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BIM : L’emploi de demain?

Building Information Modelisation : un terme qui vous est inconnu ? Ne vous souciez pas de cet aspect, il est en train de révolutionner le monde du BTP et viens nous toucher de plein fouet en ce moment même. Le BIM est un processus de travail qui permet de fabriquer des maquettes numériques de bâtiments existants ou bien en cours d’exécution, ou encore à l’état d’ébauche.

Définir les points forts et les points faibles, améliorer la construction avant même qu’elle ne soit réalisée constitue un challenge que la France est maintenant prête à relever. En effet, nous, Français, n’adhérons pas trop au changement et aimons respecter dans nos traditions et rester dans le cadre qu’elles définissent. Cependant, nous avons bien accepté la révolution industrielle, l’ascension fulgurante des nouvelles technologies. Alors, pourquoi ne pas tenter d’innover dans le secteur du BTP ? Valeur sûre de notre chère patrie, le BTP est un secteur dirigé par les grands groupes, à l’image de  Bouygues, Vinci Eiffage, Léon Grosse ainsi que par de nombreuses PME et entreprises familiales. Difficile de faire changer les mentalités donc. Pourtant, c’est bien là que se trouve l’effervescence, le point chaud, la source en ébullition de ce secteur.

Le BIM est une maquette 3D qui mettra en interaction tous ses objets. Les objets communiquent entre eux, tout comme chacun des acteurs de la construction. Le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre, les entreprises, ayant accès à ces maquettes 3D, pourront ainsi échanger plus facilement sur les modèles en construction. Ces objets contiendront une multitude d’informations : leur prix, leurs performances thermiques et acoustiques, leur hauteur, leur épaisseur, leur résistance au feu, taille, modèle… tant de caractéristiques qui feront de ces objets des objets intelligents.

Intelligents ? Un objet peut-il l’être ?

Oui, et ceci grâce aux logiciels. Les études sur l’environnement autour du bâtiment, les plaques d’égouts, les tuyaux, tout sera repéré sur la maquette. Ainsi, lorsqu’un élément rencontrera un problème, par exemple un mauvais positionnement de fenêtre, ceci sera directement indiqué à l’utilisateur qui  pourra changer le positionnement de celle-ci. Les objets détecteront donc les conflits, et rendront alors les problèmes de réalisation moins importants.

La maquette est-elle figée ?

Bien sûr que non. Au fur et à mesure de l’avancée du chantier, chacun des acteurs est tenu de mettre à jour et de faire évoluer la maquette vers ce qui lui semble être le mieux. Ainsi, les progrès et le monde du bâtiment seront toujours des sujets en constante évolution, tournés sur un avenir qui pointent vers la technologie.

Ce sont autant de raisons pour remettre un peu de gaieté dans le monde du BTP en berne depuis peu. Aujourd’hui, nous subissons de plein fouet la crise économique qui sévit depuis 2008. Tous les secteurs ont été touchés, de nombreux licenciements, de nombreuses délocalisations ont fait les unes des journaux. Les entreprises du BTP  recrutent beaucoup moins de jeunes diplômés. Pour la première fois sur la touche, ces derniers pourraient pourtant tirer parti de cette innovation pour relancer leur côte.

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Le BIM : la science prospective qui commence aujourd’hui

Imaginez une base de données informatique la plus complète et la plus précise possible. Cette base recenserait l’ensemble des composants techniques d’un bâtiment ou d’une structure (murs, menuiseries, dalles, poteaux, poutres,…) et leur associerait un très grand nombre de caractéristiques essentielles telles que leurs dimensions, poids, matériaux, couleurs, résistance au feu, capacité à isoler, etc. Ce modèle, c’est le BIM. Il permet de créer des centaines d’objets « intelligents » en 3D ou en 2D et de les assembler, tout en précisant leurs relations les uns par rapport aux autres, selon une maquette numérique. Cette dernière se construisant progressivement, elle permet d’avoir une idée précise de l’avancement du projet et ce de manière très visuelle.

Mais à quoi sert le BIM ? Les objectifs  sont nombreux et concernent des domaines variés. Selon le site Batiportail, le premier résultat recherché est probablement l’ « interopérabilité » des différentes utilisations informatiques : chaque acteur du projet, du bureau d’études au maître d’ouvrage, peut ainsi accéder aux mêmes informations et les partager sans avoir ni à les saisir à nouveau, ni à changer de support de communication. En effet, chaque modification apportée à la maquette numérique est prise en compte dans l’ensemble du projet, qu’il s’agisse de plans, de nomenclatures ou de coupes. Cela permet ainsi un gain de temps non négligeable mais également une réduction des coûts dus au manque d’interopérabilité entre l’ensemble des intervenants.

Mais les avantages ne s’arrêtent pas là. La disparition quasi-totale des erreurs et omissions humaines qui se produisent lors des échanges d’information améliorent nettement la qualité du travail. D’autre part, la coordination entre les différents corps d’état ainsi que la volonté d’une plateforme simple d’utilisation et donc accessible à tout le monde, facilitent les rapports et diminuent les incompréhensions. Il en résulte une cohésion globale plus prononcée et, ainsi, de meilleures conditions de travail.

À l’heure actuelle, même si les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore Singapour semblent en avance sur la pratique du BIM, la France n’est pas une grande retardataire d’après Le Moniteur. Consciente de la nécessité de se démarquer des autres pays afin d’accroître sa compétitivité, elle souhaite développer un savoir-faire spécifique en se concentrant non seulement sur les phases de conception et d’exécution mais également sur l’exploitation de l’ouvrage grâce à un entretien régulier des données et à une intégration des nouvelles informations même après la réception. Cette volonté d’une « gestion du patrimoine » permettrait ainsi d’établir des diagnostics énergétiques plus précis et de mieux anticiper face aux risques.

Par ailleurs, le site Polantis rapporte que l’ex Ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, souhaite, sur le modèle de nos voisins britanniques, instaurer une réforme visant à rendre obligatoire l’utilisation de la maquette numérique dans les marchés publics d’ici 2017. En attendant, de nombreuses écoles d’ingénierie ou d’architecture ont d’ores et déjà commencé à former leurs étudiants à cette science qui paraît si prometteuse…

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