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Les risques d’ordre technique et légaux associé à BIM.

Le BIM a été un grand pas en avant dans le monde du BTP. Il permet de suivre un chantier de la conception à la construction, en prenant en compte un nombre grandissant d’informations, qui concerne chaque acteur de la création du bâtiment.
Cependant, la condition essentielle au bon fonctionnement du BIM est la coopération sincère de tous les acteurs, des sous-traitants jusqu’au maitre d’œuvre, en passant par tous les entrepreneurs impliqués.

Un premier problème apparait : à qui appartiennent les données du BIM, et comment les protéger avec les lois « Copyright » ? Par exemple, si  le maitre d’ouvrage paye pour le design, alors il peut considérer que les données du BIM lui appartiennent. Cependant, les entrepreneurs vont eux aussi devoir introduire des informations dont ils ont la propriété intellectuelle dans le BIM afin d’optimiser l’utilisation du BIM. Ces informations ajoutées doivent elles aussi être protégées. Il n’y a donc pas d’appartenance réelle du BIM à tel ou tel parti. Chaque projet est traité de manière spécifique, de manière à éviter les inhibitions qui découragerait les acteurs du projet à utiliser le potentiel du BIM.

Ensuite, comment gérer le contrôle des entrées d’informations dans le modèle et la responsabilité associée en cas d’erreur ? Prendre des responsabilités en faisant une mise à jour du BIM et en garantir la précision est une source de risque. Les demandes d’indemnités par les utilisateurs BIM sont compliquées, et l’offre de garanties limitées et les dénis de responsabilité des designers seront des points de négociation essentiels qui doivent être résolues avant que la technologie BIM soit utilisée. Elle exige également de passer plus de temps lors de l’entrée et la vérification des données, ce qui représente un nouveau cout dans le processus de conception du projet.
Bien que ces nouveaux coûts puissent être largement compensés par tous les gains qu’engendre le logiciel, il faut prendre en compte le fait qu’une équipe doit être chargée de superviser tout cela.Ainsi, avant que la technologie BIM ne soit utilisée, les risques de son utilisation doivent être identifiés et attribués, et le coût de sa mise en œuvre doit être pris en compte.

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Le BIM, un risque à prendre pour les PME ?

Le BIM, un outil permettant de modéliser des informations dans le monde de la construction, commence à devenir un sujet incontournable dans le bâtiment. Il permet de réunir toutes les informations physiques et fonctionnelles d’un projet dans un seul fichier, cela permet d’avoir une parfaite cohérence entre les données de chaque acteur du bâtiment, de la conception à l’exploitation du bâtiment, voire de sa démolition. On peut se dire alors que cet outil prend tout son sens dans les projets de grandes envergures, qui à la fois sont complexes et montrent beaucoup de points singuliers, comme les projets de la Philharmonie de Paris ou la fondation Louis Vuitton qui ont tous deux eu recours au BIM. Mais cet instrument peut-il être rentable pour des projets beaucoup moins complexes ? Les PME auraient-elles intérêt à l’utiliser ?

Le BIM est sans contexte un moyen d’augmenter la productivité et l’efficacité, même pour les plus petits projets. En effet, il permet dès la conception de voir tous les points qui poseront problème dans le futur, mais également de faire des modifications avec ajustement des autres donnée, un calcul des quantités exactes des matériaux, une utilisation des plans 2D à partir du 3D. Les avantages sont multiples, mais pour une petite entreprise le chemin peut être long et sinueux pour arriver à utiliser une telle machine et à la rendre complètement optimale. Un désavantage majeur : le coût.

Un logiciel BIM coûte environ 6000€, il faut également compter en plus le coût des mises à jour et de maintenance, et un ordinateur assez puissant pour utiliser ce genre de logiciel se chiffrera à 3000€. Il faut également former les personnes qui l’utiliseront : la formation d’une semaine minimum s’élèvera à 1000€/jour. Il y a cependant la possibilité de recruter des gens déjà formé au BIM, en effet l’ENPC (Ecole Nationale des Ponts et Chaussées) a créé le Mastère Spécialisé « BIM,  Conception intégrée et cycle de vie du bâtiment et des infrastructures ».

C’est dans tous les cas un réel investissement, sans compter le temps de mise en route et d’adaptation de tout le personnel, qui engendra une perte de rendement dans les six premiers mois, de 20 à 30 %. Il y a également un autre problème, les personnes d’expérience qui ne sont pas encore ancrées dans les nouvelles technologies peuvent être réfractaires et mettre un frein à cette avancée. Il est donc possible de créer au sein même d’une entreprise une divergence par l’apparition du BIM, qui rendrait la facilité d’échange d’information, avantage majeur du BIM, complètement obsolète.

Le choix est difficile et le risque dur à prendre, mais la monté en flèche du BIM est fulgurante et cette décision cruciale pourra sans aucun doute rendre les PME plus compétitives sur le marché. Elles pourront ainsi élargir leur éventail d’opportunités en décrochant des affaires qu’elles n’auraient jamais pu acquérir sans le BIM.

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Risques majeurs du BIM et moyens pour les minimiser

Le logiciel Building Information Modeling (BIM)  est devenu la nouvelle perle du monde de construction permettant de réduire le coût de construction et d’accélérer la réalisation des projets. Il a le potentiel d’éviter les erreurs si l’effort entre les membres de l’équipe est soigneusement examiné et encadré. Logiciel de BIM peut également décomposer et fournir une meilleure compréhension du projet. Lorsqu’elles sont utilisées convenablement, BIM peut réduire le temps de construction, les coûts, et les revendications. Mais, qu’arrivera-t-il quand un BIM n’est pas soigneusement partagé entre tous les membres de la construction?

Communication sur le BIM :

Un point important lors de l’application du BIM comme une partie intégrante de votre projet est la collaboration et l’accès au modèle par tous les intervenants pendant les phases de construction. Ainsi, lorsque les architectes peuvent utiliser BIM pour générer un grand bâtiment tout en réduisant les coûts et le matériel, il doit transmettre cette approche à l’entrepreneur en cours de la conception sinon  des revendications et des problèmes surgiront.

Contrôle du BIM :

Une fois que le BIM a été élaboré et partagé entre les membres du projet, des précautions doivent être prises en considération pour réduire la possibilité de modifications ultérieures ou modifications par des tiers non autorisés. Le risque de changer un modèle BIM est devenu un problème très récurant sur les grands projets de construction puisque plusieurs consultants et entrepreneurs tentent de compléter les changements pour obtenir leur propre bénéfice, sans partager les idées pour l’ensemble du groupe. Ainsi, Un chef d’équipe doit être désigné et sera le seul utilisateur autorisé à modifier le modèle de BIM.

Erreurs de conception BIM :

Qui devrait être le responsable si le bâtiment ne respecte pas les règlements de construction les plus récents? Est-ce la responsabilité de l’entrepreneur ou de l’architecte? Difficile de déterminer le responsable puisque chaque partie a participé à la planification étapes par étapes, aux révisions et à la mise en place du modèle de BIM. Dans certains cas, les questions juridiques pourraient se déclencher par les revendications présentées par l’entrepreneur, en raison de fausses déclarations ou des conceptions erronées. Ces types d’erreurs pourraient engendrer des frais juridiques supplémentaires qui n’étaient pas prévues sur le contrat initial, réduisant ainsi les économies générées par le processus de BIM.

Coûts BIM Construction :

Bien que l’application du BIM sur des projets de construction puisse présenter une idée sur le total des coûts de construction prévu, il pourrait ne pas être réel. En effet, même si BIM  permet d’estimer le coût le plus précis du bâtiment, il ne tiendra pas compte des variations de prix de marché émergents, tels que les métaux, les produits pétroliers dérivés, les prix élevés du gaz ou encore des catastrophes naturelles affectant l’usine du fabricant.

Moyens pour minimiser les risques du BIM :

Pour réduire les erreurs du BIM, Le Chef d’équipe BIM doit être un expert en domaine et les membres de son groupe doivent être en mesure de partager leurs idées. Il doit attribuer des responsabilités spécifiques et limités pour chaque membre. Il faut aussi identifier des entrepreneurs capables de construire en utilisant BIM et discutez avec votre agent d’assurance toutes les questions liées aux problèmes de fautes professionnelles. Aussi, il est conseillé d’utiliser des contrats clairs et précis permettant d’identifier tous les risques possibles.

Prochaine étape BIM :

L’utilisation du BIM est devenue une norme et une exigence pour certaines agences fédérales américaines, Mais est-ce la fin? Non, BIM peut également être utilisé avec le système de livraison de projet intégré pour minimiser les revendications et les problèmes potentiels. Certaines clauses juridiques peuvent être incorporées dans les contrats de construction et de conception et le modèle de management de risque peut également être mis en place pour le BIM.

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