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La route connectée, la route du futur

La route du future dite de 5e génération (R5G) ne sera plus un simple lien d’un point A à un point B.

Cette dernière a évoluée au fil des années avec des procédés visant la sécurité comme les chaussées drainantes et l’environnement direct avec les chaussées offrant une réduction de niveau sonore en autre, mais aucun lien vers une autre activité, aucun suivi n’était possible.

Son futur ne sera plus statique mais connecté vers l’information, l’environnement, la sécurité, la gestion et le bien-être de l’utilisateur.

Des projets initiés par le ministre des transports Frédéric Cuvillier(1) ont déjà vu le jour en 2016 avec une expérimentation concernant 3 000 véhicules intelligents sur cinq sites (2), qui rouleront sur plus de 2 000 kilomètres de routes connectées équipées de bornes Wi-Fi.

C’est une Volonté européenne qui veut « des voitures connectées sur les routes européennes dès 2019 (3)» comme le prévoit Violeta Bulc, Commissaire européenne aux transports, dans sa feuille de route pour le développement des systèmes de transports intelligents et coopératifs en Europe.

prototype

Un prototype de route intelligente est à l’étude à Marne-la-Vallée (77). (IFSTTAR)*

La route connectée aura comme ambition de :

  • Réduire les accidents avec la voiture autonome (4) équipée de ses capteurs LIDAR* permettant la modélisation de son environnement proche en 3D
  • Réduire les consommations énergétiques des véhicules et le rejet des gaz à effet de serre, en optimisant la gestion du trafic, afin d’avoir des durées de trajet moins longues.
  • Renforcer la sécurité en informant des modifications, travaux ou accidents en temps réel. Les situations routières stressantes pour les usagers pourront ainsi être évitées.
  • De recharger les véhicules électriques en circulant sur la voie spécifique à cet effet. Wattway(5)
  • De produire de l’énergie. (6) Selon l’ADEME*, un seul kilomètre de route ainsi équipée suffirait à éclairer une ville de 5 000 habitants
  • Donner une meilleure visibilité de la route sans avoir recours à un éclairage traditionnel par lampadaires. Des bandes banches qui s’illuminent la nuit en ayant absorbé l’énergie solaire le jour. Projet européen « Glowing Lines » (7)
  • D’auto-diagnostiquer la chaussée, augmentant ainsi la sécurité et la rentabilité des activités de maintenance. Aujourd’hui, seules des inspections régulières permettent de détecter des anomalies nécessitant réparation.
  • permettre une anticipation des coûts et réduction des temps de travaux (Chaussée démontable avec accès direct aux réseaux).
  • Développer le co-voiturage et autres moyens de transport pour réduire le nombre de voitures, et donc réaffecter des zones piétonnes et végétalisés pour un meilleur cadre de vie.

Toutes ces ambitions donneront naissances à des objets connectés, des processus ayant comme valeur ajouté de l’information, de la coordination, de la coopération, de l’anticipation de problèmes, de gestion du cycle de vie et de sécurité.

Tous ces points ne se retrouvent t’ils pas actuellement dans un mode projet BIM ?

*IFSTTAR : Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux.

*LIDAR : laser detection and ranging

* ADEME : l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

Sources

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Un Modèle Anglais Pour Une Réforme Française

La ministre du logement Cécile Duflot avait annoncé en mars 2014 que le gouvernement français allait « Progressivement rendre obligatoire la maquette numérique dans les marchés publics d’Etat en 2017 ». Cette nouvelle fait donc directement référence à la révolution BIM que la France tente d’entreprendre en prenant comme modèle certains pays, et plus particulièrement la Grande Bretagne, ayant déjà opéré cette transformation.

Par « maquette numérique » la ministre parlait des modèles 3D des structures à construire qui contiennent toutes les informations nécessaires à la réalisation d’un projet. Une telle maquette peut donc contenir des dimensions, des poids, des repérages, des matériaux et des centaines voire des milliers d’autres objets qui contiennent l’information de construction. Elle est mise à jour en temps réel par tous les acteurs de la réalisation du projet, cette maquette est donc ce qui se rapproche le plus d’un protocole BIM comme celui décrit par les anglais. Outre la simplification de diffusion des informations relatives aux travaux, un protocole tel que le BIM niveau 2 a permis de relever que les constructions anglaises étaient 33% moins chères et qu’elles se réalisaient 50% plus vite.

La réforme BIM en France a tout de même quelques grandes différences par rapport à son équivalente anglaise. En effet, alors qu’en Grande Bretagne sa durée d’application était de 5 ans, en France l’état s’est mis au défi d’appliquer cette réforme à tous les marchés publics en seulement 3 ans. Cependant les anglais nous donneront une bonne base d’informations pour pouvoir réussir notre propre réforme. En nous ouvrant la voix, ils nous ont donné un exemple que l’on pourra adapter au mode de fonctionnement des marchés français. Nous savons d’ores et déjà qu’il ne faudra pas répéter la même erreur que les anglais en communiquant qu’avec les maitres d’œuvre. En procédant ainsi, les fournisseurs, les entrepreneurs ou bien encore la maitrise d’ouvrage se sont retrouvés mis à l’écart et cela a eu pour effet de ralentir le réforme et créer beaucoup de confusion.

L ‘état n’est pourtant pas le seul acteur de cette réforme. En effet, la FFB participe activement à cette réforme. En organisant des opérations pilotes utilisant la maquette numérique, et en militant pour que la norme IFC Iso (Norme qui vise à faciliter l’interopérabilité des logiciels dans le bâtiment) devienne une norme européenne, la FFB a pour but final d’inciter l’état à être le premier instigateur sur les sujets du numérique.

Cette réforme engendrera des incidences qui seront à étudier de prêt. Parmi ces incidences on peut citer les problèmes liés à la propriété intellectuelle. Si les maquettes fonctionnent selon l’Opendata on est en droit de se demander à qui appartient les données qu’elles transporteront.

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Du BIM pour Noël: oui mais pour qui ?

Le BIM, Building Information Modeling, est annoncé comme étant une révolution pour le monde du BTP. Mais qu’est-ce que le BIM au juste ? A qui cela profite ? Essayons de donner quelques éléments de réponse.

Inutile de vous convaincre qu’une simple recherche sur Wikipedia ne vous aidera pas à résoudre cette énigme… En réalité, le BIM n’est pas quelque chose de si complexe à comprendre. Pour cela, étant en pleine période des fêtes de Noël, nous allons tenter de faire une analogie entre le BIM et quelque chose que tout le monde connaît: la boîte de chocolat.

Dans une boîte de chocolat, nous avons l’emballage. Celui-ci peut représenter le modèle 3D, soit le M pour Modeling, du BIM. Ensuite, nous avons le contenu de la boîte: les chocolats. Eux représentent les informations, soit le I pour Information, du BIM. Ainsi, on obtient, à l’image de cette boîte remplie de différentes saveurs gustatives, un modèle 3D identique à ce que nous pourrions retrouver dans les logiciels de modélisation des architectes, à la différence que celui-ci comportera des informations textuelles des éléments constitutifs du projet. Ces informations concerneront tout ce qui compose l’ouvrage, allant des fondations jusqu’aux fenêtres. En effet, toutes les caractéristiques d’une fenêtre, par exemple, seront données à travers cette maquette numérique, c’est-à- dire ses dimensions, sa marque, ses normes, son système d’ouverture, etc. Mais maintenant, on peut se poser la question : a qui cela va-t-il servir ? Au Maitre d’ouvrage ? Au Maitre d’œuvre ? A l’Entreprise ?

C’est à ce moment là que le B pour Building du BIM intervient. Restons dans l’analogie de la boîte de chocolat. Généralement, c’est une chose qui se partage (ou au moins partons de ce principe…) donc lorsque chacun goûte un chocolat, il reçoit une information sur son contenu (noir, au lait, fourré à la liqueur, etc.). Pour le BIM, c’est pareil. Chaque intervenant dans le projet, allant du client en passant par l’architecte, l’ingénieur, l’économiste et arrivant jusqu’au poseur, sera concerné par ces informations et pourra venir récolter celles qui lui seront utiles pour le bon déroulement du projet. En effet, le Maitre d’ouvrage pourra s’éviter des erreurs de conception couteuses, l’architecte gagnera du temps sur les éventuelles modifications à faire, la communication entre les fabricants de produits et les acteurs de la construction sera facilitée et l’Entreprise pourra mieux planifier le chantier. Tous ces avantages permettront de manière générale à faire des économies sur la réalisation du projet.

Ainsi, la méthode du BIM concerne tous les acteurs du monde du BTP et pourrait permettre de faire une grande avancée dans la réalisation de projet et d’effectuer d’importantes économies budgétaires. Maintenant, à quand une nouvelle loi imposant la méthode du BIM pour l’élaboration des projets en France ?

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