Archives du mot-clé exploitation

Benchmark des Outils BIM

GENERALITES

Les outils liés au fonctionnement BIM des projets sont variés et le choix n’est pas forcément évident pour choisir quel(s) est(sont) celui(ceux) adapté(s) à la structure d’une entreprise ou d’un projet. C’est la raison pour laquelle je me suis penché sur l’étude du marché des logiciels actuels pour suivre des projets BIM. Bien entendu, la liste n’est pas exhaustive. Cette recherche est une base de réflexion pour comprendre et connaitre l’éco système lié au BIM.

OUTILS DU MARCHE

Compil

Un Excel Drive a donc été mis en ligne et partagé par les élèves du Master pour partager les informations et enrichir la base du Benchmark :

https://docs.google.com/spreadsheets/d/1xtyUfhS1I98Fhg83syzAsJb_3uksBW_kqaKWUjbWceo/edit#gid=0

Nous avons donc répertorié plus de 100 outils à ce jour en précisant (si possible) les caractéristiques suivantes :

  • Site @: Site pour plus de connaissance sur l’outil
  • Entreprise: Nom de l’entreprise créatrice ou propriétaire de l’outil
  • Cycle de vie (AVP, EXE, EXP) : En quelle phase de projet l’outil est adapté. Cette information permet de cibler directement les outils utiles lors des transitions de phases.
  • Type: Le type d’outil permet de cibler les enjeux métiers pour chacun.
  • Acteurs: Liste des acteurs ciblés pour le choix d’outils.
  • Langues possibles (Français, Anglais…) : Particularité importante en fonction du périmètre et des nationalités des acteurs d’un projet.
  • Les formats d’Import et Export: Information primordiale pour comprendre et adapter un éco système de projet, savoir comment peuvent dialoguer plusieurs outils entre eux.
  • Support: Permet de comparer les produits sur le système d’exploitation approprié.
  • Plateforme: S’il s’agit d’un outil en solution web ou non ?
  • Source (OPEN ou CLOSE) : En fonction des demandes d’un client, l’OPEN SOURCE peut être une donnée obligatoire à un projet.
  • Formations (coût, Tutos…) : Permet de connaitre les éventuels coûts de formation et d’éléments disponibles (Tutos ou autres) pour être opérationnel sur l’outil concerné.
  • Références (clients, projets…) : En fonction des outils (cas en grande partie pour les outils de GTP), certains se tournent plutôt sur certains clients que sur d’autres.
  • Contact: Permet un accès direct à d’autres informations complémentaires.
  • Commentaires…

Ce tableau de Benchmark a pour ambition d’être vivant pour permettre une mise à jour au fur et à mesure des modifications des logiciels. Il doit être une source pour aider les entités (entreprises et équipes projets) à bien choisir l’outil qui correspond aux besoins exprimés.

Benchmark Outils BIM - Google Sheets_2016-05-03_10-08-23

WEBOGRAPHIE :

Share Button

La maquette numérique connectée au bâtiment pour son exploitation

Commençons par quelques définitions, celles de la GTC/GTB et de la GMAO :

La GTC (Gestion Technique Centralisée) est généralement appliquée aux bâtiments à usages industriel, tertiaire ou au résidentiel collectif, elle permet de gérer un lot technique donné comme l’éclairage ou le chauffage et la climatisation. Via un poste de contrôle central il est possible de connaître l’état des actionneurs (lumière éteinte ou allumée, chauffage ou refroidissement enclenché ou non) et ainsi contrôler ces systèmes techniques.

La GTB (Gestion Technique du Bâtiment ou BMS pour Building Management System), appliquée aux mêmes types de bâtiment est le niveau supérieur de la GTB. En plus de gérer les lots techniques comme l’éclairage, le chauffage et la climatisation, elle gère d’autres équipements comme les ascenseurs, les dispositifs électroniques de sécurité et de sûreté. Cette gestion se fait via un poste de supervision, local ou à distance. La GTB à plus petite échelle, pour les maisons individuelles, est appelée domotique (Home automation).

La GMAO (Gestion et Maintenance Assistée par Ordinateur), désigne toute méthode de gestion opérationnelle et informative concernant la maintenance d’un bâtiment à l’aide d’un outil informatique. Un logiciel de GMAO permet de gérer la maintenance curative du bâtiment, planifier la maintenance préventive, suivre les stocks et les achats de pièces, consommables etc. gérer les ressources humaines pour effectuer les opérations (disponibilités, habilitations, formations etc.) générer les rapports et assurer la traçabilité de la maintenance.

Ces définitions ont beaucoup de points en commun et même des problématiques communes : nous sommes bien dans des bâtiments, nous avons le besoin de nous repérer dans ces bâtiments et même plus : repérer la position des équipements de ces bâtiments. Après le repérage de ces dispositifs (mécaniques, électriques, et forcément électroniques) nous cherchons à accéder à distance à un maximum d’informations : fabricant, date d’installation, procédé d’installation et de maintenance, fin de garantie, date de révision, état (allumé, éteint), consommations, puissance, la liste est longue. Avec toutes ces informations (infos sur les dispositifs couplés à leurs repérages dans le bâtiment) il est très pratique de pouvoir contrôler ces équipements. A distance c’est encore plus commode. Pouvoir contrôler ces équipements en fonction des usages du bâtiment (si ce sont des bureaux, des laboratoires ou bien un accueil) est indispensable. Et pourquoi pas, pour ce contrôle, établir un lien avec d’autres informations comme le coût des énergies.
Vous l’aurez bien compris la maquette numérique du bâtiment avec un fort niveau de détails serait très pratique à la mise en place de ces systèmes. Nous (et les outils) savons faire de la maquette fort renseignée, nous (et les outils toujours) savons mettre en place des systèmes de supervision (GTC/GTB) ainsi que des systèmes de gestion (pour la GMAO). Alors qu’attendons-nous ? Et si le problème n’était pas technique mais plutôt organisationnel ? A la livraison d’un bâtiment, qui est capable de
– installer les équipements,
– les faire fonctionner,
– les relier à la supervision centrale,
– s’assurer qu’ils fonctionnent toujours et comme nous le souhaitons,
– garantir des informations fiables et pérennes,
– garantir la maintenance de l’équipement en lui-même ainsi que de son avatar virtuel qui se trouve dans la maquette numérique servant d’interface au poste de supervision.
Qui est capable d’assurer tout ça ? Quatre entités minimum sont aujourd’hui nécessaires pour garantir cette chaîne et bien souvent, toutes ne sont pas rémunérées par la même organisation et les acteurs sont alors bien compartimentés. Les prototypes en cours d’exécution aujourd’hui que nous pouvons observer en France, que ce soit Thalès ou Schneider Electric pour leurs propres sites, partent avec un atout majeur : ils sont propriétaires, exploitants et occupants de leurs bâtiments. Cela facilite grandement la continuité de la chaîne citée précédemment car il y a continuité des investissements. La maquette numérique connectée nécessite un changement de paradigme du capex vers l’opex, aller d’une économie de produits vers une économie de services en ce qui concerne les bâtiments de la programmation jusqu’à leur livraison.

Dans les projets évoqués il n’est encore pas question de tout relier mais certains domaines seulement. Thalès est en train de franchir le cap de la fusion des systèmes d’exploitation de la maquette numérique et d’un logiciel de GMAO. Schneider Electric en partenariat avec Autodesk travaille sur un projet d’interface 3D (provenant de la maquette numérique) permettant de gérer le confort thermique des occupants (Dasher, cf. illustration ci-dessus). En parallèle, Schneider Electric, toujours en partenariat avec Autodesk, tentera pour ses futurs locaux de relier la maquette numérique à la GTB qui est déjà monitorée pour permettre au bâtiment de faire du délestage sur le réseau électrique ou bien s’effacer en fonction des sollicitations du réseau.

Share Button

Un état des lieux des usages des logiciels et Outils BIM en France

Introduction

A la lumière de tout ce qui s’échange sur les différents moyens de communications, un nouvel acronyme appelé «BIM» prend une place importante dans toute l’actualité relative au monde de la construction.

Tout cet engouement au BIM, qui profite des dernières avancées informatiques, introduit de nouvelles méthodes de travail et induit l’émergence de nouveaux et de nombreux outils et logiciels dédiés au BIM que les professionnels utilisent.

En France, le BIM et son usage font leur petit bonhomme de chemin, mais quels sont les outils et logiciels BIM les plus utilisés?

Mais c’est quoi le BIM en deux mots?

bim-image-questLe BIM, acronyme de Building Information Modeling, se dit de ce nouveau mode travail collaboratif, de construire avant de construire  qui nous renvoie vers la modélisation d’une maquette numérique ou l’avatar virtuel , de la construction réelle à réaliser, contenant une somme importante d’informations intégrant les données relatives à son cycle de vie.

image303
Modèles numériques

Le BIM est à considérer comme un processus de travail, organisé autour d’un ensemble cohérent de méthodes et de techniques faisant appel aux différentes technologies informatiques et solutions logicielles, dont la finalité est de créer une base de données relative à l’ouvrage projeté sous forme d’un modèle numérique en 3 dimensions, en intégrant tous les corps d’états dans la démarche, dès les phases amont des projets.

 

Quels sont les différents logiciels et outils utilisés dans le BIM?

Dans le milieu professionnel, toute une panoplie d’outils et logiciels BIM sont utilisés. Mais pour des objectifs différents. On retrouve ceux utilisés dans la conception (permettant d’encoder des entités ou des données BIM) et ceux destinés à l’exploitation des données BIM déjà encodées.

image3301
Divers métiers impactés par l’usage du BIM

Pour éclairer un peu mes propos, il existe sur le marché des logiciels et outils servant à créer les modèles 3D et encoder les informations nécessaires et les échanger sous un format neutre et interopérable qui est le format IFC, tel que Revit d’Autodesk, Allplan de Nemetschek , Archicad d’Abvent, Tekla de Trimble et AECOsim Building Designer de Bentley.

Comme il existe un nombre important d’outils et logiciels, pouvant exploiter les données des modèle numériques BIM, pour des fins de visualisations, de simulation, de détection d’interférences, comme Navisworks d’Autodesk , Teklabimsight de Trimble DDS-CAD viewer de Nemetschek.

On trouve aussi, sur le marché d’autres outils et logiciels, utilisant les données BIM à des fins de gestion de patrimoine tel ACTIV3D d’économie de la construction comme WinQUANT IFC d’ATTIC et Devisoc de SOC Informatique.

Quels sont les logiciels et outils BIM les plus utilisés en France?

image301
Outils et logiciels BIM

Dans tout cet amas d’outils gravitant autour du BIM, quels sont ceux les plus utilisés en France (1)?

Tenter de répondre à cette question avec précision n’est, à mon avis point simple, en raison de l’hétérogénéité des pratiques professionnelles, des métiers et en raison de la sensibilité économique de ce type de données.

Néanmoins, de nombreux indicateurs, permettant d’avoir un aperçu global, sans grande précision, sur la pratique et les usages des logiciels et outils BIM en France sont disponibles sur Internet.

Comment sera menée notre quête d’informations?

Un petit tour sur la toile, nous permet, en effet, de remarquer qu’il existe un nombre important de ressources relatives aux BIM, via des Blogs, des forums de discussions, pages WEB personnelles et des tutoriels. Pour démêler ce tas d’information et en faire un ensemble cohérent de données, un travail de veille technologique, doit être mené. De ce coté, un large éventail d’outils et méthodes sont disponible, voici un lien pour en savoir plus .

Mais pour notre petite quête d’informations, l’utilisation du service  «tendances de recherches», proposé par Google est choisi comme moyen. Il permet de restituer les tendances des requêtes de recherches des utilisateurs sur le moteur de recherche de Google et sur YouTube en fonction du temps et du lieu.

Résultats et commentaires

En focalisant notre recherche sur les outils et logiciels encodant les entités BIM, cités précédemment (REVIT, Allplan, TEKLA et AECOsim Building Designer ) sur une période allant de janvier 2012 à mars 2015, sur le territoire français, on aboutit à ces résultats (Web et YouTube).

image310
Résultats des requêtes sur Google.
image308
Résultats de la requêtes sur YouTube.

 A partir de ces deux figures, il ressort bien que les mots clés utilisés pour notre enquête sont bien recherchés, ce qui nous renseigne un peu, sur l’intérêt qu’il suscitent.

De plus près, il apparaît que les termes «Revit» et «Archicad» sont les plus recherchés sur le web et sur YouTube, avec un des pics plus significatifs pour «Revit». De ce constat, Revit est-il l’outil le plus utilisé en France? Probablement oui.

A mon avis, seule une étude bien structurée et mieux ciblée, pourra aboutir à des résultats plus précis et plus fiables.

Webographie:

(1): http://www.batiportail.com/bim/metiers.asp

(2):http://objectif-bim.com/index.php/bim-maquette-numerique/le-bim-en-bref/la-definition-du-bim

(3):https://patrimonialisation.files.wordpress.com/2014/03/rapport-pbd-bim-et-gestion-du-patrimoine-tome-1-mars-2014-vf.pdf

(4):http://communautes.idealconnaissances.com/3dbt/public

(5):http://www.lemoniteur.fr/article/le-plan-pour-faire-basculer-le-batiment-dans-le-bim-23974640

Share Button

En quoi le BIM fait évoluer l’organisation d’un projet ?

D’un point de vue de la conception, l’utilisation du BIM dans la réalisation d’un projet permet de faire des prévisions les plus proches possibles de la réalité. En effet, grâce à la maquette numérique on observe l’ouvrage d’une façon plus élargie et plus concrète.  Cela permet donc de mieux l’appréhender, et surtout de prendre des décisions plus efficaces. De plus, quand les différents acteurs d’un projet utilisent le BIM, toutes les informations sont centralisées sur le logiciel. Inutile de préciser qu’il en découle une notable simplification des échanges de données et de la communication au sein des différentes parties prenantes du projet. On voit bien l’évolution qu’apporte le BIM par rapport à l’usage de plans en deux dimensions, souvent peu parlants.

Le BIM permet aussi de simplifier la phase de réalisation en faisant face à l’élaboration d’ouvrages complexex. En étant « un processus collaboratif » selon Nicolas Paschal, directeur de projet pour la construction de la Fondation Louis-Vuitton, le BIM permet à tous les intervenants du chantier d’avoir la même base de données, et d’ inciter à créer une « routine d’optimisation ». Cela permet d’une manière générale de construire les ouvrages d’une manière plus fiable, plus rapide et donc plus économique.

Enfin en ce qui concerne l’exploitation de l’ouvrage, l’utilisation d’un tel logiciel optimise la maintenance puis anticipe et simule l’évolution de l’ouvrage. Le BIM rend possible une centralisation complète des données nécessaires à l’exploitation et en particulier à la gestion de l’entretien. Mais la maquette numérique répertorie également les choix qui ont été faits dans le passé sur les équipements, les réparations, et globalement tout ce qui touche à l’exploitation de l’ouvrage. On peut noter que l’usage de la maquette permet d’améliorer chacune des trois phases de la vie de l’ouvrage, de la conception à l’exploitation en passant par la réalisation.

Les autorités britanniques ont annoncé en mai 2011 qu’au premier janvier 2016, toutes les commandes publiques de bâtiment devront obligatoirement utiliser des outils numériques et en particulier le BIM. Selon eux, l’utilisation de ce logiciel permettrait de réduire de 20 % les coûts de construction d’un ouvrage. De plus une directive européenne (votée par le parlement européen en janvier 2014) recommande l’usage du BIM sur les marchés publics à l’horizon 2017. Le BIM est en train de révolutionner notre façon de travailler. De part les nombreux avantages qu’apporte son utilisation comme la réduction des coûts et des délais, il faut s’attendre à une généralisation du BIM d’ici quelques années…

Share Button

Le BIM au service de la transition énergétique

Le BIM, que l’on peut traduire par Bâtiment et Informations Modélisées, est en passe de devenir un enjeu majeur dans la conception des bâtiments, notamment en tant que solution à des problématiques actuelles comme la notion de bâtiment durable et d’efficacité énergétique.

En effet, lors de la Conférence Environnementale, réalisée en septembre 2012,  l’efficacité énergétique des bâtiments a été confirmée comme l’une des priorités du quinquennat. C’est dans ce contexte  qu’un groupe de travail a été missionné par le président du Plan Bâtiment Durable, Philippe Pelletier, pour conduire une étude sur la manière de réformer le milieu du bâtiment, à la fois dans les phases de conception, de réalisation et d’exploitation, grâce à l’utilisation de la maquette numérique.

La réforme du secteur du bâtiment se fait actuellement sous une multitude de facettes : à la fois une transition énergétique et écologique qui se met en place, englobant aussi les enjeux des coûts dus aux erreurs de conception, au non-respect des réglementations, à la perte de temps due à une perte des données déjà acquises. C’est aussi le rapport des futurs acquéreurs aux qualités de leur logement qui se modifie, ces acquéreurs étant de plus en plus exigeants car devant eux-mêmes payer le prix d’un bâtiment peu efficace énergétiquement.  Enfin dans l’exploitation même du bâtiment, son entretien, la réduction des coûts d’exploitation est une question prise en compte maintenant dès la conception. Tous ces changements font intervenir des acteurs variés qui ont besoin de travailler dans une collaboration beaucoup plus étroite et sur des données communes.

Or  comme cela est mis en avant dans le rapport rendu par le groupe d’étude, le BIM est à la fois un « logiciel-outil », un « processus collaboratif » auquel on peut associer un « format informatique d’échange de données », une base de données sur le bâtiment et une « méthode d’analyse » voir de management. Il permet de contenir l’ensemble des informations existantes et nécessaires sur un  bâtiment. Et la clef de cette utilisation du BIM comme révolution du secteur est la mise à jour continue de cette base de données, permettant de supprimer ces pertes d’informations, à la fois par chacun des acteurs et au moment des passations entre les différents acteurs, engendrant des surcouts pour chacun d’eux.

Comme exemple, aujourd’hui il arrive très souvent que les équipements installés dans un bâtiment ne soient pas utilisés de manière optimale comme calculé lors des études, pour la gestion énergétique notamment. Cette mauvaise utilisation est due au fait que les informations ne sont  pas passées à l’acquéreur, et engendre à la fois des surcoûts et une perte de la qualité du bâtiment. Or le BIM traite chaque composant comme un objet auquel sont associées toutes ces caractéristiques. Il est alors possible pour l’exploitant d’avoir accès aux données expliquant la meilleure  utilisation de chaque élément du bâtiment. Il peut aussi anticiper la durée de vie de chaque élément et mieux gérer l’exploitation du bâtiment. Tous ces éléments permettent une gestion efficace tout au long de la vie du bâtiment, rentrant dans une véritable logique de développement durable.

Share Button

Le BIM, ou comment mieux faire

      Le BIM (Building Information Model), également appelé maquette numérique, révolutionne notre façon de travailler. Il s’impose petit à petit comme un outil indispensable dans le domaine du BTP. Lors de chaque phase d’un projet, il présente de nombreux avantages. Lesquels sont-ils ?

Phase 1 : Mieux concevoir 

      Tout d’abord, la maquette numérique permet de visualiser très concrètement le projet, beaucoup mieux que sur des plans 2D. C’est pour cela que le BIM est un outil d’aide à la décision puisqu’il est alors facile de faire des simulations précises, par exemple, cela permet au client de choisir entre différentes variantes. De plus, la centralisation de toutes les informations dans un seul document permet d’éviter les incohérences entre les actions des différents acteurs. Enfin, l’un des principaux atouts du BIM est l’optimisation des coûts. Par exemple, la maquette peut prendre en compte la dimension budgétaire du projet, les quantités peuvent alors être récupérées de manière très précise, ou encore, les déperditions et les consommations liées à la réglementation thermique peuvent être calculées très finement. D’après une étude anglaise, les coûts de construction pourraient ainsi être réduits de près de 20%.

Phase 2 : Mieux construire

      Lors de la phase de construction, il est intéressant d’intégrer le facteur temps dans la maquette, cela permet d’une part de vérifier que l’enchainement du planning est cohérent et d’autre part de visualiser l’évolution de la construction du projet. Grace à une meilleure organisation du chantier, les délais sont maximisés, mais la qualité et la sécurité le sont également, notamment grâce au repérage en amont sur la maquette des problèmes éventuels et des différentes situations à risques.

 Phase 3 : Mieux exploiter

      Les bénéfices du BIM ne s’arrêtent pas à la livraison de l’ouvrage, il en révèle de nombreux encore après. Il est important de noter que 75% du coût d’un ouvrage est généré par son exploitation ,c’est pourquoi les clients sont intéressés par tout ce qui pourrait l’optimiser et ainsi en réduire le coût. Le BIM permet ainsi de faciliter la maintenance de l’ouvrage, notamment grâce à la centralisation de toutes les données concernant les différents matériels et équipements. Il permet également l’anticipation de l’évolution de l’ouvrage dans le but d’optimiser son utilisation, par exemple, les universités n’utilisent en moyenne que 20% de leur capacité.

      Les avantages du BIM sont incontestables, celui ci sera très bientôt un outil indispensable, en particulier dans le domaine du BTP, que tout intervenant se devra de connaître et savoir utiliser.

Share Button

BIM : DE LA CONCEPTION A L’EXPLOITATION

Aujourd’hui, la maquette numérique devient un support incontournable des études. Dans ce contexte, de nombreuses entreprises développent le BIM en adaptant son mode de fonctionnement afin que son utilisation soit optimale de la phase conception à l’exécution des projets et également pendant l’exploitation des bâtiments.

BIM & CONCEPTION

  • Créer des objets paramétriques

Le BIM repose sur la création d’objets caractérisés par leurs propriétés et leurs relations avec les autres éléments. Ainsi, toute modification est intégrée dans l’élément modifié mais aussi dans tous les objets qui lui sont liés. Grâce à ces objets paramétriques, les ingénieurs ont accès aux données et tailles géométriques des éléments directement à partir des modèles 3D ce qui permet des calculs de dimensionnement et des analyses plus rapides.

  • Optimiser la conception

L’utilisation du BIM permet d’explorer plusieurs options de conception avant que les décisions soient prises. Grâce au modèle 3D permettant de visualiser ces options, les clients peuvent alors prendre des décisions rapidement afin de déterminer la conception optimale.

  • Coordonner et Collaborer

Le BIM offre une approche du projet basée sur un modèle 3D  permettant de garder les données cohérentes entre les différentes disciplines, ce qui rend plus facile pour les concepteurs et les ingénieurs de coordonner tous les éléments de la conception. De plus, les sous-traitants peuvent coordonner la conception de leurs systèmes. Cette coordination précise permet notamment de détecter les collisions entre les différents systèmes ce qui permet de réduire les coûts et d’améliorer l’efficacité de la conception. L’utilisation du BIM permet donc une meilleure collaboration entre les intervenants grâce à l’utilisation d’un même modèle 3D, simultanée ou non.

  • Faciliter l’extraction de données

Le modèle numérique conçu avec un logiciel de BIM permet, à toutes les étapes du projet, d’effectuer des visualisations plus précises pour les maîtres d’ouvrages, les maîtres d’œuvre, les ingénieurs, …. Les logiciels BIM permettent de générer des plans 2D (plans de niveaux, coupes, …) cohérents entre eux et reflétant parfaitement le modèle virtuel. Les quantités et les coûts de construction peuvent également être extraits ce qui permet d’avoir un retour rapide sur les conséquences budgétaires d’une modification ou d’une variante. De plus, les analyses et simulations des performances environnementales et énergétiques du bâtiment étant facilitées, elles peuvent être réalisées très tôt dans l’étude ce qui permet une optimisation.

BIM & EXECUTION

  • Optimiser les calendriers de construction

Les logiciels BIM permettent de créer des modèles de l’ensemble du chantier, de développer le séquençage de la construction synchronisée, de coordonner la livraison des matériaux. En effet, le modèle 3D permettant l’extraction de tous les matériaux et ressources nécessaires à chaque étape du projet, il est plus facile de planifier les livraisons et les commandes sous-traitants peuvent être effectuées avec plus de précision.

  • Minimiser les problèmes de construction et améliorer l’efficacité du chantier

Le modèle 3D conçus avec les logiciels BIM peut être utilisé pour identifier et résoudre systématiquement les interférences étage par étage. De plus, la conception et la construction peuvent être synchronisées grâce au 4D  qui ajoute la dimension temps au modèle 3D. Par ailleurs, les modifications étant reportées en temps réel grâce aux objets paramétriques, leurs conséquences peuvent être visualisées sur le modèle 3D.

  • Réduire les déchets

Le processus BIM a contribué à accroître la précision dans les processus de préfabrication et ainsi la réduction des déchets de matériaux notamment.

BIM & EXPLOITATION

Les propriétaires du bâtiment ont accès aux différentes informations collectées durant la construction puisqu’elles sont insérées au modèle 3D. Le BIM permet d’intégrer dans le modèle des systèmes de gestion des installations pour les suivre sur le cycle de vie du bâtiment. Cela permet aux utilisateurs du bâtiment d’utiliser le modèle original pour les travaux d’entretien, les rénovations et les ajouts futurs.

 

Références : http://www.objectif-bim.com/

Share Button

Le BIM : un atout pour le développement durable

            Le développement durable est un enjeu qui devient de plus en plus important dans le domaine du bâtiment. Avec le passage à la RT2012, les réglementations sont plus contraignantes et leurs mises en place dans la conception et la réalisation d’un bâtiment demandent plus d’efforts puisqu’elles font intervenir un grand nombre d’acteurs : architecte, ingénieur structure, thermique, acoustique, mécanique des fluides, … Le BIM, avec ses avantages au niveau de la communication et du partage des données techniques pourrait être un bon moyen pour résoudre ces enjeux.

            Pour rappel, la RT2012 a pour objectif de limiter la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs à un maximum de 50kWhEP/(m2.an) en moyenne. Plusieurs points sont en jeu : limitation de la consommation énergétique, équipements performants, confort en été, conception du bâtiment adaptée (traitement des ponts thermiques, de l’étanchéité, surface minimale vitrée, …). Toutes ces exigences sont assez dures à réaliser.

            Ainsi, le BIM est un atout dès la conception. En effet, les architectes et les bureaux d’étude peuvent intégrer les informations techniques relatives au bâtiment dès le début. Le projet est donc pensé dès le départ en prenant en compte tous les aspects liés au développement durable, il sera donc forcément meilleur et plus performant énergétiquement. Certains points peuvent d’ailleurs être directement calculés, comme l’impact environnemental et la performance énergétique du bâtiment et donc être mieux optimisés.

            C’est également un atout durant la phase de réalisation, tous les acteurs du projet ont accès à toutes les données tout le temps. Ainsi, cela permet un gain précieux de temps, notamment au cas où il y ait une modification par exemple, tout le monde a accès à la dernière mise à jour. Les données utilisées sont également plus fiables, il y a moins de pertes ou de  risques d’erreur. Le BIM est donc un moyen de mieux respecter les normes réglementaires et les performances attendues, car il permet de limiter le risque d’erreur et diminue les pertes de temps.

            Enfin, le BIM peut être un atout, toujours en faveur de l’environnement, après la fin du chantier, durant la phase d’exploitation du bâtiment. Notamment, il permet de mieux accompagner les usagers. Très souvent, pour qu’un bâtiment fonctionne au meilleur de ces performances énergétiques, les usagers ont un véritable rôle à jouer. Le BIM, par le moyen d’internet, peut par exemple permettre de suivre la consommation énergétique de chaque habitant, par rapport aux différentes énergies, chauffage, électricité, eau, … Egalement, les gestionnaires ou propriétaires d’un ouvrage peuvent ainsi mieux maîtriser le budget d’exploitation.

Share Button

La révolution du marché par le BIM dans la conception et l’exploitation des projets

Développé à partir de 1995 suite au rassemblement de plusieurs entreprises de la construction afin de créer un projet visant à faciliter les interactions entre les différents acteurs de l’acte de construire, le BIM est né de l’évolution du langage numérique IFC (Industry Foundation Classes). Depuis la croissance des premiers logiciels de dessin 2D, il tend aujourd’hui à devenir le modèle standardisé de management et de gestion de projet par l’utilisation de la maquette numérique.

Aujourd’hui, de grands noms tels que Eiffage Construction et un nombre grandissant d’acteurs du BTP développent et intègrent ce mode de réponse innovateur aux appels d’offres. Il assure et favorise ainsi le déroulement de différentes opérations, à commencer par la conception. La visualisation du futur bâtiment est facilitée pour le client, mais aussi pour le concepteur dans le cadre de projets architecturalement complexes, comme celui de fondation Louis Vuitton développé par Gehry Technologies et ayant obtenu le Prix d’Excellence BIM par l’American Institute of Architects. Il permet de plus d’optimiser le coût du futur ouvrage à construire grâce à l’obtention de données quantitatives pointues pour chaque type de matériau, et d’y apporter les coûts indirects. Ainsi, selon le gouvernement Britannique, concevoir grâce au BIM permettrait de réduire jusqu’à 20 % le coût d’un ouvrage. La phase de construction est aussi concernée par cette innovation. Elle offre la possibilité d’obtenir une meilleure organisation et planification du chantier, l’anticipation des futures difficultés par la maquette numérique et donc une fiabilisation des délais.

Outre l’utilisation des 6 premières dimensions du BIM, permettant de répondre aux besoins des étapes de construction et de conception d’un projet, une septième dimension tend aujourd’hui à se développer. Elle a pour utilité de faciliter la maintenance d’un projet, élément particulièrement appréciable pour le client sachant que 75% du coût d’un ouvrage est engendré par l’exploitation. La gestion de l’entretien et du remplacement des équipements, ou encore de l’espace permet ainsi d’optimiser les coûts d’exploitation. L’évolution de l’ouvrage est aussi remise en cause, dans le but de tenir compte des possibles utilisations futures de ce dernier dès la conception, un bâtiment tertiaire étant aujourd’hui utilisé à 60 % de ses possibilités en moyenne. Selon Wen Hu, responsable de l’expertise et du développement de Bouygues Energies et Services en France, le BIM devrait alors prétendre à devenir l’un des principaux outils du facility management, et couvrirait ainsi l’ensemble du cycle de vie d’un immeuble.

Adaptation du BIM au cycle d'un immeuble
Adaptation du BIM au cycle d’un immeuble

 

Pour l’avenir, le Parlement Européen recommande la réalisation d’une maquette numérique dans le cadre des chantiers en marchés publics d’ici 2017, principalement pour les raisons économiques attrayantes qu’elle représente. Au niveau national, la FFB (Fédération Française du Bâtiment) a récemment annoncé l’ouverture d’une nouvelle cellule « Maquette Numérique », permettant notamment de rendre le BIM accessible à toutes les entreprises à des coûts réduits. Il n’est en effet aujourd’hui pas évident pour une PME de suivre cette évolution au même titre qu’un grand groupe, car elle nécessite une adaptation et l’adoption d’une nouvelle manière de penser un projet ce qui engendre un coût non négligeable. Cette dernière a aussi pour intention d’uniformiser les données, en développant au niveau européen la norme IFC Iso, ainsi que le format standardisé Bimétré, permettant l’interaction entre les différents logiciels CAO et de gestion de projet.

Le BIM a donc un avenir prometteur et tend à s’uniformiser à travers le monde en permettant l’utilisation des nouvelles technologies au bénéfice du monde de la construction.

Share Button

Les enjeux du BIM en phase d’exploitation

Le BIM constitue à la fois un ensemble foisonnant de données et un outil de représentation graphique pour la construction. Aussi, son utilisation dans un projet permet de révolutionner les méthodes de conception en offrant une interopérabilité tout au long du processus de construction entre les différents intervenants de l’ouvrage. Cependant, les perspectives d’avenir du BIM ne s’arrêtent pas à la réception d’un bâtiment. En effet, c’est le suivi du cycle de vie tout entier de l’ouvrage qui se voit aujourd’hui transformé. Pour cela, l’usage des performances de la maquette numérique ne doit pas se limiter à la seule phase de construction mais concerner également la phase d’exploitation.

Le transfert de données du constructeur à l’exploitant

Au-delà de son utilisation pour la conception et la réalisation, le BIM peut être utilisé comme un pont entre les phases de construction et d’exploitation. En proposant un partage de données qui devrait se faire dès la phase de conception, cela permettait d’impliquer au plus tôt la partie en charge de la vie du bâtiment après sa livraison. Un tel transfert s’appuyant sur la maquette numérique éviterait ainsi d’importantes pertes d’information. Par conséquent, certaines erreurs et dysfonctionnements pourront être évités en faisant participer l’exploitant qui pourra faire part de son type d’utilisation et de ses besoins. Finalement, le bénéfice de cette interaction se retrouvera dans le coût global de l’ouvrage, comme par exemple sur l’optimisation des besoins énergétiques, la correction des malfaçons ou des erreurs de conception, la réduction des coûts de non-qualité.

Un gain pour les propriétaires, exploitants et occupants

En rendant la maquette numérique accessible à l’exploitant mais aussi au propriétaire, cela améliore la connaissance du bâtiment qu’ils ont en charge ou occupent, notamment sur le plan technique. Ainsi, on observera une meilleure gestion de l’ouvrage par rapport aux travaux de maintenance, une prise de décision facilitée pour les syndicats de copropriété et également un confort accru pour l’occupant. Par ailleurs, la réorganisation d’un bâtiment ou le réaménagement d’un espace sera facilité grâce à une meilleure gestion des données. La bonne connaissance des équipements et de leur disposition assurera une meilleure répartition en cas de redécoupage d’une surface.

La valorisation des biens immobiliers et le coût des assurances 

Une connaissance accrue de l’ouvrage permet de le valoriser sur le marché immobilier en fournissant aux acquéreurs potentiels un panel considérable d’informations sur le bâtiment. Aussi, en ayant une meilleure approche du bâtiment et de son fonctionnement, cela conduira à une meilleure maîtrise des risques et, par conséquent, le coût des assurances sera réduit.

Un nouveau rôle à jouer pour l’actualisation de la maquette numérique

L’utilisation du BIM en phase d’exploitation requiert un travail d’actualisation continue de la maquette tout au long du cycle de vie de l’ouvrage, ainsi qu’une conservation des données collectées. Par exemple, l’état des installations ou leur renouvellement devront être renseignés par une mise à jour du support. A l’avenir, cette tâche sera probablement une des responsabilités du BIM Manager sur la phase d’exploitation du bâtiment.

Share Button