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LE BIM, UN OUTIL PUISSANT DE COHESION

Un des problèmes majeurs rencontré lors de la construction d’un ouvrage est celui de la cohérence des différents équipements posés sur chantier. En effet, on observe fréquemment des problèmes de « collision » entre les divers équipements tel que par exemple des poutres qui sont mal positionnées et qui rentrent en collision avec des conduits de ventilation ou des canalisations.

Ce problème de cohésion est en général dû à un manque de coordination entre les différents corps d’état intervenant sur site. Il est fréquent de constater que les installations d’un ou plusieurs corps secondaire n’ont pas été «confrontées » aux autres installations du chantier afin de s’assurer du bon agencement des équipements les uns par rapport aux autres.

Il en résulte une perte non seulement pécuniaire mais également de temps car il faut faire des modifications de dernière minute et même parfois défaire certains travaux afin de pouvoir réajuster les équipements de manière cohérente.

Un des points forts du BIM et qu’il permet de réduire considérablement ces problèmes de cohérence et de manque de coordination par la réalisation d’une maquette en trois dimensions commune et accessible par tous les intervenants du chantier. Cette plateforme commune permet non seulement d’éviter la répétition de la prise de mesures sur chantier, évitant ainsi les incohérences dues à des différences entre les informations collectées, mais elle permet également à chaque intervenant de vérifier que ses installations s’intègrent bien au bâtiment. Le plombier par exemple, peut alors vérifier que ses équipements, une fois posés, ne gêneront pas les autres installations comme par exemple la pose des faux-plafonds.

Le BIM permet donc un gain en temps non négligeable, il minimise les problèmes que l’on rencontrera lors de la réalisation de l’ouvrage et permet de faire des économies conséquentes.

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Le BIM au service de la ville et des territoires

Le BIM, décliné de l’anglais Building Information Modeling, est une maquette numérique du bâtiment permettant de produire, d’analyser et de sédimenter des données en donnant un support commun aux acteurs du projet, à toutes les étapes du cycle de vie d’un bâtiment. Il constitue à la fois un outil, un processus collaboratif, un mode de gestion ainsi qu’une base de données. Amené à se généraliser dans le domaine du BTP, et déjà largement répandu, il reste encore sous-utilisé dans le domaine du territoire.

Les frontières entre les ouvrages modélisés avec la technologie du BIM et leur territoire pourraient être estompées par la convergence des SIG, Systèmes d’information Géographiques, au BIM. Les SIG, qui permettent, depuis 50 ans, d’informatiser la cartographie des territoires, permettent avant tout de stocker, d’analyser et d’afficher des informations liées à des données spatiales et géographiques. SIG et BIM se ressemblent dans le sens ou ils permettent tout deux de réunir et de croiser des informations de domaines éloignés  dans un même référentiel de modélisation informatisée. A l’image des calques, il est possible d’activer ou d’isoler des données de différent types. Les SIG ont 6 fonctions essentielles que l’on retrouve également dans le BIM : acquisition, archivage, analyse, affichage, abstractisation et anticipation des informations.

Mais la caractéristique la plus intéressante de ces deux outils est leur complémentarité : là ou le BIM s’intéresse à l’échelle du bâtiment , les SIG ont pour objet tout l’environnement des objets construits. L’un sans l’autre n’a donc pas de caractère global, et ils sont dans la réalité totalement interdépendants. L’association des deux forme la ville et permet d’appréhender la complexité de toutes les activités qui s’y déroulent, la fusion du BIM et du SIG, ou au moins leur intégration, permettrait d’explorer des horizons plus larges et complexes, particulièrement intéressants pour les concepteurs et les acteurs de la ville. Le rapprochement pourra s’opérer par la résolution d’une problématique d’interopérabilité des deux outils qui sera permise par une harmonisation des données. La complexité réside dans l’association d’un domaine s’attachant à la finesse des données et d’un autre considérant l’objet d’étude dans une approche plus globale.

Ainsi la fusion du BIM et des SIG est un sujet en développement qui laisse présager de nombreuses applications, notamment dans le domaine de la conception architecturale, où l’objet construit est considéré comme répondant à des problématiques contextuelles territoriales. La modélisation sera plus complète et proche de la réalité, ce qui permettra d’atteindre des prévisions plus justes. La prise en compte de l’échelle territoriale dans le BIM a été amorcée par Autodesk BIM for Infrastructure, qui propose un outil plus adapté dans le cadre de la problématique de la ville durable à laquelle nous sommes aujourd’hui tournés.

Sources :
▪ Collectif Eyrolles, Nagy, G., Lebègue E., Celnik O. (2014). BIM et maquette numérique: Pour l’architecture, le bâtiment et la construction. Eyrolles, CSTB, 624 p.

▪ Hovorka F., Mit P. (2014). Plan Bâtiment durable : Rapport groupe de travail BIM et gestion du patrimoine. Un avatar numérique de l’ouvrage et du patrimoine au service du bâtiment durable : le « Bâtiment et Informations Modélisés » (BIM).Tome 1. 64 p.

▪ Baumann O., vers une fusion du BIM et des systèmes d’information géographiques [ en ligne ] (page consultée le 10/12/14).  http://www.lemoniteur.fr/187-informatique-construction/article/actualite/24885354-vers-une-fusion-du-bim-et-des-systemes-d-information-geographique-sig

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