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BIM et suivi de chantier: ARKHE 6 et Synchro

BIM et suivi de chantier:
Outils de PRIMAFRANCE: ARKHE6 et Synchro

INTRODUCTION :

Au-delà de la phase de conception, le BIM trouve un champ d’exploitation tout à fait approprié mais néanmoins encore en chantier : la phase de construction. Mieux maitriser le chantier est devenu un enjeu stratégique pour l’ensemble des acteurs impliqués pendant cette phase mais aussi pour ceux qui exploiterons et maintiendrons l’ouvrage après sa mise en service.

Les premières solutions BIM utilisée ont donc été les plateformes collaboratives permettant à l’ensemble des acteurs de partager et traiter l’information : ARKHE6 représente l’une d’elles.

Et la planification étant un des enjeux majeurs de la phase chantier, des solutions logiciels venant s’intégrer à ces processus collaboratifs sont donc apparus. On nomme cela la 4D car ces systèmes sont venus se greffer directement sur les modèle 3D numériques: SYNCHRO est l’un de ces logiciels.

Ces deux solutions s’inscrivent dans un paysage qui aujourd’hui est dense en propositions et dans lequel il convient de faire du tri.

Cette veille technologique m’aura permis d’identifier sur ces deux sujets deux conclusions bien différentes.

ARKHE6:

Plateforme collaborative crée et distribuée par PRIMAFRANCE.

PRIMAFRANCE est une société de conseil en gestion de projet et spécialisée entre autre dans l’implémentation et la formation de la suite PRIMAVERA P6 (Outils de planification conçurent direct de Microsoft Project)

ARCHE6 est une plateforme de BIM Management System (BMS) permettant à l’ensemble des acteurs projets de pouvoir récupérer, exploiter, enrichir, diffuser et archiver les données de toute maquette numériques. Et cela sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment.

C’est du moins ce qui apparait dans la brochure commerciale et le blog qui lui est consacré.

(+) Point positif : totale interopérabilité entre ARKHE et SYNCHRO PRO (4D) puisque PRIMAFRANCE est partenaire de Synchro Software Ltd.

(-) Point Négatif  Je n’ai pas pu trouver dans mes recherches d’avis d’utilisateur sur le produit. Aucun retour d’expérience n’apparait dans les recherches que j’ai pu mener.

Le produit ayant été lancé cette année il va sans doute falloir attendre encore un peu pour se faire un premier avis

SYNCHRO :

Logiciel de planification 4D de chantier développé par Synchro Software Ltd.

(+)Point positif :

  • Solution portée par une société reconnues pour son savoir-faire dans le domaine de la planification et qui propose toute une suite de logiciel attenant.
  • Mise à jour régulière des produits
  • Logiciel très pointu et spécialisé : garantie de la qualité du service

(-) Point Négatif :

  • Logiciel très pointu et spécialisé : possibilité de se perdre dans les fonctionnalités.
  • Cout supérieur (4000 euros/an) à son principal conçurent Autodesk Naviswork Manage (2745 euros/an)

 Navis2

Blog « village BIM » article du 30/05/2012 Autodesk Navisworks : planning, logistique et coût (4D et 5D)

ACTUALITE:

Organisé par l’Ordre des architectes d’Île-de-France sous la direction d’Olivier Celnik, l’Atelier numérique a eu lieu le mercredi 4 mars 2015 à 16h (entretiens) et 18h (conférence). Le thème de la conférence était le BIM 4D et BIM 5D

Résumé de l’évènement sur le site : http://www.lalettredubim.com/bim/bim-4d-et-bim-5d/ 

Webographie : 

http://www.primafrance.com/notre_solution.html

https://synchroltd.com/synchro-pro/

http://www.bimgeneration.com/#home

http://synchroltdfranceprimafrance.blogspot.fr/2012/02/la-planification-4d.html

http://arkhe6primafrance.blogspot.fr/

http://www.hexabim.com/logiciels-solutions/question/4d-timeliner-synchro-navisworks-ou-tekla-bimsight.html

http://villagebim.typepad.com/villagebim/2012/05/navisworks-planning-logistique-et-cout-4d-et-5d.html

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Le BIM, une révolution naissante à tout point de vue

Qu’est-ce que le BIM peut m’apporter ?

 

Qu’est-ce que le BIM ?

La signification courante de l’acronyme BIM est Building Information Modeling. Son usage s’étend à toutes les étapes d’un projet : conception, construction, exploitation (Building) en synthétisant toutes les informations du cycle de vie du bâtiment (Information) au moyen de logiciels de modélisation (Modeling). C’est donc une copie virtuelle du bâtiment en 3D, associé à une base de données.

Quels sont les avantages du BIM dans le contexte actuel ?

Le contexte actuel est celui de projets complexes. Et pour cause, le nombre d’intervenants grandissants au cours d’un projet, des réglementations plus strictes liées aux enjeux environnementaux, de courts délais, des constructions audacieuses (tours de grandes hauteurs…).

Le BIM permet d’éviter anomalies et contradictions et donc des surcoûts de chantier. Il utilise des outils innovant au service d’un travail collaboratif et centralisé entre tous les corps d’états.

De plus, la gestion informatique des informations (propriétés sur les matériaux, etc.) est plus efficace et plus accessible.

Quel est le gain pour le maître d’ouvrage ?

La maîtrise d’ouvrage reçoit une maquette représentative de la production. Elle est donc pleinement consciente de la qualité de la livraison. Elle peut ensuite exploiter le modèle pour le reste du cycle de vie du bâtiment.

Quels sont les premiers retours d’expérience ?

Le BIM est un précieux gain de temps. En cas de modifications de plans, les changements sont automatisés. Les entreprises ont un accès rapide et centralisé à toutes les données du projet. On réduit ainsi considérablement les pertes d’informations entre les différentes phases de planning, design, conception et construction. La gestion du planning de construction (BIM 4D) et des ressources (BIM 5D) est également facilitée au moyen des informations contenues directement dans la maquette.

Quelles sont les difficultés à introduire le BIM dans les projets de construction ?

Pour qu’un projet soit réalisé grâce au BIM, le maître d’ouvrage doit imposer son utilisation à chaque intervenant. Dans les faits, beaucoup ne mobilisent pas les moyens nécessaires pour se former sur cet outil et dissuade la maîtrise d’ouvrage de l’utiliser.

Un intervenant est par ailleurs davantage dépendant du travail de ses collaborateurs sur une maquette et donc de leurs éventuels retards.

 

Comment fonctionne le BIM ?

 

Quelles sont les différences entre le BIM et la CAO ?

La CAO est un outil de dessin en 3D, elle permet de représenter « bêtement » des figures géométriques. Le BIM lui est « intelligent » en ce sens qu’un mur en BIM est caractérisé par ses dimensions, ses matériaux, etc. Et non uniquement par les différents rectangles qui le composent, comme c’est le cas en CAO. En BIM, si l’on veut, par exemple, modifier la hauteur d’un étage, les escaliers s’agrandiront, modifiant leur nombre de marches, leur espacement, etc. Toutes les coupes seront actualisées suite aux modifications apportées au modèle. Le BIM ne s’arrête donc pas à l’aspect architectural, c’est un modèle paramétrique qui donne des informations sur les matériaux utilisés, leurs caractéristiques énergétiques ce qui permet de prendre en compte les calculs structurel, thermique, acoustique, etc.

Quel est l’enjeu fonctionnel actuel du BIM ?

L’interopérabilité, aussi appelé OpenBIM. C’est-à-dire que le projet BIM soit consultable et modifiable, en temps réel, par tous les opérateurs du projet, depuis n’importe quelle plateforme. Qu’il s’agisse des architectes en avant-projet, de la maîtrise d’œuvre ou de l’exécutant des travaux. Et ce à travers divers logiciels : pour l’architecture, la structure, les réseaux techniques, les équipements, etc.

Comment mettre l’OpenBIM en route ?

En mettant tous les projets BIM sous un format universel : IFC (Industry Foundation Classes) qui assurerait l’interopérabilité des projets à travers toutes les plateformes du BIM. Pour ce faire nous avons besoin d’un serveur BIM.

Quel rôle sera joué par le server BIM ?

Un serveur BIM servirait entre autre à : La vérification et la validation d’un IFC, gérer les données, les sauvegardes et les utilisateurs, offrir une interface de gestion personnalisable.

 

Qu’est-ce que le BIM changera pour moi ?

 

Comment les maîtres d’ouvrages pourront utiliser le BIM ?

Tout d’abord, les maitres d’ouvrage peuvent exiger qu’un projet mette en œuvre le BIM. Ainsi ils peuvent gérer de manière efficace leur budget car ils auront à disposition des informations fiables et de qualités qui préservent leurs investissements.

De plus, lorsqu’ils ont à gérer un patrimoine important (grand budget ou terrain très étendus), la maquette numérique leur permet d’avoir une connaissance en temps réel de leur patrimoine (surface, matériaux de construction, propriétés environnementales,…etc. Cela constitue un réel changement car sans le BIM, les maitres d’ouvrage ne connaissaient qu’à un instant t la gérance de leur budget.

Quel impact aura-t-il sur la conception d’un projet ?

Le développement du BIM va changer la répartition des charges de travail. On va passer plus de temps sur les phases dites d’APD et APS et moins de temps sur les phases d’exécution.

Ces étapes liées à la conception seront ainsi primordiales pour tous les consultants. Effectivement, le fonctionnement et l’efficacité du BIM repose sur un principe collaboratif entre les différents intervenants autour de la maquette numérique. Par exemple, la partie structure demandée par l’architecte est modélisée par une maquette numérique réalisée par les ingénieurs structures, il en va de même pour toutes les autres parties telles que les réseaux d’EP et EC…etc. Tout ce travail est alors réalisée sur un même support ce qui permet à l’architecte d’avoir la mainmise sur son projet.

Et en phase d’exécution ?

Pour la maitrise d’œuvre, cela va leur permettre de gérer le budget en temps réel, de vérifier le respect des couts des travaux, des délais ainsi que les normes en vigueur et des critères  du projet de manière qualitatif et quantitatif.

Ce point est de plus très important pour les architectes, car le BIM arrive pour eux comme un renforcement de leur profession. C’est en tout cas ce que pense Olivier Arene, architecte associé 2/3/4 architecture :

« Le BIM manager est ainsi essentiel et je suis convaincu que l’architecte, anciennement mandataire de la MOE, doit assurer ce rôle. Nos partenaires ingénieurs sont ainsi obligés de concevoir leurs ouvrages en étroite collaboration avec l’architecte, non seulement en 3D mais également, et c’est là le plus important, de façon coordonnée entre eux…il est impératif que les architectes et les ingénieurs contractent ensemble en se constituant en équipe unie et solide. »

Les entreprises quant à elles, pourront avoir une meilleure vue dans le procédé de construction, et surtout de résoudre d’éventuels problèmes ou conflits d’intérêt de construction en phases d’études et non sur chantiers. Ce qui permet ainsi de préserver une certaine qualité. Et enfin, l’introduction de la 4D qui ajoute une dimension de temps au modèle 3D, va permettre de relier la phase de conception à la phase de construction. Ainsi tout coordinateur sur chantier (OPC, MOE…) pourra utiliser également ce modèle 4D comme planning.

Quelle est la documentation produite par le BIM ? 

Enfin, le fonctionnement du BIM annonce une réduction des équipes d’architectes chargés d’études mais surtout un changement dans la manière de produire de la documentation. Beaucoup de vue en 3D, beaucoup de détails en 3D sont utilisées pour représenter et expliquer les travaux voulus, tout en gardant la possibilité d’avoir des plans 2D classiques à tout instant. Par conséquent si le BIM change l’organisation et la composition des équipes sur un projet, il va également changer la manière pour les concepteurs de rendre leur travail.

 

Comment faire pour y aller ?

 

Comment motiver les entreprises à se pencher vers le BIM ?

Le BIM existe et c’est un excellent point. La grande majorité des entreprises, qu’elles soient de maîtrise d’ouvrage, de maîtrise d’œuvre ou des entrepreneurs ont connaissance de cette technologie et pourtant très peu ont fait le pas pour l’utiliser. Comment est-ce possible de laisser passer un tel potentiel lorsqu’on voit ce que sont capables de réaliser d’autres pays comme le Royaume-Uni ou la Finlande avec cette révolution ? Tout simplement car la France est un pays conservateur qui campe sur ses positions et a énormément de mal à se lancer dans du nouveau et à utiliser de nouvelles et innovantes technologies. La France a peur du changement ! Et pourtant elle n’aura pas le choix que d’utiliser le BIM alors comment la motiver ?

A l’heure actuelle la maîtrise d’œuvre, qui gère la partie conception, a bien compris l’utilité de cet outil et se l’est plutôt bien approprié, permettant ainsi aux architectes de laisser encore plus libre cours à leur esprit créatif et à leur soif de courbes. Les entrepreneurs, côté exécution, ont quant à eux saisi l’importance de ce concept et commence à entrevoir les gains potentiels (estimés à 35€/m²SHON construit) car le BIM permet d’éviter nombre de non-qualité, la motivation ne manque donc pas. C’est du côté de la maîtrise d’ouvrage qu’il est plus complexe de saisir l’importance du BIM. C’est donc le suivi d’informations obligatoire (informations sur l’amiante, sur les valeurs vénales pour normes IFRS ou normes énergétiques) qui force aujourd’hui la maîtrise d’ouvrage à se tourner vers le BIM pour posséder et manager toute cette donnée. Ce sont donc des obligations pénales qui lancent les gestionnaires dans la voie du BIM mais ils y restent car ils comprennent rapidement le potentiel de ces outils et le gain qu’il permet (estimé à 2,3€/m²géré chaque année).

Vers une potentielle obligation de l’Etat français ?

Sylvia Pinel avait annoncé une obligation progressive du BIM début 2017 comme le prévoit la directive européenne. Pour autant cette annonce est depuis tombée à l’eau et seule une forte incitation du BIM par l’Etat est faite. Pour autant, bien qu’il soit difficile pour un maître d’ouvrage en France d’imposer ses choix, de nombreux acteurs publics (Habitat 76, Rouen Habitat, La Ville de Paris, APHP, …) commencent à exiger à ce que le BIM soit utilisé sur leurs opérations. Pour autant la maîtrise d’ouvrage, particulièrement publique, française a du mal à imposer des conditions pour ses marchés. Malgré tout l’Etat Français s’avère être une force motrice dans l’implémentation du BIM en France car il a su en faire comprendre l’importance et le potentiel pour le parc national.

Pour quels types de chantier privilégier le BIM ?

A l’heure actuelle le BIM a été majoritairement utilisé pour les chantiers « spéciaux » et de grande ampleur comme la Fondation Louis Vuitton. C’est une lourde erreur de notre part. Aujourd’hui les marchés de moins de 15 millions représentent 80% du marché et c’est pour ces opérations que le BIM s’avère particulièrement intéressant. Le BIM va permettre de lever les problèmes bêtes et méchants facilement et tôt dans l’avancement du projet (comme des prises derrière les portes, des clashs de canalisations, etc.) mais aussi pour gérer la suite du chantier (documentation technique et de livraison pour la maîtrise d’ouvrage après la réalisation). Le maître d’ouvrage pourra alors se lancer dans le facility et l’asset management de tout son par et non pas seulement de ses OVNI architecturaux.

Qu’en est-il de la chaîne managériale actuelle ?

La vraie révolution à opérer avant l’arrivée du BIM et la revue complète de la chaîne managériale actuelle. Aujourd’hui, toutes les études s’enchainent en se redonnant parfois quelques documents (au mieux annotés, au pire griffonnés) pour continuer et chacun fait sa soupe de son côté sans coordination. On a alors un plan structure différent du CCTP et de nombreux autres problèmes de cohérence. Le BIM c’est prendre tous ces usages et les fédérer autour de différents modèles BIM(s). C’est donc par la création d’une nouvelle entité, le BIM Management, cogérée par les divers intervenants que le projet peut avancer. Le BIM Management va assurer la communication, la cohérence et la compatibilité entre les diverses maquettes BIM pour que le travail se déroule sans anicroches.

Comment concrètement implémenter le BIM dans une structure existante ?

Le point de départ évident est l’équipement, l’entreprise va devoir se doter de logiciels, de machines et former ses équipes à cette nouvelle méthode de travail. Cette partie engendre un coût conséquent mais pas le plus important dans l’implémentation du BIM. Les vraies dépenses sont cachées, la partie submergée de l’iceberg, elles viennent de l’appropriation du BIM par la société. En effet, chaque compagnie a son histoire, ses modes de travail, qui ne peuvent pas être totalement supprimés par l’arrivée d’un nouveau mode. Il va donc falloir modeler le BIM, l’adapter à ses besoins propres, à sa culture d’entreprise pour qu’il colle et que le tout fonctionne avec harmonie. C’est donc une nouvelle organisation, la création de bibliothèques, la mise en place de gabarits et de templates qu’il va falloir prendre en compte et qui va prendre un poids considérable dans la balance financière finale. On pourrait dire qu’il faut que chacun trouve sa BIM Identity avant de faire réellement du BIM ou alors il ne sera pas abouti et causera des problèmes dans l’organisation du travail de tous les jours. C’est pour toutes ces raisons qu’implémenter le BIM ne prend pas que quelques mois mais peut monter jusqu’à plusieurs années de travail.

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Le BIM, outils de communication

Dans le domaine de la conception et de la réalisation d’ouvrage en BTP, la communication entre ses différents acteurs est un des enjeux primordial du processus. Tous les corps de métier doivent être en mesure de dialoguer dans un langage connu et compris par tous, et c’est une chose que la modélisation numérique permet d’améliorer.

Que ce soit entre les architectes et les ingénieurs, les conducteurs de travaux et les chefs de chantier des différents lots, pouvoir échanger autour de documents précis et compréhensibles par tous peut faire toute la différence. Avec le BIM, les plans et données sont facilement accessibles et modifiables, et d’une grande lisibilité. Cette technologie permet un gain de temps dans la conception et la modification d’un bâtiment, et de pouvoir normaliser et harmoniser la représentation. Il réconcilie l’aspect technique et l’aspect architectural de la conception en permettant à la fois une grande précision de tous les aspects esthétiques comme techniques, en même temps que des possibilités de calculs et de mesures, et favorise ainsi la collaboration des équipes.

Un outil pratique

La modélisation numérique sert tout le long de la vie d’un chantier et à tous les niveaux, de la modélisation des avancements et des cadences à la gestion des levées de réserve avant la livraison. Elle permet en plus d’éviter la multiplication des documents papiers au fur et à mesure de l’avancement et des modifications, et d’avoir une vision claire des objectifs et du futur ouvrage.

Pas un remplaçant, mais un complément

Le BIM reste avant tout un outil de gestion et de communication. La conception architecturale reste encore l’affaire de la main et du crayon, du papier et de la maquette, au moins dans sa phase de recherche. Mais le passage au BIM permet une synthèse et une vision globale du projet. Il n’est pas une « menace » à la vision traditionnelle du projet comme peuvent le juger certains mais un complément, un allié pour le secteur de la construction. C’est un gain de temps considérable en fin de conception quand il est temps de produire des documents clairs qui seront la vitrine du projet. Il nécessite néanmoins un apprentissage sérieux et conséquent pour devenir un réflexe et une aide et non une pratique marginale car difficile d’utilisation.

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Le BIM : Un Enjeu Economique

Dalloul HusseinB3 Structureshussein.dalloul@hotmail.fr Modélisation des Données du Bâtiment 22 décembre 2014

 

Le BIM : Un Enjeu Economique

Dans des projets de plus en plus vastes et complexes, où les marges réalisées par l’entreprise de construction sont de plus en plus serrées, le défit majeur est d’optimiser au maximum les ressources en termes de temps et de budget. Nous nous emploierons, le long de ce devoir, à analyser en quoi la modélisation des données du bâtiment (BIM) est une solution pour le gain de temps et l’économie d’argent. Dans un premier temps, nous évoquerons la coordination des acteurs de la construction. Puis nous expliciterons l’anticipation des difficultés de l’opération. Enfin nous présenterons le BIM comme un outil de gestion du chantier.

  1. Coordination des acteurs

La modélisation des données du bâtiment permet de mettre à profit les technologies actuelles pour réunir l’ensemble des données nécessaires à la réalisation d’un édifice. Il contient les données architecturales telles que l’ameublement, le cloisonnement des espaces, et la nature des éléments d’enveloppe. Il contient aussi les données structurelles de l’ingénierie telles que les éléments porteurs et l’infrastructure. Il contient aussi les installations techniques telles que les équipements de plomberie, d’électricité et de génie climatique. En somme, il s’agit d’un document complet. Par conséquent, les nombreux acteurs du bâtiment ont désormais la possibilité de se fonder sur un seul et même document. Cela évite notamment de produire les plans d’un même projet autant de fois qu’il existe d’acteurs dans l’opération de construire. Ceci se traduit par une économie importante de moyens et de temps de projection. Par ailleurs, la coopération sur le même document des cadres de chacun des acteurs du projet permet d’assurer plus confortablement, et donc plus efficacement, la compatibilité des systèmes mis en œuvre dans chaque discipline.

  1. Anticipation des difficultés

Les difficultés rencontrées dans l’acte de construire sont multiples et ont des conséquences néfastes sur le budget de l’opération. On peut en distinguer deux types : les difficultés à venir dont l’enjeu consiste à les prévoir afin de mieux les résoudre, et les difficultés déjà survenues – mais sans qu’on s’en soit nécessairement aperçu – et dont l’enjeu sera de les identifier le plus rapidement possible avant qu’elles ne remettent en cause le reste de l’opération. Le BIM est un moyen d’anticiper les difficultés à venir comme, par exemple, le plan de démontage d’une grue. Les données spatiales et contextuelles qu’il contient permettent de planifier une telle opération. Plus concrètement : si le conducteur de travaux dispose, durant sont tour de chantier, d’une tablette contenant les données du BIM, il aura la possibilité d’identifier instantanément la moindre erreur dimensionnelle ou d’exécution du gros-œuvre ou même en corps d’états.

III. BIM : un outil de gestion du chantier

Avoir une vue d’ensemble et en temps réel sur les livraisons de matériels effectuées permet aux cadres de savoir à tout moment sur quels fournisseurs focaliser leur attention en cas de retard où de manque de matériel. Cela rend la logistique plus efficace et réduit les pertes de temps et donc d’argent. De même, en ayant une vision globale de l’avancement du chantier en gros œuvre ou en corps d’état, ils pourront mieux gérer les sous-traitants en orientant les travaux vers le plus urgent. Enfin, le BIM atteindrait, selon moi, son apogée d’utilité s’il prévoyait également une définition en temps réel de la quantité, et de la localisation du matériel sur le chantier tel que les banches, les passerelles et les étaiements. Cela permettrait de savoir à tout instant les manutentions les plus urgentes et donc une organisation optimale du temps de la grue.

mots-clés : coordinationanticipationgestionoptimisation

Sources : http://www.autodesk.fr/solutions/building-information-modeling/overview – http://www.ogerinternational.com/ – « Le BIM qu’est-ce ? » (Renzo Piano)

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