la conception. Tous ces changements font intervenir des acteurs variés qui ont besoin de travailler dans une collaboration beaucoup plus étroite et sur des données communes.

Or  comme cela est mis en avant dans le rapport rendu par le groupe d’étude, le BIM est à la fois un « logiciel-outil », un « processus collaboratif » auquel on peut associer un « format informatique d’échange de données », une base de données sur le bâtiment et une « méthode d’analyse » voir de management. Il permet de contenir l’ensemble des informations existantes et nécessaires sur un  bâtiment. Et la clef de cette utilisation du BIM comme révolution du secteur est la mise à jour continue de cette base de données, permettant de supprimer ces pertes d’informations, à la fois par chacun des acteurs et au moment des passations entre les différents acteurs, engendrant des surcouts pour chacun d’eux.

Comme exemple, aujourd’hui il arrive très souvent que les équipements installés dans un bâtiment ne soient pas utilisés de manière optimale comme calculé lors des études, pour la gestion énergétique notamment. Cette mauvaise utilisation est due au fait que les informations ne sont  pas passées à l’acquéreur, et engendre à la fois des surcoûts et une perte de la qualité du bâtiment. Or le BIM traite chaque composant comme un objet auquel sont associées toutes ces caractéristiques. Il est alors possible pour l’exploitant d’avoir accès aux données expliquant la meilleure  utilisation de chaque élément du bâtiment. Il peut aussi anticiper la durée de vie de chaque élément et mieux gérer l’exploitation du bâtiment. Tous ces éléments permettent une gestion efficace tout au long de la vie du bâtiment, rentrant dans une véritable logique de développement durable.

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