Archives du mot-clé outil

BIM: la revue de projet / Validation

L’objectif de la revue de projet est de valider la faisabilité technique, environnementale, sociétale et économique du projet compte tenu du niveau de détail associée à la phase.

Au-delà de cet objectif principal, la revue de projets participe à la collaboration entre les acteurs du projet, en permettant une meilleure communication pour des prises de décisions efficaces et collégiale.

Et le BIM dans tout ça?

Le Projet MINnd, consacre un cas d’usage à la revue de projet: un document COMMUNIC décrit le changement qui s’opère entre le pré-BIM et le BIM dans le processus de revue de projet et de validation.

 

Etapes chngmt

PRE-BIM

MODELLING COLLABORATION INTEGRATION
Validation du plan et donc de toutes les informations contenues sur ce plan, par apposition d’un visa sur le cartouche.  Validation toujours sur les plans, dont certains sont générés automatiquement à partir de la maquette.La maquette est une information complémentaire, mais elle n’est pas contractuellement approuvée. Le contrôle de cohérence des informations se fait sur la maquette.Tous les plans sont issus de la maquette. Leur validation est « simple » puisque toutes les incohérences sont résolues.

Le contrôle de cohérence des informations se fait sur la maquette.

On ne valide plus de plans mais les objets qui constituent la maquette. Les plans sont édités à la demande, seulement pour les ouvriers sur le chantier.

Étapes du changement¹

Le passage au BIM, consiste uniquement en un changement de support, pas de processus.

Les étapes de la revue de projet restent inchangées mais elles prennent une autre forme:

-Définir les revues de projet: Les objectifs de la revue doivent être explicités en amont de la réunion pour que tous les intervenants aient pu prendre connaissance via la Maquette numérique des sujets qui seront abordés.

-Préparer les revues de projet: Une thématique peut être proposée pour restreindre les sujets. En suivant cette thématique, une vérification des données, une détection des clashes et un tri de ces derniers doit être effectué par statut et par priorité. Des vues sont créées spécifiquement pour traiter les points durs.

-Organiser les revues de projet: L’ordre du jour doit mentionner les sujets issus de cette analyse.

-Animer les revues de projet: l’animation, assurée le plus souvent par le chef de projet, doit permettre à chacun de s’exprimer et trouver les solutions qui conviennent.

La préparation des revues de projet, est plus que jamais un enjeu important de la réussite de ces réunions.

Avec quels supports?

Avec des logiciels de vérification et de synthèse.
De nombreux éditeurs proposent des outils plus ou moins élaborés en fonction du besoin.
Ces logiciels de vérification et de synthèse permettent :

– l’agrégation de modèles,

– la vérification de la réglementation et de la performance: Il s’agit de vérifier automatiquement que le résultat est bien conforme aux réglementations et performances exigées par le client;

– la détection des interférences: les objets portent différentes informations dont la définition géométrique et les liens avec les informations d’autres objets. Le logiciel de vérification permettra de vérifier automatiquement les clashes d’encombrement (les volumes des objets ne rentrent pas en conflit) et les clashes d’attributs (les liens définis entre attributs des objets sont bien respectés);

– le management des arbitrages du projet: Les visualisations du navigateur, le vérificateur de réglementation et le détecteur d’interférences vont aider à détecter les anomalies de conception ou de cohérence entre les différents métiers. Il s’agira donc de prendre des décisions d’arbitrage et veiller à enregistrer ces décisions.

Le format de fichier utilisé pendant ces revues dépendra du projet, des intervenants et des outils, mais le format IFC est fortement recommandé et privilégié, car seul format interopérable et supporté par tous les logiciels BIM.

Parmi les logiciels de vérification et de synthèse, on peut distinguer, les viewers, les checkers et les plateformes collaboratives. Quelques exemples:

Viewers Vérification géométrique visuelle, navigation dans les éléments du modèle SimpleBim, Solibri Model Viewer, IFC Java Viewer, BIM Vision, XBIM Xplorer…
Checkers Vérification géométrique visuelle, navigation dans les éléments du modèle, détection de clashes, vérification de normes Solibri Model Checker, Navisworks…
Plateformes Vérification géométrique visuelle, navigation dans les éléments du modèle, détection de clashes, vérification de normes, suivi des clashes et des validations BIMPlus, BIMSync, BIMSight, A360…

Il n’y a pas d’outil meilleur qu’un autre, chacun devra trouver l’outil qui correspond le mieux à ses attentes et habitudes, en priorisant l’efficience des revues de projet.

Pour qui? Pour quoi ?

Pour tous les acteurs du projet. Car la revue de projet garantit l’intégrité et la cohérence de la somme des métiers. Mais au-delà de donner aux parties prenantes une vision plus claire du projet, la qualité de visualisation constitue un élément de communication du projet. Par exemple, une expérience immersive s’appuyant sur la mécanique du jeu vidéo permet de naviguer et appréhender les espaces.

Pour remplir l’objectif de validation de la conception du bâtiment du nouvel hôpital d’Ajaccio, la MN a été connectée à la solution eveCity du CSTB. Cela a permis de projeter le bâtiment en 3D dans son environnement. Les acteurs ont ainsi pu visualiser et visiter certains espaces témoins du bâtiment.

Différentes solutions, touchant à l’univers des jeux vidéo sont disponibles et permettent la création d’exécutables dans lequel il est possible de naviguer via une manette. Mais celles-ci nécessitent une certaine maitrise. Parmi d’autres produits, on peut mentionner des logiciels comme Unity ou Stingray qui permettent des rendus très réalistes.
Pour les utilisateurs de Revit, des plugins permettent de créer facilement une navigation réaliste dans le projet. Par exemple, EnScape, génère des exécutables dissociés du logiciel, permettant une navigation fluide dans le projet.

Il faut être prudent car ces solutions dépassent le simple cadre de la revue de projet, et s’orientent vers la validation client, tant les images sont travaillées et la navigation s’approche d’une visite virtuelle. Il convient donc d’adapter le support et le temps de préparation à l’objectif défini : revue technique ou présentation client ? Les deux ne doivent pas être confondus au risque de perdre de vue les objectifs au profit de la seule technologie.

L’étape suivante est la visite virtuelle d’un bâtiment modélisé en BIM à l’aide d’un casque de réalité virtuelle (Oculus Rift, HTC vive…) ou même l’immersion via le « CAVE ». Il s’agit d’une expérience d’immersion dans la maquette à l’échelle 1, grâce à une projection stéréoscopique sur 3, 4 ou 5 faces.

Mais dans un processus de revue et validation de projet, cela n’est-il pas un peu gadget?

 

Sources:

http://www.minnd.fr 
http://www.planete-tp.com/ 
http://www.urbanews.fr
http://www.lemoniteur.fr    

http://www.arobim.fr    
http://www.cstb.fr

1 Bilal Soccar, in « Building information modelling framework: A research and delivery foundation for industry stakeholders”, Automation in Construction, Volume 18, Issue 3, May 2009, pages 357-375

MINnD: Modélisation des Informations dans les Infrastructures (projet de recherche collaborative)
COMMUNIC: COllaboration par la Maquette Multi-Usages Numérique et l’Ingénierie Concourante (groupe de recherche)
IFC : Industry Foundation class – Format supporté par tous les logiciels BIM garantissant l’interopérabilité de ces derniers
MN: Maquette Numérique
Exécutable: fichier contenant un programme identifié par le système d’exploitation, entrainant l’exécution du programme

Share Button

Le BIM : une révolution en marche

Dans le cadre d’un projet de MOOC sur le BIM, nous avons travaillé en groupe afin de dégager les principaux enjeux relatifs à ce nouveau support de travail révolutionnaire dans le BTP, dans le but de déterminer les intérêts et les objectifs d’un cours en ligne, ou MOOC.

Un MOOC, ou cours en ligne ouvert aux masses, permet une formation interactive via un support intranet, et ce dans le but de mieux s’adapter aux attentes et niveaux de chacun. Nous ne présentons pas le BIM, outil de communication permettant à chaque intervenant sur un projet de BTP d’avoir accès à une multitude de données et d’informations, et ce de la conception jusqu’au la livraison du produit, en passant par toutes les phases de réalisation.

En tant qu’élèves ingénieurs de l’ESTP, nous avons reçu un enseignement très axé sur la construction, d’un point de vue technique d’abord puis d’un point de vue plus organisationnel et managérial dans un second temps. C’est dans ce contexte qu’il est intéressant de se poser certaines questions relatives à ce MOOC :

  • Qu’est-ce que le BIM peut m’apporter ?

Tout d’abord le BIM permet par définition de définir et simuler le bâtiment, sa livraison, son exploitation, et ce en regroupant toutes les données d’un cycle de vie complet du bâtiment. En tant qu’élèves de l’ESTP les enjeux sont nombreux.

En effet nous avons eu l’habitude depuis le début de notre formation d’avoir des disciplines bien dissociées et séparées en matières, bien que concernant pour la plupart de nombreuses notions communes relatives à la construction. Ainsi à chaque matière son partiel, sa notation, etc., ce qui fait que nous avons des difficultés à recouper, à corréler et à rassembler toutes ces informations pour en faire une base utile à notre futur métier. Or le BIM permet justement une certaine centralisation des données, regroupant les plans d’architecte avec les plans techniques, les études de prix avec les métrés, et ce de manière interactive au sein d’animations 3D. Ainsi il est intéressant de dégager un premier enjeu pour les jeunes futurs ingénieurs que nous sommes, celui d’avoir une certaine vue globale d’un chantier, afin de comprendre que chaque discipline est forcément reliée aux autres : que les plans de fondations n’ont pas de sens s’ils ne sont pas liés à une étude de prix des différents types de semelles ainsi qu’à un métré des quantités nécessaires en béton armé ou en armatures, par exemple. Par expérience, du fait de notre formation nous avons pu expérimenter pendant notre stage de deuxième année que nous reproduisons le même schéma sur le terrain qu’en cours : nous voyons les différents aspects du rôle de conducteur de travaux comme différentes matières, et avons ainsi du mal à trouver un dénominateur commun aux très multiples tâches qu’un conducteur est amené à entreprendre. Contrairement à l’ouvrier, son rôle n’a en effet aucun sens s’il n’a pas une vision globale du chantier, et c’est dans cet intérêt que le BIM présente un enjeu crucial, relatif à l’un de ses atouts que l’on peut désigner : une plus grande clarté des informations.

Cette plus grande clarté peut ainsi nous apporter une aide précieuse en terme de communication : Arnaud témoigne que lors de son stage, son peu de connaissances du terrain et de la technique propre au chantier sur lequel il était ont entrainé une longue période de deux semaines pendant laquelle il a dû s’approprier les plans, éplucher les documentations techniques, analyser les plans détaillés et ainsi feuilleter un bon nombre de classeurs très épais et pas forcément très lisibles. L’avantage du BIM, en créant une maquette numérique 3D avec une approche objet, est de créer une véritable interface permettant de faire interagir les différents objets entre eux, et ainsi permettre à des novices dans le métier de s’approprier rapidement les caractéristiques d’un chantier, et ce de manière intuitive et donc relativement simple.

Cet atout de communication est également un atout pour n’importe quel intervenant sur un bâtiment, architecte et maitrise d’œuvre, maitrise d’ouvrage ou encore sous-traitants. Il permet en effet de prévenir les problèmes potentiels relatifs aux différents corps d’état, et peut ainsi constituer un véritable socle de communication pour tous. Ainsi la connaissance du BIM peut constituer pour nous en réel avantage.

On peut également dégager 2 autres atouts principaux de cet outil révolutionnaire : le gain de temps et celui d’argent (qui lui est intimement lié d’ailleurs). En effet comme nous avons pu le voir lors de nos stages, la maîtrise des délais et des coûts fait parties des contraintes les plus importantes pour un responsable sur un chantier, et cet outil permet d’y répondre presque de manière automatique. En effet les différents objets de la maquette possédant une certaine « intelligence » intrinsèque, peuvent interagir entre eux, afin de prévoir n’importe quel problème de coordination entre différents corps d’état, ou simplement mettre en lumière puis modifier automatiquement un défaut technique sur un objet quelconque, qui pourrait nuire à l’ensemble de la construction. Ce règlement des différents défauts de construction en amont lors de la phase de conception permet de gagner des délais considérables sur les méthodes traditionnelles, ou la plupart du temps la construction est loin de se dérouler comme c’était prévu. A titre d’exemple Ronan a pu faire l’expérience d’une gaine technique se trouvant au même endroit qu’un dégagement d’évacuation EP. Cet incident a fait perdre beaucoup de temps au chantier et aurait été évité en utilisant le BIM. Ainsi les imprévus et impondérables habituels d’un chantier peuvent pour la plupart être supprimés via ce support.                                                                     Tout le monde connait l’adage « le temps c’est de l’argent », et il est vrai qu’un gain de temps sur un projet est presque automatiquement synonyme d’économie des dépenses. Mais au-delà de cette corrélation le BIM peut et doit permettre d’économiser de nombreuses dépenses, liées justement aux opérations de communication ou à l’élaboration de supports supplémentaires facilitant la communication entre les différents intervenants. Ainsi ces gains de temps et d’argent liés au BIM peuvent beaucoup nous apporter, car en tant qu’élèves ingénieurs les entreprises comptent sur nous pour assurer une relève managériale sur les chantiers, et cette connaissance du BIM dans un profil constituera une véritable mine d’or pour elles.

Ainsi le BIM peut m’apporter une meilleure connaissance des tenants et aboutissants relatifs à mon métier de terrain, peut m’apporter une plus-value vis-à-vis de l’entreprise en terme de temps et d’argent, et peut également m’apporter de nombreux avantages en terme de communication avec les différents intervenants avec qui j’aurai l’occasion de travailler.

Cependant il existe également certaines limites relatives au BIM : une certaine impersonnalisation dans la manière de manager un projet, en se basant uniquement sur la maquette sans forcément voir plus loin. Cette mise en garde doit nous convaincre de l’utilité d’encadrer l’utilisation du BIM afin d’éviter toute dérive.

 

  • Comment ça fonctionne ?

La mise en place de l’outil BIM au sein des entreprises requiert une certaine connaissance de son fonctionnement. Nous ne pouvons parler d’un point de vue purement technique dans la mesure où nous n’avons pas les connaissances necessaires. Cependant l’on peut tout de même s’intéresser aux processus relatifs au BIM.

Le pilotage du projet BIM pourra être réalisé par le BIM manager, dont le rôle doit être de coordonner les différents niveaux de la maquette numérique et de gérer les interactions avec les parties prenantes du projet. En effet cet outil peut rapidement être mal utilisé si chacun l’interprète à sa manière en se référant à sa spécialité. Ainsi un manager est indispensable pour homogénéiser l’ensemble des personnes concernées par le projet avec l’outil informatique, afin de garantir une parfaite clarté dans son utilisation.

L’utilisation du BIM se doit avant tout d’être interactive. Ceci justifie d’ailleurs l’utilisation d’un MOOC pour son enseignement. En effet cet outil informatique doit pouvoir permettre d’échanger, de discuter, de modifier certains éléments ou encore de défendre certaines solutions, et ainsi il ne peut pas se résumer à une simple interface informatique. Ainsi chaque utilisateur doit être bien formé afin de comprendre les spécificités de l’outil mais également dans le but d’en faire une utilisation à bon escient, en lien avec les autres (BIM 7D).

 

 

  • Qu’est-ce que ca va changer pour moi ?

Arrivés en 2013 à l’ESTP, nous n’avions pas alors conscience de la révolution que constitue l’adoption du BIM par les entreprises. Cependant celle-ci va changer beaucoup de choses pour nous.

Le monde est dans une évolution constante, à chaque jour surgit une nouvelle technologie, des nouvelles manières de construire, d’optimiser les recours, d’améliorer la qualité de production et ainsi logiquement la qualité des ouvrages.

L’évolution constante en terme de technologie fait que les ingénieurs cherchent de plus en plus de moyens informatiques permettant de simplifier le travail et de le rendre davantage pratique. Ainsi l’évolution de l’ingénierie par le biais de l’informatique est très importante de nos jours. Il est donc nécessaire de bien maîtriser ces deux aspects, la technologie et l’ingénierie, afin de réussir à manier des dispositifs et des programmes qui améliorent le rendement dans l’entreprise. De plus la technologie aide beaucoup dans le secteur du BTP ( on peut prendre pour exemple autocad ou 3Dmax sans lesquels il serait impossible de répondre aux demandes du client et aux obligations qui en découlent. Le développement de cette branche n’est pas forcément dans le secteur de la programmation mais également dans des machines qui économisent le temps et l’effort des ouvriers. L’influence qu’ont pu avoir les progressions technologiques dans l’actuel génie civil ont ainsi permis de faciliter le processus et de l’optimiser.

Ainsi on en vient au BIM : ce logiciel est avant tout un outil qui doit pouvoir mettre en valeur le travail des professionnels. Avec son aide, ce dernier peut consacrer plus de temps à la conception du projet. Plus qu’un logiciel de dessin 3D, cette plate-forme implique une nouvelle manière de penser le projet, et ce spécialement dans le processus de celui-ci : par le biais du 3D, les murs par exemple ne sont plus de simples murs, mais créés comme un volume ils sont associés de manière immédiate aux matériaux le composant. Ainsi il sera possible de connaître la quantité en briques, le volume de mortier et l’aire de la peinture que ces murs consomment. Si un prix est associé à cet objet, on crée simultanément le budget du projet.

Un autre aspect très intéressant réside dans le fait que le dessin technique soit préparé en parallèle. Ainsi les matériaux qui composent les éléments du dessin ont des propriétés graphiques qui se montreront automatiquement sous de diverses formes, que ce soit dans la vue en plan ou en élévation.

Cependant, l’actualisation et la coordination des éléments reste très lente ! Ainsi tous les changements dans le modèle doivent être réalisés par un service technique, créant un retard sur une partie du projet qui se doit d’être rapide grâce au BIM justement. Cet inconvénient sera principalement remarquable lorsqu’on se trouve sous pression, pouvant occasionner certains conflits ou tensions.

On peut donc retenir que le BIM va, pour nous, complètement chambouler notre manière de penser un projet.

D’un point de vue professionnel, le BIM change également de nombreuses choses dans la répartition des rôles entre les différents métiers. Si les métiers liés à la programmation sont de plus en plus indispensables dans les entreprises, ils restent tout de même limités dans le secteur du BTP et ainsi les nombreuses perspectives qu’offre le BIM apportent également de nouveaux futurs postes à pourvoir, notamment dans la branche technique des entreprises. Ainsi les techniciens BIM deviennent petit à petit indispensables pour un projet, et nous-mêmes pouvons remarquer que les offres de stage relatives au BIM sont de plus en plus nombreuses. Il convient cependant de faire attention à ne pas construire des sociétés automatisées, ou le BIM serait roi pour manager un projet. En effet nous ne pourrons jamais remplacer un bon architecte, ou un bon bureau d’étude, un ingénieur travaux ou une maîtrise d’ouvrage. Le domaine de la construction est avant tout un secteur humain, et c’est là que doit être sa priorité. Ainsi nous voyons le BIM comme un moyen de perfectionner, de soulager et de compléter le travail fourni par les différentes équipes sur un projet, sans toutefois constituer un moyen de remplacement. Tout l’enjeu de cette technologie se base sur la manière dont on doit l’appréhender : comme un outil et non comme une fin en soi.

En revanche la manière de travailler des différents intervenants sur un projet devra radicalement changer, et ce dans le but d’intégrer le BIM dans les process de management et d’ingénierie.

  • Comment faire pour y aller ?

D’un point de vue plus opérationnel, il est d’actualité de définir les modalités de la mise en place du BIM et de sa formation. Ainsi, dans un premier temps il convient de mettre en place des méthodes de formation rapides et efficaces permettant aux futurs ingénieurs de se mettre à jour. Dans ce but, un MOOC est une manière efficace de permettre aux élèves de s’approprier le BIM tout en utilisant son caractère interactif pour permettre à des élèves ingénieurs de s’adapter à la formation en fonction de leurs connaissances du sujet. Une application concrète dans le cadre d’un projet fictif pourrait être alors une bonne méthode pour s’approprier les différentes techniques.

Comme toute révolution technologique, la mise en place du BIM dans les entreprises n’est pas chose facile. Ainsi il conviendrait d’organiser des sessions de formation afin de sensibiliser les professionnels sur son utilité dans un premier temps, puis sur ses modalités de fonctionnement ensuite.

 

Ainsi nous pouvons voir que l’utilisation du BIM est une réelle révolution dans les méthodes de management et d’organisation de la construction. Cependant celle-ci a ses limites, et il est indispensable que les différentes formations mettent l’accent sur une bonne matière de l’utiliser. Il y a en effet plusieurs centaines de manières d’utiliser le BIM, mais seulement certaines seront utiles pour permettre aux entreprises de gagner en terme de réduction des coûts, des délais, et amélioration de la communication et de la clarté des informations sur un chantier.

Share Button

COMPRENDRE ET APPREHENDER LE BIM : UNE AUTRE FACON DE CONCEVOIR NOS CONSTRUCTIONS DE DEMAIN

Qu’est-ce que le BIM peut m’apporter ?

    Le « Building Information Modeling » (BIM) n’est pas seulement ce que l’on appelle une maquette numérique, et n’est pas non plus un logiciel. C’est un support complet qui peut accompagner le projet de construction depuis sa conception jusqu’à la fin de vie de l’ouvrage. Le BIM est présent durant tout le cycle de vie de l’ouvrage. En effet, l’objectif est de transposer la réalité future numériquement afin de pouvoir non seulement avoir un stockage intelligent des données
inhérentes au projet et au bâtiment lui-même, mais aussi de pouvoir prévoir les incidences d’un changement quelconque en amont.
Il permet le travail collaboratif puisque le but de la démarche « BIM » est de concentrer au sein d’un même « dossier », toutes les informations.

BIM & BTP
Source : BIM & BTP: Construire grâce à la maquette numérique par Clément Valente

C’est une sorte de base de données technique partagée, construite et entretenue par les acteurs du projet. Ils s’efforcent de la rendre la plus proche de la réalité et la plus fournie possible, afin que tous ceux qui accèdent à ces informations n’aient pas à douter de leurs fiabilités. Parmi ces éléments nous pouvons citer :

  •  Les objets composant le bâtiment
  •  Les caractéristiques physiques inhérentes à ces objets
  •  Les caractéristiques techniques
  •  Les caractéristiques fonctionnelles
  •  Les relations entre les objets qui nous permet de comprendre comment nous
    construisons et pourquoi (exemples : le montage d’une structure poteau-poutre en
    acier, l’emplacement de la machinerie d’ascenseur…)

Toutes ces informations contribuent à différencier assez significativement la pure modélisation 3D d’un projet de construction avec la conceptualisation BIM de celui-ci. De plus, il est
important de préciser que la liste ci-dessus n’est pas exhaustive, nous pouvons rajouter autant d’informations que nécessaire au sein de cette base de données. Cependant, il faut prendre le recul
nécessaire pour comprendre qu’une telle masse d’informations doit être très soigneusement gérée et claire pour que les acteurs aient un niveau d’accès correspondant à leur rôle au sein du  projet, autrement dit qu’il existe une gestion des données structurée selon un « code » établi par les collaborateurs afin de rendre le BIM utile à un maximum de personnes. Qui dit « maximum de personnes » dit position et statut différent vis-à-vis de la vie du bâtiment, c’est-à-dire par exemple, que le constructeur pourra avoir accès à des informations nécessaires à l’exécution des travaux et le maître d’ouvrage pourra visualiser l’ensemble des zones où nous devons prêter une attention particulière ou susceptible d’être entretenue régulièrement par exemple. Le but étant de n’avoir aucune limite imposée et que chacun puisse trouver une utilité au BIM.
Les données partageables pouvant être diffusées en temps réel, sont dans un format standardisé (IFC norme ISO), ce qui permet de gagner un temps considérable sur le dimensionnement, la recherche d’erreur et va dans le sens d’un travail collaboratif où tous les
intervenants, ayant accès simultanément à l’information, peuvent faire valoir leurs capacités et répartir plus efficacement les tâches à accomplir. Comme nous l’avons vu, l’objectif du BIM est grand puisqu’il à la prétention de réunir un maximum d’informations pour permettre à tous les acteurs de se reposer sur une seule et même
« base de données techniques ». Cela semble utopique, pourtant le nombre d’entreprises souhaitant effectuer une transition vers le BIM est de plus en plus grand. Il s’avère que ce système de base de
données collaborative n’est pas nouveau (exemple : programmations de logiciels etc…) et que le bâtiment est un des secteurs les moins « informatisé », où l’utilisation d’outils  technologiques est le plus faible. Le BIM permettra de combler vite ce retard, en utilisant une conception des projets connue dans une forme nouvelle et adaptée pour arriver à un niveau équivalent ou supérieur au secteur industriel. Nous pouvons même imaginer que grâce au BIM, nous pourrons accéder aux informations via tablettes, objets connectés et autre, pour gagner en efficacité.

 

Comment « ça » fonctionne ?

Le BIM est un concept relativement riche et difficile à appréhender en raison de la pluralité des objectifs à atteindre. En effet, pour qu’un projet soit considéré selon le « Building Information Modeling », il doit respecter un certain nombre de conditions :

  •  Le support doit être unique
  •  Posséder plusieurs niveaux de détails
  •  Avoir une maquette numérique
  •  Etc…

Tout cela doit permettre d’effectuer correctement, et avec une efficacité surpassant les méthodes traditionnelles, certaines tâches telles que :

    1- La planification des chantiers (4D)

Comme nous l’avons vu précédemment, le BIM est une maquette numérique assimilée à une base de donnée enrichie et partagée par tous les acteurs du projet, cela implique une nouvelle façon de
travailler et de collaborer ensemble. Cette conception prend en compte le temps, donc en plus de la maquette numérique en 3D, nous rajoutons la dimension de temps et nous obtenons la 4D. Cela
permet de coordonner le chantier, non seulement au niveau des travaux, mais aussi pour faciliter la gestion des équipes et des cadences de livraison. Pour illustrer l’utilisation de la 4D dans la gestion du temps au niveau du chantier, nous pouvons citer l’exemple de la Fondation Louis Vuitton où le phasage du montage de la verrière a été piloté grâce au BIM.

    2- Simulation du coût (5D)

Cette notion rajoute une « dimension » au projet BIM, nous l’appelons donc la 5D, et concerne la simulation des coûts de construction. Le projet prend en considération les coûts liés aux matériaux et à la main d’œuvre pour simuler un budget. Cette possibilité est très recherchée par les maîtres d’ouvrage quand différents scénarii de construction sont possibles et que naturellement, nous devons trouver lequel est le moins coûteux. En plus de cela, une fois la décision prise, la liste des fournitures peut être générée et être éditée. Pour l’ensemble du chantier et à toutes les phases, nous avons la possibilité d’avoir un tirage des bordereaux de commande automatiquement. Encore une fois, chaque innovation liée au BIM sert, à différents niveaux, tous les protagonistes du projet.

    3- La réalité virtuelle immersive

Ce dernier point est une innovation non pas sur le fond du concept BIM, mais sur sa forme puisque l’outil sera accessible dans des salles de réalité immersive, où nous pourrons constater tous les points explicités plus haut, intervenir en temps réel sur chaque élément et juger les résultats. Le but étant de pousser l’expérience à son paroxysme en plongeant les acteurs du projet à l’intérieur de
leur maquette. Nous pourrons désormais nous balader au sein de la construction, tester différents matériaux, vérifier l’effet de la ventilation sur le confort thermique et acoustique, changer l’heure, la date, les saisons, les éclairages extérieurs et d’une manière générale tous les éléments implémentés au sein de cette énorme base de donnée pour réaliser un bâtiment au plus près des résultats
escomptés. Les différents points que nous avons abordés nous permettent de comprendre comment cela fonctionne, et de voir quels sont les objectifs à atteindre en montant un projet selon le BIM. Nous avons vu que cette conception prend en considération plusieurs phases et plusieurs dimensions pour que le tout forme un outil intelligent, ayant des données précises et d’une richesse suffisante pour permettre aux calculs d’être au plus près de la réalité future.

 

Qu’est-ce que ça va changer pour moi ?

Les changements induits par le BIM dans les différentes structures qui l’utilisent dépendent de leurs besoins. Cela peut se traduire par l’apparition de nouveaux postes ou l’adaptation des intervenants à ce nouvel outil. En effet, l’apparition du BIM et son utilisation croissante ont mené à la création de nouveaux postes spécialisés dans la gestion des maquettes numériques. Ils sont répartis parmi les différents intervenants du bâtiment mais il n’y a pas encore de fiche de poste pour les définir. D’abord, il est nécessaire de confier le pilotage de la conception au BIM Manager. Ce dernier est missionné par la maîtrise d’œuvre pour déterminer les règles de modélisation imposées aux intervenants (modeleur et coordinateur) et fusionner les représentations structure, fluides et architecture. En entreprise, c’est le BIM coordinateur qui veille au respect des règles et à la qualité de la modélisation en interagissant avec le modeleur, dessinateur 3D en maîtrise d’œuvre. Ainsi, des formations sont proposées dans des établissements spécialisés afin de permettre
l’accès à des bases techniques nécessaires pour maîtriser tous les aspects du BIM. D’autre part, les professionnels du BTP sont amenés à s’adapter à cet outil permettant de simplifier le travail et de réduire les problèmes de qualité rencontrés sur les chantiers. De ce fait, tous les intervenants devront maîtriser son utilisation. La maîtrise d’ouvrage verra la quantité de tâches de gestion de son patrimoine réduite. L’ouvrage est évalué en amont ce qui permet une meilleure estimation des dépenses. Par ailleurs, les plus grands changements sont appliqués à la maîtrise d’œuvre qui passe des vues 2D à la modélisation 3D, il faut donc qu’elle maîtrise de
nouveaux logiciels.

 

Comment faire pour y aller ?

Pour intégrer le BIM dans les entreprises, il faudra confronter les salariés à cet outil petit à petit, tout d’abord en embauchant des personnes formées et qualifiées pour mettre en place le
système. Ces « BIM Ready » auront ensuite comme mission de transmettre leurs connaissances techniques et former les autres afin d’harmoniser les méthodes de travail et collaborer avec les
autres entités. En plus de la qualification des employés autour du secteur du BIM, il est très important et fondamental de prendre en considération la modification ou la création du parc informatique dédié. En effet, le BIM repose sur l’utilisation de l’informatique, il est donc nécessaire de mettre en place suivant les envies et la nécessité de l’entreprise, le matériel indispensable à la modélisation et à
l’échange de données. Une autre possibilité plus simple consiste à sous-traiter un bureau externe de modélisation BIM. L’entreprise peut effectuer son travail habituel et le confier au bureau pour l’exploiter et fournir une maquette numérique. Cette solution est adaptée pour de petites et moyennes entreprises qui ne peuvent pas intégrer le BIM dans leur structure. Il faut savoir que la maquette numérique dans sa globalité est gourmande en calculs et l’achat des machines est coûteux. Nous prendrons l’exemple de l’ESTP (l’Ecole Spéciale des Travaux Publics) qui a ouvert, pour l’année scolaire 2015-2016, sa salle dédiée BIM, à la pointe de la technologie et pour un investissement de 500 000 €. Pour les calculs très lourds, une dernière solution consiste à passer par un cluster (ou « ferme de calculs), un réseau distant et dédié à l’exécution de calculs informatiques, auquel nous envoyons nos requêtes, celui-ci
nous retourne le produit fini, par exemple pour les calculs de photo-réalisme sur les maquettes 3D.

AS jussieu

Source : Architecture-Studio, Réhabilitation du secteur est du campus de Jussieu

Share Button

To BIM or not to BIM ?

Le BIM a été lancé il y a une vingtaine d’années aux Etats-Unis. Développé depuis quelques années en Europe, il est prévu qu’il soit rendu obligatoire pour les projets publics d’ici 2017 selon une mesure du gouvernement français. On en parle comme l’outil qui révolutionne la conception et qui permet de nouvelles possibilités architecturales.

Cet article a pour objectif de vous présenter le BIM et ses avantages, ainsi que les changements qu’il induit dans la façon de concevoir des projets.

 

I. Qu’est-ce que le BIM peut m’apporter ?

  • Qu’est-ce que le BIM ?

Le BIM n’est ni un logiciel, ni une maquette numérique, mais plutôt… une méthode de travail. On trouve plusieurs définitions de BIM sur Internet. Néanmoins, nous préférons retenir celle du National Institution of Building Sciences : «  le BIM est la meilleure idée possible d’un modèle numérique d’un bâtiment que ce soit au niveau de sa forme ou de ses fonctions. Mais c’est également une base de données partagée entre les différents intervenants pendant toute la durée de vie du bâtiment: de sa conception à sa démolition ».

D’une manière générale, on peut décrire le BIM comme un « ensemble des processus et méthodes mises en œuvre pour organiser et structurer les informations relatives à un ouvrage de construction, projeté sous forme d’un modèle exploitable. »

  • Quels sont ses avantages ?

Tout d’abord, le BIM permet d’améliorer la communication de son projet. La maquette numérique est un objet relativement facile à utiliser où on peut percevoir de manière claire la profondeur et la hauteur. Par exemple, sur un dessin classique type CAO (AutoCAD), il est difficile de se représenter l’aspect final d’un hall d’entrée tandis qu’avec la maquette numérique, l’utilisateur peut voir l’aspect final de l’ouvrage. Tous les intervenants peuvent connaître les caractéristiques de chaque ouvrage (volume, taille, fabricant, …) en cliquant dessus. On vogue vers une centralisation de nombreuses données détaillées dans une seule maquette ! Par ailleurs, le BIM offre la possibilité de travailler sur une maquette pouvant allant jusqu’au 7D : de la conception et coordination à l’exploitation et la maintenance, en passant par la planification, l’estimation de prix et les données fournisseurs.

La maquette numérique permet à tous les intervenants de corriger les éventuels conflits de conception avant la construction. La maquette étant unique, tous les intervenants ajoutent au fur et à mesure leurs « ouvrages » et peuvent tout de suite vérifier les incohérences avec un autre intervenant. De plus, elle permet une optimisation de l’utilisation de l’énergie, de l’eau, des matériaux en se basant sur des études énergétiques et environnementales intégrées et détaillées.

Enfin, la conception est beaucoup plus souple. Avec le BIM, il devient aisé de redimensionner des ouvrages, de modifier la conception. En effet, une modification de conception de la maquette se retranscrira dans tous les plans du modèle. Le gain de temps est considérable comparé à une méthode CAO classique, chaque plan est alors « mis à jour » en temps réel. La productivité en ressort améliorée.

  • Quels sont ses inconvénients ?

Le coût… De fait, plusieurs entreprises hésitent à franchir le pas en raison de l’offre coûteuse des outils. Les entreprises doivent acheter les licences avec un coût unitaire moyen de 4000 euros et parfois doivent remettre à jour leur parc matériel pour utiliser ces outils. En outre, l’utilisation du BIM requiert une période d’apprentissage non négligeable. La transition est coûteuse, les professionnels du BTP sont réputés traditionnels, il n’est guère aisé de changer leur habitude de travailler avec des plans.

Se pose ensuite le problème de la gestion des droits. En mettant en place un modèle collaboratif, il est indispensable de mettre en place des limites selon chaque intervenant. Un sous-traitant ne pourra pas, par exemple, modifier le positionnement d’un ouvrage d’un autre intervenant. Il en va de même pour l’accès à l’information. Pour ne pas noyer les différents intervenants de données qui lui seraient inutiles, le responsable BIM devra alors gérer les informations accessibles de chaque intervenant.

Par ailleurs, le BIM nécessite plus de travail avant le début des opérations. Maintenant, tous les intervenants doivent renseigner leurs travaux en amont de la construction dans la maquette numérique pour pouvoir détecter les conflits.

Enfin, se pose en également le problème de l’interopérabilité des logiciels. De fait, les logiciels BIM sont nombreux : REVIT, TEKLA, CADWorks, ALLPLAN et chacun est plutôt spécialisé dans un domaine : réseau, structure… Ces logiciels ayant leur propre format de fichier, il est impossible de les utiliser sur un même modèle naturellement.

  • Les retours des professionnels sont-ils positifs ?

« A nos yeux, la solution BIM n’est pas une technologie de modélisation 3D. Le BIM, c’est un processus qui inclut une interaction avec les clients, mais également au sein de l’équipe de conception des projets. La solution BIM est au cœur des informations du projet. »

Norb Howell, Responsable BIM chez Gannett Fleming.

« Nous discutons avec les clients des avantages que la technologie BIM nous permet d’offrir… tels que des conceptions plus claires, des délais réduits et un environnement mieux construit. »

Tomislav Žigo, Directeur de la conception et de la construction virtuelle chez Clayco

« L’outil 3D a joué un rôle essentiel pour remettre en cohérence les enveloppes architecturales avec les faisabilités des structures, le dialogue avec le maître d’œuvre s’est amélioré et la convergence de nos points de vue a été immédiate. Avec des outils traditionnels, nous nous serions aperçus trop tardivement de nombreuses problématiques géométriques. »

Jean-François Scheidt, Directeur du projet pour Bouygues Bâtiment Ile-de-France – Ouvrages Publics à propos de la construction de la Philharmonie de Paris

 

II. Comment « ça » fonctionne ?

  • Comment le BIM « voit » les choses ?

Le BIM est une conception orientée objet. On parle alors d’objets métiers pour désigner les « données » du BIM. Un objet métier se caractérise par une identité, un but, des attributs et des relations qu’il entretient avec d’autres objets. Prenons par exemple, un mur : il a un volume, des dimensions, il est en béton et relie le plancher bas du R+1 au plancher bas du R+2.

  • Concrètement que doit-on faire ?

Chaque acteur (Architecte, Bureau d’Etudes, Electricité, Plomberie…) intervient à un moment différent dans le BIM. Chacun a un référent BIM qui l’aide dans la conception.

De fait, à partir des plans de la Maîtrise d’Ouvrage, l’Architecte, les Bureaux d’études, les Entreprises conçoivent leur propre modèle BIM avec leur logiciel BIM qui est souvent différent des autres acteurs. Chaque référent BIM envoie ensuite son modèle au BIM Manager du projet. Ce dernier a la responsabilité de créer une plateforme collaborative de tous ces modèles et de détecter les éventuels conflits. Il les remonte ensuite aux référents BIM respectifs pour corriger ces erreurs.

bim1

  • Quel est le processus du BIM ?

On entend par processus la succession d’étapes qui aboutissent au projet de construction.

bim2

III. Qu’est-ce que ça va changer pour moi ?

L’intégration du BIM dans une entreprise permet une communication sur le projet et un échange d’informations accrus. La plateforme unique collaborative de travail révolutionne la façon de mettre en commun les savoirs de chaque intervenant sur le projet : le maître d’ouvrage, l’architecte, le bureau d’études techniques et l’entreprise. Pour les coordonner, un BIM Manager est nécessaire.

 

  • Comment le processus de réalisation est-il impacté ?

La phase conception acquiert une place beaucoup plus large dans le processus de réalisation du projet : l’imagerie du projet étant nettement améliorée, la réalisation des plans 3D impose une vérification constante et par tous les intervenants de la coordination des différents éléments et réseaux qui s’inscrivent dans le bâtiment ou l’ouvrage d’art. Cependant, la maquette n’est plus un simple outil de conception : c’est également un outil de production, car elle contient les éléments prescris par la maîtrise d’œuvre.

La création du modèle de la structure rend favorable  la recherche de solutions alternatives. Il n’est plus nécessaire de repartir de zéro à chaque nouvelle proposition.

 

  • Comment fonctionneront les différents intervenants avec la maquette 3D ?

Les bases de données des différents logiciels existants tendent à s’uniformiser, ce qui permettra à chaque corps de métier d’obtenir les éléments caractéristiques propres à leurs besoins sur un objet commun à l’ensemble des intervenants. A l’inverse, la création d’un nouvel objet par l’architecte permettra à ces derniers d’entrer les caractéristiques  qui leurs sont nécessaires pour cet objet. Ainsi, tout utilisateur de la maquette sera en mesure d’intervenir de manière partagée, pour faciliter les échanges d’informations nécessaires à la bonne évolution de la conception. La collaboration en amont des projets permet aux acteurs de s’enrichir des apports et de la valeur ajoutée des uns et des autres. Le BIM améliore la compréhension de l’ouvrage de tous les acteurs. Ces derniers, grâce à cet outil, arrivent à anticiper les difficultés engendrées par un choix à chaque étape d’une opération.

 

  • En quoi va consister la mission du BIM Manager ?

Ce n’est pas lui qui réalise ou conçoit le modèle 3D. Il doit vérifier que les intervenants du projet renseignent correctement la maquette numérique, en accord avec le programme de la maîtrise d’ouvrage. Il doit coordonner les différentes personnes travaillant sur le modèle, c’est-à-dire qu’il doit faire une synthèse des éléments contradictoires dans la maquette et  donner ses instructions aux intervenants concernés pour qu’ils modifient leur conception le cas échéant.

 

 

IV. Comment faire pour y aller ?

Le passage au BIM doit se faire de manière globale dans l’entreprise : il ne s’agit pas d’équiper les postes de travail de quelques équipes de la société, comme la DSI ou la R&D, mais bien de l’ensemble des postes de travail. Une des méthodes d’implantation est la suivante :

 

Définir des perspectives claires. La direction de l’entreprise a la tâche importante de présenter sa vision du développement du BIM à l’ensemble de ses entités (commerciale, opérationnelle…), puis la stratégie d’implémentation qui répondra le mieux à ses besoins. Les perspectives doivent rassembler toutes les entités, sous formes d’étapes, pour se rendre compte de l’avancement face à cet important changement.

 

Créer une équipe responsable de l’implantation du BIM. Les différentes entités de l’entreprise doivent être en mesure de voir les progrès liés à leur secteur propre, de manière à conserver leur enthousiasme vis-à-vis du changement. C’est pourquoi la communication de l’équipe de gestion du BIM doit être performante : médiatisation du progrès, retour d’expérience sont les clés d’une bonne communication. Cette équipe devra organiser des formations au BIM, pour favoriser son implantation au sein de l’entreprise et pour motiver les professionnels.

Le passage au BIM a une incidence contractuelle entre les parties prenantes d’un projet, l’équipe BIM a donc la responsabilité de se pencher sur ces questions pour favoriser une bonne transition. Il est également nécessaire de procéder à des contrôles et des audits internes pour s’assurer de la bonne pratique de l’outil BIM.

 

Faire évoluer progressivement l’entreprise vers le BIM. Le fonctionnement d’une entreprise est souvent défini depuis plusieurs années, cela peut s’avérer difficile de le modifier pour qu’il s’adapte au BIM. Certains domaines clés sont à prendre en considération. Il est nécessaire d’aligner les objectifs de l’entreprise avec les avantages qu’apporte le BIM, de définir les méthodologies d’utilisation des logiciels ainsi que les processus de gestion des projets avec la maquette numérique, et enfin de gérer les différents systèmes de l’entreprise vers le passage à la transmission d’informations via le BIM.

 

 

Le BIM est donc plus qu’un simple outil, c’est une vraie méthode qui améliore la conception et la réalisation de projets de construction. Son côté très visuel est un atout conséquent pour les études, son côté numérique présente une réelle opportunité de progrès pour le patrimoine architectural. Il s’agit donc de considérer le BIM comme un vecteur privilégié d’une meilleure constructibilité.

Il est nécessaire que les entreprises de construction et les bureaux de maîtrise d’œuvre se procurent le matériel informatique et qu’ils se forment à l’utilisation du BIM, afin de proposer des projets encore plus grandioses et de concurrencer les autres grandes entreprises internationales. Alors, qu’attendons-nous ?

 

 

Bibliographie :

http://www.graphisoft.com/archicad/open_bim/about_bim/

http://www.thenbs.com/pdfs/What_BIM_is_and_how_it_is_being_used.pdf

http://www.batiment-numerique.fr/le-bim/presentation-bim.htm

http://objectif-bim.com/

http://www.batiment-numerique.fr/le-bim/presentation-bim.htm

https://www.quora.com/What-is-building-information-modelling-and-what-are-its-advantages-and-disadvantages

http://www.thenbs.com/pdfs/What_BIM_is_and_how_it_is_being_used.pdf

http://www.constructionlawsignal.com/by-subject/design-and-technology/the-legal-risks-of-building-information-modeling-bim/

http://www.autodesk.fr/solutions/building-information-modeling/overview/customer-qa

http://static-dc.autodesk.net/content/dam/autodesk/www/solutions/building-information-modeling/customer-qa/autodesk_bim_customer_interview_clayco_fr.pdf

http://www.bimgeneration.com/#6rdPage

http://www.teklabimsight.com/what-is-bim/path-to-bim

http://static-dc.autodesk.net/content/dam/autodesk/www/campaigns/test-drive-bim-lp-q4/fr/bim_project_transformer_whitepaper_2015-FR.pdf

http://syndicat-architectes.fr/evenements/bim-la-montee-en-puissance

www.tekla.com/fr/compagnie/quest-ce-que-le-bim

Share Button

Le BIM, un outil et un lien pour les trois partenaires du contrat.

Le BIM, un outil et un lien pour les trois partenaires du contrat.

1)    L’outil pour le maître d’œuvre

Le BIM permet au maître d’œuvre de simplifier ses problématiques pour les projets complexes. En effet, lors d’une étude, les problèmes ne se posent généralement pas au sein d’un module à dimensionner mais aux interfaces. Il est compliqué de dimensionner parallèlement des éléments en interaction, et c’est pourtant primordial pour respecter les délais d’étude souvent serrés.

Avec l’outil BIM, les ingénieurs d’étude des différents corps d’états (structure acier, structure béton armé, électricité, ventilation, plomberie etc…) peuvent mettre en commun leurs différents travaux dans un même outil. Cet outil pour rassembler les différentes pièces d’un puzzle complexe permet de mettre en évidence les interférences et les problèmes aux interfaces. Ces problèmes de liaison et d’interférence se révèlent malheureusement souvent lors de la phase d’exécution. Le BIM est donc un bon moyen pour le maître d’œuvre de se prévenir contre d’éventuelles erreurs, notamment lorsque les études sont séparées entre plusieurs bureaux d’études spécialisés, comme c’est souvent le cas sur les chantiers de grande ampleur.

2)    L’outil pour l’entrepreneur

Sur certains chantiers compliqués techniquement et de grandes tailles la conception et la réalisation sont confiées à la même entreprise. Dans ce cas les avantages du BIM pour l’entrepreneur sont sensiblement les mêmes que ceux pour le maitre d’œuvre explicités précédemment.

Les entreprises générales font appel aux sous-traitants pour des travaux de plus en plus importants et de plus en plus nombreux. La maquette numérique réalisée grâce au BIM permet à l’entreprise générale de présenter les travaux à effectuer mais aussi d’identifier et d’anticiper les problèmes aux interfaces entre les sous-traitants. En effet, la maquette 3D permet de mieux appréhender les problématiques d’enchaînement des tâches et de gêne entre les différents acteurs. Il peut donc être un outil pour envisager la sécurité globale du chantier puisque le facteur risque augmente lorsque le nombre d’intervenants différents augmente

3)    L’outil pour le maître d’ouvrage

Pour le maître d’ouvrage, le BIM est principalement un outil de communication et de décision. En effet, il lui permet de visualiser des différentes solutions et de choisir celle qui lui convient le mieux. Dans le cas de la construction ou de la rénovation d’appartements particuliers, le BIM permet de réaliser des visites virtuelles. Ces visites remplacent avantageusement la  réalisation de logements témoins qui sont couteux à mettre en place.

Cet outil permet  aussi au maître d’ouvrage de vérifier que le projet qu’il a commandé répond bien à l’utilisation qu’il souhaite en faire, notamment en réalisant une simulation de la future utilisation (mise en place des machines, du mobilier etc…). Cette simulation permet d’anticiper les différents problèmes qui pourraient être rencontrés lors de la vie et l’utilisation de l’ouvrage, et ainsi de trouver la solution qui répond au mieux à ses attentes et à ses besoins.

Pour conclure, le BIM est également entre les trois parties un moyen de communication puisque il sert de support visuel commun pour expliquer ou débattre.

Share Button

Le BIM: un outil visant tous les acteurs du BTP

Le BIM, (Building Information Modeling), apparu dès le 21ème siècle sous plusieurs formes, est incontestablement aujourd’hui en passe de devenir une révolution pour le monde du Bâtiment et des Travaux Publics. Mais le conflit de génération très présent, que connait la société, semble constituer un certain frein à son développement. Il est clair que la nouvelle génération (dite « génération Y »), de par sa familiarisation avec les outils numériques, se verra de plus en plus confrontée au BIM, qu’elle le veuille ou non, et ce dans tous les métiers de la construction et dans toutes les phases de la construction : de la conception à l’exploitation.
En effet, la Maîtrise d’OEuvre en est la première concernée, dès les phases de faisabilité et de conception. Le BIM lui permet de traduire clairement le besoin du Maître d’Ouvrage de façon concrète et réaliste. Par ailleurs, cet outil peut être utile au Maître d’OEuvre en interne, notamment en familiarisant les relations entre ingénieurs et architectes, mais également en permettant de coordonner les différents bureaux d’études structures lorsqu’il y en a plusieurs. Cela fut le cas pour la Fondation Louis Vuitton à Paris, où le BIM fut plus que nécessaire. Un tel ouvrage peut voir le jour uniquement grâce au BIM, sans lequel les calculs restent trop complexes. (C’est le cas des deux autres ouvrages illustrés ci-dessous : Musée Guggenehim et Musée Confluence de Lyon). Le dimensionnement au vent de la Fondation Louis Vuitton a par exemple été permis par l’intermédiaire de calculs aux éléments finis, avec une maquette munie de capteurs.
Dans un second temps, les entreprises de Travaux sont tout autant concernées par le BIM. Tout d’abord, dès les phases d’appels d’offres, dans la mesure où cet outil peut leur permettre de prendre facilement connaissance du projet. De plus, pour répondre à l’appel d’offre, le BIM est clairement utile aux ingénieurs méthodes afin de réaliser les phasages de chantier ou les plans d’installations de chantier. Les calculs aux éléments finis peuvent également permettre de dimensionner les structures en cours de montage lors du phasage (par exemple pour le lançage d’un pont). Puis, en phase travaux, le BIM peut aider les ouvriers et exécutants à mieux identifier les tâches à réaliser (cela peut par exemple se faire via des tablettes, plutôt que d’utiliser des plans 2D souvent complexes).
Enfin, en phase d’exploitation pour le Maître d’Ouvrage par exemple, le BIM peut être utile durant toute la vie d’une construction : aussi bien pour la maintenance que pour toute réhabilitation éventuelle future.
Ainsi, même si le BIM semble nécessaire et utile à tous les acteurs du BTP (en passant par toutes les classes sociales), et améliore le dialogue entre les intervenants, on remarque une certaine contradiction avec le conflit de génération d’aujourd’hui qui nuit à son développement. Par ailleurs, bien que les Eurocodes aient pu encourager le travail entre les différents pays, il n’existe pas encore assez d’universalité des logiciels de calculs entre un pays et un autre.

Share Button

LE BIM NE DOIT PAS SE LIMITER A UN OUTIL

      De tout temps l’Homme s’est muni d’outils pour avancer, il les a façonné, les a pensé et a vécu à ses côté. On pense que l’homme domine l’outil car il le précède mais des études montrent qu’également : l’outil fait l’Homme. Le BIM est un enjeu majeur aujourd’hui dans la conception des bâtiments. C’est un réel progrès et une chance pour le domaine de la construction. Il est donc légitime de se demander en quelle mesure le BIM risque de façonner le monde de la construction, de sorte que le BIM se place dans l’inconscient et menace l’innovation future.

       Cette capacité de l’Homme à inclure dans sa perception spatiale un objet est admise depuis longtemps. Nécessaire pour l’évolution, cette capacité nous permet de voir l’outil comme un prolongement de nôtre corps, ainsi nous pouvons manger à l’aide de couverts sans se blesser le palais ou la langue car nous prenons conscience de leur présence. L’outil est également reconnu comme un marqueur très riche. En effet la Préhistoire s’organise autour de lui ; les outils les plus complexes et les plus performants concordent avec un Homme de plus en plus « évolué ». La présence d’outils a souvent permis de définir si tel fossile était celui d’un humain ou celui d’un chimpanzé. Á chaque grande culture de la préhistoire correspondait un type d’homme préhistorique avec la certitude que, si l’on trouve des outils en pierre taillée, alors il y avait des hommes. Autrement dit, l’outil était un prolongement de l’Homme.  L’outil faisait donc l’homme. Pour se rapprocher de notre temps on peut prendre l’exemple des artistes qui questionnent sans cesse l’outil académique pour rappeler à quel point il conditionne l’œuvre. Ainsi les œuvres de peintres contemporains réalisées sans autres outils que leurs corps permettent de rappeler le déterminisme que possède l’outil (ici le pinceau) sur le résultat final. L’exemple d’Autocad est également important ; selon de nombreux théoriciens d’architecture ce logiciels à bridé la liberté du plan au détriment d’une orthogonalité automatique que serait un nonchoix, une simple facilité.

      Pour revenir sur le BIM, il serait donc dangereux de le considérer comme un simple outil au vu des exemples précédents. Le BIM a pour ambition de ne pas se limiter à un outil de conception, c’est surtout un outil de gestion de projet piloté par un BIM Manager qui va offrir des nouveaux horizons aux entreprises. Les chantiers se doivent de monter en complexité pour englober de plus en plus de contraintes qu’elles soient techniques, environnementale, etc. Ainsi beaucoup de travaux sont interdépendants et on ne peut plus se permettre de raisonner exclusivement en 2D de façon séquentiel. Le BIM c’est principalement une interface d’échanges numériques où les différents intervenants se côtoient pour coordonner le projet au mieux. Il a pour vocation d’enrichir les possibles et faciliter le dialogue et la compréhension. Il faut cependant être vigilant dans le pilotage du projet pour que le BIM ne se limite pas à un outil de conception qui déterminerait trop fortement le résultat final.

Mot clefs : BIM, Homme, liberté, innovation, danger, outil.

Share Button

La réalité augmentée : de l’outil marketing vers la prise de décision

La réalité augmentée est un principe informatique ayant pour objectif d’intégrer à une réalité physique des éléments de modélisation 3D ou 2D. Bien quelle touche à de multiples domaines, de plus en plus d’entreprises de la construction se mettent à l’introduire dans le cycle de vie des bâtiments. Cette nouvelle technologie a des applications multiples dans le BTP : visiter virtuellement un bâtiment tel qu’il était il y a des années ou tel qu’il sera après un projet d’aménagement, transcrire un plan de réseau 2D en 3D… Comment a-t-on pu réaliser ces prouesses quelle sont les pistes explorées aujourd’hui par les entreprises ?

Pour l’instant la réalité augmentée consiste à intégrer une maquette 3D modélisée préalablement par l’intermédiaire d’un logiciel de reconnaissance par point. Ce type de prouesse d’imagerie permet notamment de mieux sensibiliser le grand public à un projet futur. Par exemple dans le cas du projet de la ZAC de Courrouce le promoteur immobilier a fait de la maquette 3D un excellent argument de vente. Les applications de cette nouvelle technologie sont donc pour le moment essentiellement marketing.

Sans titre

Cependant les majors commencent à envisager ces solutions directement in situ en effet aujourd’hui grâce à des procédés tel que le SIG-MU (système d’information géographique multi-usage) on pourrait directement visualiser à partir d’un smart phone ou d’une tablette l’ensemble des réseaux présents dans le bâtiment.

Dans tout les cas la technologie de la réalité augmentée vient s’intégrer dans le processus global de conception BIM. En effet elle développe ses applications dans toutes les phases de la vie d’un projet : la phase de négociation ou de promotion, la phase de synthèse, la phase de chantier… Elle s’appuie donc sur la maquette numérique, ainsi que sur toutes les informations annexes qu’on a pu y intégrer.

Par exemple si l’on inclut les phasages du chantier, les outils de réalité augmentée permettront de manager plus facilement des équipes in situ. En effet il sera possible de leur présenter le matin les ouvrages à réaliser dans la journée en prenant en compte ceux réalisés la veille. Pour des opérations plus délicates ou inhabituelles on pourra même leur détailler les procédés de réalisation. Afin d’éviter toute mal façon, les illustrations 3D pourront être transférées sur une tablette. Le conducteur de chantier pourra éventuellement s’y référer afin de s’assurer que l’ouvrier ait bien saisi l’ensemble des processus de réalisation.

Les majors se servent également de ce type d’outil pour la prise de décision sur site. Les outils de réalité augmentée peuvent permettre notamment dans la rénovation de bâtiments de présenter à la Maitrise d’ouvrage ou à la maitrise d’œuvre les différentes alternatives envisagées et de choisir facilement avec eux celle qui leur convient le mieux.

La réalité augmentée offre des perspectives fascinantes à cette vieille industrie qu’est le bâtiment. En effet celle-ci semblait parfois avoir un peu de mal à se mettre à la page des progrès surprenant que peuvent nous offrir nos nouveaux outils de communication ou de conception. Aujourd’hui le domaine du BTP semble être prêt à rentrer dans la troisième révolution industrielle : celle de la mutualisation des informations et des grands projets d’aménagement énergétique. La réalité augmentée semble le témoin de ce dynamisme nouveau.

Share Button