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La mobilité intelligente : Une histoire française.

Éléments de connexion géographique, les routes sont désormais un moyen de transfert et de partage de données. Elles sont désormais le support des câbles de fibres optiques pour internet, sont munies de balises qui communiquent avec des voitures, et permettent plus récemment de produire de l’énergie.


En France, la route connectée (ou route intelligente) est un dispositif des STI, « Systèmes de Transport Intelligents », qui ambitionnent de révolutionner l’usage des réseaux d’infrastructures et des véhicules en tirant profit des nouvelles technologies de l’information, et ce aussi bien pour le transport des biens que des personnes.

Si un plan d’action à l’échelle de l’Hexagone a été mise en place récemment, il faut pourtant remonter aux années 1970, pour retrouver les prémices du travail sur la route connectée.

Le  2  juillet  1973,  Henri  Billottet  et  Jean-Raymond  Narbaits-­Jaureguy,  deux  inventeurs français,   déposent   une   demande   de   brevet   aux   États-Unis   pour   un   « système   de surveillance d’objets se déplaçant le long d’une route ». Le brevet leur sera octroyé deux ans plus tard, le 16 septembre 1975 et ouvrira la voie à d’autres travaux et recherches dans le même sens.

« Un système pour la surveillance d'une route le long de laquelle les véhicules se déplacent, et qui fonctionne en temps réel, comprend un équipement radar" (Traduction extraite du descriptif du brevet « System for the surveillance of objects moving along a route US 3906492 A »)
« Un système pour la surveillance d’une route le long de laquelle les véhicules se déplacent, et qui fonctionne en temps réel, comprend un équipement radar » (Traduction extraite du descriptif du brevet « System for the surveillance of objects moving along a route US 3906492 A »)

 

Près de quarante ans plus tard, la France a commencé à tester, depuis 2014 et sur un réseau de 2000 km environ, dans les régions parisiennes et bordelaises, un système qui permet à des « véhicules intelligents » de diffuser et de recevoir des informations -­‐ concernant  l’état  de  la  chaussée,  la  présence  d’un  obstacle,  d’éventuels  accidents,  etc.-­‐ avec les autres utilisateurs via des bornes WI-­‐FI installées tout au long de ces routes.

Un rapport intitulé « Livre Vert -­‐ Mobilité 3.0 » a été publié en septembre 2015 par ATEC ITS France –une association active depuis une dizaine d’années- pour soutenir les efforts déployés dans ce sens par l’État et les organismes privés.

Par ailleurs, de grandes entreprises françaises telles qu’Egis, Vinci Energies et Thales, travaillent avec plusieurs villes à travers le monde pour faire évoluer ce dispositif vers une meilleure maîtrise des infrastructures.

Cette implication française s’insère dans le cadre du programme européen plus global de « Smart City », lequel concerne également le secteur de la construction où le BIM est en train d’initier une mutation conséquente. Il permettra à l’Hexagone et au Vieux Continent  de  rattraper  un  certain  retard  accusé  sur  d’autres  pays  anglo-saxons  ou nordiques pour en faire un vecteur de développement certain et durable.

 

 


Références :

https://www.google.com/patents/US3906492

http://www.atec-­itsfrance.net/

http://www.congres-atecitsfrance.fr/

https://www.aruco.com/

http://www.transport-­intelligent.net/

http://www.ifsttar.fr

 

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Le BIM, à l’origine de la fin des plans 2D ?

Le BIM ou communément appelé « maquette numérique » a tout pour être une avancée majeure du XXIème siècle. Ce concept révolutionnaire a pour objectif de concentrer l’ensemble de l’information technique de l’ouvrage dans un seul et unique modèle numérique. Le BIM est-il alors à l’origine de la fin des plans 2D ?

Le BIM en quelques mots…

L’objectif du BIM à ses débuts était simple : faciliter la communication entre professionnels du bâtiment. Le BIM, Building Information Modeling, a nettement évolué depuis 1995 et les débuts historiques de ce concept aux Etats-Unis. Aujourd’hui, la maquette numérique centralise et harmonise des données complexes en intégrant une interopérabilité sophistiquée entre les différents acteurs de la construction. Le BIM est selon Eric Lebegue du CSTB « est la représentation graphique la plus intelligente » qu’on puisse faire actuellement d’objets 3D. Elle permet de comprendre globalement la structure du bâtiment tout en la décomposant finement sur un objet graphique 3D.

Un emblème des NTIC

Le BIM représente une nouvelle manière de communiquer et s’intègre de manière exemplaire dans les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Cependant, on n’efface pas les habitudes qui restent ancrées dans les comportements. En effet, il se pose rapidement la question de l’unicité du codage. Certains projets d’ampleur, comme la Fondation Louis Vuitton à Boulogne-Billancourt, s’est confronté à ce problème. Plusieurs bureaux d’études français et étrangers étaient engagés sur ce projet exceptionnel. La Direction Conception et études de structures de l’entreprise Vinci Construction Grands Projets a donc développer une plateforme collaborative pour répondre à cette exigence majeure du projet. Cette plateforme a permis de concentrer des données hétérogènes dans un seul modèle. L’ouvrage atteste de la réussite de cette plateforme !

Le BIM et la productivité

Le BIM a un atout indéniable : on gagne du temps. En effet, plus besoin de chercher tel plan de conception dans un dossier archivé il y a trois mois. La concentration de l’information dans un seul modèle permet de gagner du temps et donc d’augmenter la rentabilité d’un projet. En phase conception, la communication est accélérée entre les intervenants du projet : il en résulte une élaboration plus rapide et plus efficace de l’ouvrage. En phase d’exécution, les erreurs par exemple de réservations de conduites sont mieux gérées et résolues de manière plus rapide.

Changer les pratiques

Changer les habitudes : c’est peut-être le défi majeur que le BIM doit relever. En effet, les plans 2D sur papier ont quelques décennies d’âge. Les opérationnels sont habitués à travailler sur plan papier depuis assez longtemps et il sera difficile de changer ces habitudes. Cependant, des solutions numériques se développent à grands pas comme l’usage de tablettes numériques. Utiliser directement sur site la maquette numérique pourrait être la solution de demain. Encore faut-il ne pas la faire tomber dans un coffrage de béton…

Un modèle durable

Le BIM apporte donc une réponse concrète aux enjeux du développement durable : le type de matériaux utilisé, le choix des équipements… Ce type de données facilite la mise en oeuvre des diagnostics en particulier en termes de performances énergétiques et représente donc un atout indéniable pour la durabilité d’un projet.

Mots clés : maquette numérique, NTIC, productivité, durable.

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