Archives du mot-clé logiciel

Benchmark des Outils BIM

GENERALITES

Les outils liés au fonctionnement BIM des projets sont variés et le choix n’est pas forcément évident pour choisir quel(s) est(sont) celui(ceux) adapté(s) à la structure d’une entreprise ou d’un projet. C’est la raison pour laquelle je me suis penché sur l’étude du marché des logiciels actuels pour suivre des projets BIM. Bien entendu, la liste n’est pas exhaustive. Cette recherche est une base de réflexion pour comprendre et connaitre l’éco système lié au BIM.

OUTILS DU MARCHE

Compil

Un Excel Drive a donc été mis en ligne et partagé par les élèves du Master pour partager les informations et enrichir la base du Benchmark :

https://docs.google.com/spreadsheets/d/1xtyUfhS1I98Fhg83syzAsJb_3uksBW_kqaKWUjbWceo/edit#gid=0

Nous avons donc répertorié plus de 100 outils à ce jour en précisant (si possible) les caractéristiques suivantes :

  • Site @: Site pour plus de connaissance sur l’outil
  • Entreprise: Nom de l’entreprise créatrice ou propriétaire de l’outil
  • Cycle de vie (AVP, EXE, EXP) : En quelle phase de projet l’outil est adapté. Cette information permet de cibler directement les outils utiles lors des transitions de phases.
  • Type: Le type d’outil permet de cibler les enjeux métiers pour chacun.
  • Acteurs: Liste des acteurs ciblés pour le choix d’outils.
  • Langues possibles (Français, Anglais…) : Particularité importante en fonction du périmètre et des nationalités des acteurs d’un projet.
  • Les formats d’Import et Export: Information primordiale pour comprendre et adapter un éco système de projet, savoir comment peuvent dialoguer plusieurs outils entre eux.
  • Support: Permet de comparer les produits sur le système d’exploitation approprié.
  • Plateforme: S’il s’agit d’un outil en solution web ou non ?
  • Source (OPEN ou CLOSE) : En fonction des demandes d’un client, l’OPEN SOURCE peut être une donnée obligatoire à un projet.
  • Formations (coût, Tutos…) : Permet de connaitre les éventuels coûts de formation et d’éléments disponibles (Tutos ou autres) pour être opérationnel sur l’outil concerné.
  • Références (clients, projets…) : En fonction des outils (cas en grande partie pour les outils de GTP), certains se tournent plutôt sur certains clients que sur d’autres.
  • Contact: Permet un accès direct à d’autres informations complémentaires.
  • Commentaires…

Ce tableau de Benchmark a pour ambition d’être vivant pour permettre une mise à jour au fur et à mesure des modifications des logiciels. Il doit être une source pour aider les entités (entreprises et équipes projets) à bien choisir l’outil qui correspond aux besoins exprimés.

Benchmark Outils BIM - Google Sheets_2016-05-03_10-08-23

WEBOGRAPHIE :

Share Button

Scénario pour la création d’un MOOC sur le BIM

(1)   Qu’est-ce que le BIM peut m’apporter ?

 

Qu’est-ce que le BIM ?

 

BIM = Modélisation des données du bâtiment (maquette numérique), il incarne une façon de décrire les bâtiments en concentrant l’ensemble de l’information technique, composants, équipements et comportements. Toute modification apportée, quelle que soit la compétence exercée, est automatique et répercutée sur l’ensemble de la maquette. D’où une importante diminution du temps et des coûts de production des plans et saisies informatiques.

 

 

Quels sont les principaux avantages du BIM ?

 

– Le BIM permet un échange d’informations simplifié, dont celles-ci sont à jour, justes et non redondantes. Il permet un travail en collaboration et non un travail « à la chaine ».

 

– Le BIM est autant utile aux Maitres d’œuvre, architectes, bureaux d’études qu’aux Maitres d’Ouvrage. En effet, ces derniers peuvent utiliser la maquette pour la maintenance et son utilisation (représentation numérique de son patrimoine). Il devra cependant mettre à jour la maquette afin que celle-ci soit réutilisable.

 

– Le BIM met en place les bonnes pratiques qui ne sont pas mises en place, grâce à une grande panoplie d’outils.

 

– Le BIM fait appel à un langage commun, les IFC, ce qui permet un échange de données possible et facile.

 

– Le BIM permet de réduire ainsi les coûts de conception et d’améliorer la gestion.

 

– Le BIM permet un gain de fiabilité grâce à ses diverses simulations (thermiques, acoustiques, environnementales, quantitatifs, …)

 

 

Quels sont les principaux inconvénients du BIM ?

 

– La qualité de la maquette doit être très élevée, afin que les différentes simulations soient fiables et correctes, que les quantités soient les plus réelles possible, et que l’utilisation future de celle-ci puisse être exploitable (éviter les clashs, supprimer les objets non utiles dans la maquette, …) De plus, les erreurs effectuées au sein du projet grâce au BIM doivent être rapidement et souvent corrigées afin que celles-ci soient minimes à résoudre. Plus on attend, plus le problème risque de prendre de l’ampleur, et cela va devenir long et couteux à corriger.

 

– Il va de soi que les acteurs du projet (en BIM) aient une connaissance des différents logiciels BIM (exploitation des données, modifications si nécessaire, …). Il faut prévoir 2-3 jours pour faire des plateaux réunissant tout le monde, afin de démarrer sur de bonnes bases, et prévoir des périodes tampons (pour sortir des métrés, des quantités, ..)

 

– Coûts cachés dus au BIM :

. Les parties prenantes qui ne s’adaptent pas au BIM

. Mauvaise gestion des gabarits

. Qualité des modèles

. Eviter la sous-traitance. Cela peut attirer des soucis (Exemple : le sous-traitant met la clef sous la porte, il est alors très difficile de réparer les dommages).

 

 

(2)   Comment ça fonctionne ?

 

Quel est le principe de fonctionnement du BIM ?

 

L’informatique est utilisée dans le bâtiment depuis longtemps, bien avant l’apparition du BIM. Seulement il n’existe aucun logiciel exhaustif capable de rassembler toutes les informations du bâtiment. Chaque corps de métier a généralement son logiciel spécifique. Mais le système BIM est centré sur une base de données commune, ou chaque intervenant peut partager ses données sans dépendre d’un outil particulier. On appelle cela l’interopérabilité.

 

Pour permettre cette interopérabilité, il existe un format d’échange IFC (Industry Foundation Classes). Ce langage informatique commun permet à tous les acteurs de transmettre leur travail, quel que soit le logiciel utilisé en interne.

 

 

 

L’interopérabilité du BIM

 

La base de données contient également une bibliothèque 3D, qui comprend les caractéristiques géométriques des objets, mais également des informations sur leur nature. Les caractéristiques des matériaux, physiques ou mécaniques sont ainsi disponibles.

Quelles sont les étapes d’un projet ?

 

Le processus d’utilisation est assez clairement défini. On commence par une modélisation architecturale, puis une modélisation des détails de constructions (corps d’états techniques). Puis le BIM manager va assembler les données et vérifier la cohérence de l’ouvrage. A partir de cette étape, le manager va chercher les conflits entre les données, qui seront répertoriées dans un rapport. Enfin on peut rajouter toutes les données secondaires de la construction : isolation, calculs des coûts, l’ordonnancement des étapes… Ces étapes correspondent à des LOD (level of developpement) qui vont de 1 jusqu’à 5.

 

Il est important de noter que toutes ces étapes sont réalisées indépendamment par chacun des acteurs du projet. C’est le point fort du BIM, la concertation des parties n’est plus nécessaire pour le moindre petit détail.

 

 

(3)   « Qu’est-ce que ça va changer pour moi ? »

 

Dans quel cas suis-je concerné par ce changement ?

 

A peu près tout le monde travaillant dans le milieu du BTP est concerné par l’arrivée du BIM. Que l’on soit architecte, maitre d’ouvrage ou encore expert géomètre et quel que soit le projet sur lequel on est présent (même si le BIM est particulièrement utile pour les projets de grande envergure).

 

Pour le maître d’ouvrage, le changement se fera au niveau de la gestion de son patrimoine ; c’est un gain de temps non négligeable mais qui nécessitera peut-être quelques connaissances techniques. Pour les autres acteurs d’un projet, le BIM permettra une meilleure communication et un gain de temps et d’argent. Cela oblige à un travail encore plus collaboratif et un partage plus important des responsabilités.

 

En tant qu’étudiant en travaux publics entrant bientôt dans le secteur, on a peut-être la chance de s’adapter plus rapidement à l’arrivée du BIM et d’en faire un argument pour s’épanouir dans une entreprise.

 

 

Comment mon travail va-t-il évoluer?

Il est normal, quand l’on est concerné par ces changements, de se demander comment va évoluer notre travail. Pour quelqu’un qui est déjà débordé par son travail, il est important de savoir si l’arrivée du BIM coïncidera à un gain de temps et un allégement des tâches ou au contraire à un ajout de travail supplémentaire, ce qui serait difficilement supportable.

 

La question revient à se demander comment les entreprises vont-elle être remodelées pour répondre à l’utilisation du BIM dans leurs projets. Vont-t-elles engager de nouveaux employés spécialement pour cette tâche (des BIM managers) ou vont-t-elles forcer leurs employés actuels à se former aux logiciels de modélisation (par une formation accompagnée ou par leur propre moyen) ?

 

Dans tous les cas, on ne peut rester insensible à cette nouveauté et il est important de réfléchir dès à présent à ce que l’on pourra en tirer de meilleur. Il parait inéluctable, comme souligné dans la question précédente, que le travail en groupe sera encore plus développé, ce qui peut en gêner certains.

Dois-je m’inquiéter pour mon emploi ?

Le monde de l’entreprise est dur au point que si l’on ne répond pas aux exigences on devient un frein pour notre société ; il est donc logique de penser que l’on risque de perdre son emploi avec l’apparition du BIM si l’on est incapable de s’adapter rapidement.

 

Mais ce n’est pas la première fois qu’un changement se fait dans le BTP, et nos prédécesseurs se sont adaptés aux arrivées de nouvelles technologies et d’internet, il ne dépend donc que de nous-même de réussir le passage au BIM, en sachant qu’en plus tout le secteur sera concerné.

 

On peut décider d’attendre qu’il soit obligatoire (ce qui n’est pas encore le cas en France contrairement à d’autres pays, même s’il est très présent pour certains projets comme les hôpitaux) pour se mettre au BIM, au risque de passer à la trappe, ou prendre les devants et se voir être un précurseur dans le domaine. Le plus sûr étant tout de même de suivre l’évolution sans brusquer les choses ni prendre de retard.

 

 

(4)   « Comment faire pour y aller ? »

 

Comment la législation peut évoluer pour promouvoir le passage au BIM ?

 

En Janvier 2014, des directives européennes ont été votées, incitant à l’utilisation du BIM dans la passation des marchés publics. Les Etats ont ainsi jusqu’au mois d’avril 2016 pour transposer ces directives européennes au niveau national. Les Etats pourront, soit inciter, soit rendre obligatoire l’utilisation du BIM pour les marchés publics.

 

Certains pays ont déjà franchi le pas, comme le Royaume-Uni où l’utilisation du BIM est devenue obligatoire à partir de janvier 2016 pour les marchés publics supérieurs à 5 MGBP.

 

Bertrand Delcambre, nommé Ambassadeur du numérique dans le bâtiment par la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité, Sylvia Pinel, se prononce dans son rapport sur « la mission numérique du bâtiment » en faveur, dans un premier temps, d’une incitation à l’utilisation du BIM pour les marchés publics.

 

 

Comment le passage au BIM se traduit-il dans les entreprises ?

 

Le passage au BIM nécessite de la part des entreprises un investissement important. En effet, les entreprises doivent investir dans de nouveaux logiciels mais également dans du matériel plus performant ainsi que dans la formation des employés. La Fédération CINOV estime l’investissement pour les logiciels et le matériel entre 8000€ et 15000€ par poste de travail. Cela représente une somme importante, notamment pour les TPE/PME. Cependant, cet investissement devrait être assez rapidement compensé par une meilleure productivité et une baisse des dépenses liées aux non conformités.

 

Ainsi, Bertrand Delcambre propose, dans son rapport, de mettre à disposition des entreprises des « Kits BIM » pour permettre l’utilisation du BIM par les plus petites structures, en utilisant des logiciels Open Source et des bibliothèques d’objets simples.

 

 

Comment former les professionnels au BIM ?

 

L’utilisation de la maquette numérique au sein des entreprises nécessite de former le personnel à ces nouvelles technologies. On voit ainsi apparaitre de nouvelles formations comme le Mastère Spécialisé  BIM mis en place par l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées et l’Ecole Spéciale des Travaux Publics, du Bâtiment et de l’Industrie (ESTP), en association avec d’autres structures. Cependant, ce type de formations nécessite une présence à l’école et est donc plus adaptée à une jeune génération d’ingénieurs tous justes diplômés. C’est pourquoi les MOOC (Massive Open Online Courses) représentent un outil de formation important pour favoriser le passage au BIM dans les entreprises et notamment dans les petites et moyennes entreprises.

 

 

Comment assurer la qualité de l’échange des informations par la maquette numérique ?

 

Dans le but de rendre le meilleur possible l’échange d’informations par le biais de la maquette numérique, il est indispensable de rendre utilisables et compréhensibles par tous les données utilisées par les différents acteurs. Ainsi, la commission de normalisation AFNOR/PPBIM travaille sur une normalisation, en termes de propriétés des produits, de l’utilisation du BIM. Une première norme expérimentale XP P07-150 a été publiée en décembre 2014 dans le but d’une harmonisation des données échangées par l’utilisation de la maquette numérique.

 

 

Sources :

 

www.enpc.fr/

– Cours de l’option BIM de 3ème année de l’ESTP

– wwww.bimbtp.com/decouvrir-le-bim/les-lourdes-consequences-du-bim

-www.polantis.info

www.lemoniteur.fr/

Rapport de la Mission Numérique Bâtiment du gouvernement (sur le site www.territoires.gouv.fr)

 

 

 

Share Button

BIM: la recette de Mamie Renée

Citation de Mamie Renée:

« Ah vraiment, ces jeunes ils m’épatent ! Ils pensent tout réinventer à chaque seconde. Tenez, par exemple, le BIM : tout le monde pense que c’est tout neuf, que c’est génial mais trop compliqué, et que d’ici quelques années ça va faire fureur. Mais de mon temps, on savait déjà comment faire ! Puisque vous êtes là, je vais être sympa  et  dévoiler ma fameuse recette de crème à la vanille…»


INGREDIENTS

Un chef: Mamie Renée

Un logiciel: Il faut un environnement de travail adapté à nos besoins. En gros, il faut choisir sa cuisine. Plus la recette sera importante et complexe, plus il faudra d’espace, de casseroles, d’ingrédients et de marmitons. Pour Mamie Renée, réaliser une simple crème à la vanille équivaut à une promenade de santé. En revanche pour préparer ses 1000 crèmes à la vanille, Mamie Renée a beau être en forme, elle a quand même invité toutes ses copines de gym en renfort.

Des objets: Mamie Renée tient à la qualité de ses produits. Pour cela, elle met un point d’honneur à définir aussi précisément que possible tous les paramètres de chaque objet. Pour la crème à la vanille, il nous faut des produits et pas n’importe lesquels. Des œufs d’autruches ou de poules élevées en plein air ? Gros ou moyen calibre ? De quelle provenance ? La préparation se fera dans des saladiers de quelle contenance ? En verre ou en inox ?

Une base de données: Ces informations sont répertoriées et organisées pour chaque objet sur un grand tableau dans la cuisine qui est utilisable par toutes les copines de gym. Chacune d’elles peut consulter le tableau ou non selon la qualité de sa vision, et chacune d’elle peut supprimer, ajouter ou modifier les paramètres d’un objet, à l’exception des paramètres de base essentiels qui ont été inscrits au feutre indélébile par Mamie Renée ; si on retire la vanille de la crème, ce n’est plus une crème à la vanille.

Des familles d’objets: Pour Mamie Renée, le plus important c’est la famille (si, si, la famille). Les objets sont classés selon leur nature : Par exemple les objets cuiller à soupe et couteau sont classés dans la famille « couverts », les objets casserole et saladier sont classés dans la famille « récipients » et les objets lait et œuf sont classés dans la famille « produits frais ». On peut aussi faire une famille de familles en regroupant les couverts et les récipients dans un groupe « ustensiles » par exemple… Mamie Renée vous a embrouillé ?


PREPARATION

Assemblez les objets entre eux: Une fois que tous vos ingrédients et ustensiles sont sur le plan de travail, il vous faut les assembler et définir des liaisons entre eux. Les œufs doivent être battus dans le saladier avec le sucre, et seulement une fois que le mélange blanchit, on incorpore la farine en pluie fine. Ces informations de liaison sont également inscrites sur le tableau et complètent les paramètres de chaque objet. Il est clair que si Mireille votre voisine de plan de travail qui est un peu dure de la feuille met deux fois trop d’œufs, il faudra doubler toutes les doses pour rattraper la boulette avant que Mamie Renée fasse un infarctus… Les ingrédients peuvent donc interagir entre eux et influencer l’ensemble de la recette.

Coordonnez les logiciels: Mamie Renée coordonne par talkie-walkie dernière génération tout son réseau de copines de gym travaillant à l’élaboration des 1000 crèmes. Comme le boulot est énorme, elles sont réparties dans plusieurs cuisines et travaillent simultanément sur des tâches bien définies : dans la cuisine de Mamie Renée on fait la préparation tandis que chez Geneviève, on la fait cuire à feu doux.

Détectez les conflits: Bon, Mireille est un peu têtue et en plus d’avoir doublé le nombre d’œufs, elle a décidé de son propre chef de mettre de la levure chimique dans la préparation. Heureusement, la méticuleuse Claude qui est chargée de réunir tous les ingrédients au bout du plan de travail n’a pas fourni de levure à Mireille puisque cet ingrédient n’était pas en stock. De plus, Geneviève qui est en charge de la cuisson aurait immédiatement remarqué que la crème triplait de volume en étant chauffée. L’avantage de coordonner les différents pôles de travail prend donc ici tout son sens puisque l’information est remontée à tous les niveaux, ce qui permet d’éliminer les erreurs à la source.

Ajoutez un soupçon de business: Mamie Renée et ses copines de gym ont vite compris que si elles offraient leurs crèmes à la vanille toutes faites aux bonnes personnes en ville, elles augmenteraient leurs chances de les voir sélectionnées pour des grandes occasions. Ainsi, elles ont obtenu la confection de 1000 crèmes supplémentaires pour le grand banquet de Noël organisé par la ville de Theix la semaine prochaine !


Citation finale de Mamie Renée

« La recette de la crème à la vanille n’appartient à personne. C’est une méthode de travail et un état d’esprit. »

Share Button