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Un état des lieux des usages des logiciels et Outils BIM en France

Introduction

A la lumière de tout ce qui s’échange sur les différents moyens de communications, un nouvel acronyme appelé «BIM» prend une place importante dans toute l’actualité relative au monde de la construction.

Tout cet engouement au BIM, qui profite des dernières avancées informatiques, introduit de nouvelles méthodes de travail et induit l’émergence de nouveaux et de nombreux outils et logiciels dédiés au BIM que les professionnels utilisent.

En France, le BIM et son usage font leur petit bonhomme de chemin, mais quels sont les outils et logiciels BIM les plus utilisés?

Mais c’est quoi le BIM en deux mots?

bim-image-questLe BIM, acronyme de Building Information Modeling, se dit de ce nouveau mode travail collaboratif, de construire avant de construire  qui nous renvoie vers la modélisation d’une maquette numérique ou l’avatar virtuel , de la construction réelle à réaliser, contenant une somme importante d’informations intégrant les données relatives à son cycle de vie.

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Modèles numériques

Le BIM est à considérer comme un processus de travail, organisé autour d’un ensemble cohérent de méthodes et de techniques faisant appel aux différentes technologies informatiques et solutions logicielles, dont la finalité est de créer une base de données relative à l’ouvrage projeté sous forme d’un modèle numérique en 3 dimensions, en intégrant tous les corps d’états dans la démarche, dès les phases amont des projets.

 

Quels sont les différents logiciels et outils utilisés dans le BIM?

Dans le milieu professionnel, toute une panoplie d’outils et logiciels BIM sont utilisés. Mais pour des objectifs différents. On retrouve ceux utilisés dans la conception (permettant d’encoder des entités ou des données BIM) et ceux destinés à l’exploitation des données BIM déjà encodées.

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Divers métiers impactés par l’usage du BIM

Pour éclairer un peu mes propos, il existe sur le marché des logiciels et outils servant à créer les modèles 3D et encoder les informations nécessaires et les échanger sous un format neutre et interopérable qui est le format IFC, tel que Revit d’Autodesk, Allplan de Nemetschek , Archicad d’Abvent, Tekla de Trimble et AECOsim Building Designer de Bentley.

Comme il existe un nombre important d’outils et logiciels, pouvant exploiter les données des modèle numériques BIM, pour des fins de visualisations, de simulation, de détection d’interférences, comme Navisworks d’Autodesk , Teklabimsight de Trimble DDS-CAD viewer de Nemetschek.

On trouve aussi, sur le marché d’autres outils et logiciels, utilisant les données BIM à des fins de gestion de patrimoine tel ACTIV3D d’économie de la construction comme WinQUANT IFC d’ATTIC et Devisoc de SOC Informatique.

Quels sont les logiciels et outils BIM les plus utilisés en France?

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Outils et logiciels BIM

Dans tout cet amas d’outils gravitant autour du BIM, quels sont ceux les plus utilisés en France (1)?

Tenter de répondre à cette question avec précision n’est, à mon avis point simple, en raison de l’hétérogénéité des pratiques professionnelles, des métiers et en raison de la sensibilité économique de ce type de données.

Néanmoins, de nombreux indicateurs, permettant d’avoir un aperçu global, sans grande précision, sur la pratique et les usages des logiciels et outils BIM en France sont disponibles sur Internet.

Comment sera menée notre quête d’informations?

Un petit tour sur la toile, nous permet, en effet, de remarquer qu’il existe un nombre important de ressources relatives aux BIM, via des Blogs, des forums de discussions, pages WEB personnelles et des tutoriels. Pour démêler ce tas d’information et en faire un ensemble cohérent de données, un travail de veille technologique, doit être mené. De ce coté, un large éventail d’outils et méthodes sont disponible, voici un lien pour en savoir plus .

Mais pour notre petite quête d’informations, l’utilisation du service  «tendances de recherches», proposé par Google est choisi comme moyen. Il permet de restituer les tendances des requêtes de recherches des utilisateurs sur le moteur de recherche de Google et sur YouTube en fonction du temps et du lieu.

Résultats et commentaires

En focalisant notre recherche sur les outils et logiciels encodant les entités BIM, cités précédemment (REVIT, Allplan, TEKLA et AECOsim Building Designer ) sur une période allant de janvier 2012 à mars 2015, sur le territoire français, on aboutit à ces résultats (Web et YouTube).

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Résultats des requêtes sur Google.
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Résultats de la requêtes sur YouTube.

 A partir de ces deux figures, il ressort bien que les mots clés utilisés pour notre enquête sont bien recherchés, ce qui nous renseigne un peu, sur l’intérêt qu’il suscitent.

De plus près, il apparaît que les termes «Revit» et «Archicad» sont les plus recherchés sur le web et sur YouTube, avec un des pics plus significatifs pour «Revit». De ce constat, Revit est-il l’outil le plus utilisé en France? Probablement oui.

A mon avis, seule une étude bien structurée et mieux ciblée, pourra aboutir à des résultats plus précis et plus fiables.

Webographie:

(1): http://www.batiportail.com/bim/metiers.asp

(2):http://objectif-bim.com/index.php/bim-maquette-numerique/le-bim-en-bref/la-definition-du-bim

(3):https://patrimonialisation.files.wordpress.com/2014/03/rapport-pbd-bim-et-gestion-du-patrimoine-tome-1-mars-2014-vf.pdf

(4):http://communautes.idealconnaissances.com/3dbt/public

(5):http://www.lemoniteur.fr/article/le-plan-pour-faire-basculer-le-batiment-dans-le-bim-23974640

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L’investissement dans la démarche BIM

Pouvant se définir par ces termes : Bâtiment et Informations Modélisés, le champ d’application du BIM ne peut se résumer seulement à un simple outil. Il peut prendre la forme d’un logiciel, d’une base de données, d’un processus collaboratif et d’une méthode de Management. Aujourd’hui 82% des professionnels du BTP le considère comme l’avenir du bâtiment. Cependant, une enquête menée par Le Moniteur révèle que l’investissement dans la démarche BIM est considéré comme un frein par 42% de ses lecteurs. Se donner les moyens de développer une stratégie BIM dans le business plan est-il réservé aux plus grandes des entreprises de la construction?

 Kléber Daudin qui travaille avec la suite Building Design d’Autodesk, estime l’investissement initial à 25 000 € par utilisateur comprenant l’achat de la machine, la suite logicielle, la formation du personnel auxquels viennent s’ajouter les renouvellements de licence annuels d’un montant de 1000 € environ. Si ces chiffres peuvent paraître excessifs, il est nécessaire de rappeler les avantages du BIM IFC –Industry Foundation Classes : Format d’échange destiné à l’interopérabilité – : le gain de temps sur chantier grâce à la mise à disposition d’une base commune de données à l’ensemble des acteurs de la construction, l’amélioration de la qualité des ouvrages, le renforcement de l’image de l’entreprise en se démarquant des concurrents, de plus l’utilisation du BIM pourrait réduire les coût de non-qualité et le coût de l’assurance avec une meilleure prise en compte des risques pendant l’exploitation du bâtiment par exemple. Par ailleurs, la société Autodesk affirme que la maquette numérique permet l’innovation créatrice de valeur ajoutée si elle s’inscrit dans une vision globale de l’entreprise et si elle est distincte de la R&D et de l’IT. Plus prospectivement, La FFB -Fédération Française du Bâtiment – souhaite rendre accessible la maquette numérique à moindre coût aux PME et aux artisans et ainsi leur permettre de rentabiliser plus facilement leur investissement. Quant aux rédacteurs du rapport Plan Bâtiment Durable Pierre Mit et Franck Hovorka, ils souhaitent rendre utilisable la maquette numérique pour les travaux d’ouvrages neufs ou de rénovation et la modifier pendant tout le cycle de vie du bâtiment : de la conception à l’exploitation. Ils souhaiteraient également qu’une étude économique soit menée pour mesurer précisément l’impact du BIM sur le coût global du bâtiment.

 En définitive, le BIM marquera grandement l’ère du bâtiment. A l’horizon 2017, il est d’ailleurs prévu que la maquette numérique devienne obligatoire pour la gestion des équipements de L’Etat. Le coût de l’investissement BIM sera certainement compensé par une véritable valeur ajoutée des entreprises et un gain de temps indiscutable. Le BIM, secteur récent et prometteur du BTP, se prête à de nombreuses réflexions notamment en ce qui concerne la confidentialité des données avec la propriété intellectuelle des architectes ou bien encore l’interopérabilité grâce au format IFC.

 Sources :

  • Autodesk : A framework for implementing a BIM business transformation.
  • Batiweb : Bâtiment  2.0 : la  FFB fait de la maquette numérique une priorité
  • Le Moniteur : Faire basculer le bâtiment dans le BIM
  • Le Moniteur : Le  BIM c’est maintenant
  • MediaConstruct : Entreprises du bâtiment
  • Objectif BIM : Le BIM Manager
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Les freins au développement du BIM

Building Information Modeling (BIM) permet de réaliser une maquette numérique dynamique utilisant les trois dimensions dans le but d’augmenter la productivité dans la conception et la construction des bâtiments. Cette maquette ne représente pas simplement le bâtiment en trois dimensions, elle permet aussi d’avoir accès aux informations suivantes : géométrie de la construction, informations géographiques du site de construction, quantités et propriétés des éléments utilisés pour la construction ainsi que les relations spatiales. Ainsi, l’ensemble des informations issues de chaque étape de la construction sont fédérées dans la maquette numérique (dimensionnement, calculs énergétiques, emplacements des équipements…). Cela représente une réelle révolution dans le monde du bâtiment, permettant une vision du coût global qui implique donc des économies importantes par une meilleure gestion des délais et des coûts.

Malgré l’énorme potentiel du BIM il reste quelques points freinant son développement. En effet, pour que l’économie de la construction française perçoive les avantages de l’utilisation du BIM il faudrait que la majorité des entreprises du BTP l’utilise. Cependant, le passage au BIM est beaucoup plus aisé pour les entreprises ayant une petite structure car plus le nombre d’intervenants est faible plus les échanges de données sont réduits et donc il est beaucoup plus simple de faire muter l’organisation d’une petite agence plutôt que d’un grand groupe. De plus, pour passer efficacement au BIM il faut se former et former les collaborateurs de son agence et cela représente un coût important en temps et en argent, les grandes structures seront donc plus à même d’assurer la rentabilité de leur investissement tandis que les plus petites pourront être freinées par cet investissement à long terme qui engage beaucoup de frais supplémentaires au commencement.

En ce qui concerne le plan juridique il reste des informations à préciser, des réponses à trouver. En effet, la capitalisation des informations sur une même maquette, une même base de données implique des conséquences juridiques qui restent à ce jour floues. Tout d’abord la question de la propriété intellectuelle, à qui appartient la maquette puisque tous les acteurs de la construction peuvent y avoir accès et la modifier ? Cette question de propriété intellectuelle soulève l’interrogation de la responsabilité en cas de sinistre après la construction, les erreurs de conception sur la maquette impliquant des erreurs de construction doivent être assumées par qui ?

Le BIM n’est pas une technologie nouvelle en Europe, par exemple le Royaume-Uni impose déjà la livraison de toutes les constructions publiques en BIM d’ici l’année 2016. Pour développer les livraisons en BIM en France et ne pas se laisser freiner par des questions juridiques ou pratiques déjà rencontrées dans les pays utilisant le BIM depuis plus longtemps, la France devrait donc s’inspirer des mesures prises par ses voisins pour répondre à ces diverses contraintes (aménagements contractuels, traçabilité des acteurs…).

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La relance économique dans le secteur de la construction par le BIM

La mise au service de l’informatique au secteur de la construction a permis à un contexte économique morose de tirer son épingle du jeu. Cette révolution tant structurelle, culturelle, qu’économique profite à toutes les parties prenantes d’un projet, de sa conception à son exploitation, en passant par sa réalisation.

Sur le plan économique, des économies de l’ordre de 20% sont attendues à performance équivalente. De plus, c’est pour la gestion de l’exploitation d’un bâtiment, qui représente 75% du coût de l’ouvrage que le BIM servira. Les évolutions énergétiques, techniques sont anticipées par le BIM, allongeant ainsi la durée de vie des ouvrages, et diminuant le coût global de l’ouvrage (investissement initial, exploitation, recyclage).

Le BIM permet d’associer coût d’exploitation et de construction. L’objectif est déjà en Angleterre de réduire les coûts de 20% d’ici à 2016. Mais comment ? Le BIM permet de gagner en délai de construction (amélioration du phasage, de gestion des stocks en temps réel), d’améliorer la qualité (mise en commun des spécialités des différentes parties prenantes).

La condition non-négligeable de son bon fonctionnement réside dans la coopération de tous les acteurs : sous-traitant, entrepreneurs, maître d’œuvre. Le projet doit être expliqué précisément pour que le maître d’ouvrage soit réceptif à cette industrialisation de la construction. Le modèle 3D permet d’associer précisément chaque élément de l’ouvrage aux bordereaux de prix détaillés, on estime beaucoup plus précisément le coût de l’ouvrage. On limite ainsi les mauvaises surprises de fin de chantier, les surcoûts liés aux difficultés de réalisation. Un phasage évolutif et actualisé, permet d’allouer les justes moyens humains et matériels nécessaires à la réalisation de l’ouvrage. Finis les essais grandeur-nature hors de prix : grâce au BIM, la modélisation informatique permet de simuler de nombreuses situations directement en interaction avec d’autres paramètres de l’ouvrage. Cela permet de valider une méthode constructive, de détecter des zones d’interférence, et d’anticiper l’avenir à moindre coût. La quantité de détails, de documents, souvent indispensables à la réalisation d’un ouvrage est optimisée grâce au BIM. Elle est centralisée et collaborative. La quantité de plans 2D est réduite car le modèle 3D permet d’obtenir ceux que l’on souhaite. Cela permet de réduire les coûts de conception quant à une réalisation classique type CAO et de réduire des écarts souvent constatés entre plans fournis et dimensions réelles.

Le temps, c’est de l’argent. Les impondérables sur chantier classiques sont quotidiens. Si les difficultés n’ont pas pu être anticipées par le BIM, ce dernier permet une évaluation plus rapide des modifications, leur synchronisation immédiate et leur transmission aux acteurs concernés.

Le BIM reste essentiel pour la durée de vie de l’ouvrage. On peut intégrer de nombreux paramètres dans un projet BIM, dont celui l’usure des matériaux, la consommation énergétique, la durabilité des équipements. Cela permet d’optimiser une maintenance sur le long terme, et d’anticiper l’évolution de l’ouvrage.

Le BIM a donc permis de revoir tout un modèle économique dans le secteur de la construction, associant constructeurs et gestionnaires dont les objectifs communs sont la rentabilité et la qualité au service d’un utilisateur. Grâce au numérique, les perspectives d’évolution de cet outil sont énormes, permettant au BIM d’aller bien au-delà d’une technologie 7D.

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Le BIM, un outil du développement durable

Le domaine de la construction fait partie des secteurs les plus consommateurs d’énergie. À l’heure où la gestion des ressources et l’impact environnemental s’imposent sur le devant de la scène, il devient essentiel aux acteurs de la construction de s’interroger sur leur marge d’action.
Les réglementations deviennent plus exigeantes, d’autant plus en France avec la RT 2012 et la future RT 2020. Les utilisateurs ont également leur rôle, et que ce soit avec les campagnes de sensibilisation ou l’affichage des DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) dans les agences immobilières ou les pièces communes, la démarche verte s’inscrit du début du projet à son exploitation.
Alors que ces exigences se renforcent, il est pertinent de s’interroger sur l’impact que peuvent avoir les nouvelles technologies sur cette démarche, en particulier le BIM.

Actuellement, la performance énergétique d’un bâtiment se calcule via des logiciels de simulation thermique (tel que ClimaWin par exemple). Cependant, ce calcul est long et peut donner lieu à des erreurs ou des approximations : les ingénieurs saisissent manuellement de nombreuses données, des dimensions du projet à ses caractéristiques de bâti ou d’équipements.
Le BIM simplifie en effet cette étape : les caractéristiques sont directement saisies dans le logiciel, et les bureaux d’études peuvent accéder aux données rentrées à la conception sans avoir à les ressaisir, minimisant le risque d’erreurs humaines.
Par exemple, sur le logiciel de BIM Revit, il est possible de géo-référencer le bâtiment, de définir le type de projet (hôpital, logements…), de saisir le pourcentage de surfaces vitrées, et d’effectuer des calculs de consommation énergétique en prenant différentes solutions pour le projet. Les caractéristiques des matériaux sont également rentrées, et il est même possible d’effectuer des calculs de facteur de lumière du jour. Ces données, importées sur le cloud, permettent une transmission facilitée aux autres acteurs du projet.

L’autre utilisation du BIM intervient en phase d’exploitation : les usagers et les exploitants du bâtiment pourront accéder à une plate-forme web affichant en temps réel les consommations d’énergies et permettant d’anticiper et de traiter rapidement les problèmes pouvant intervenir. Ce projet consiste à créer une sorte de « carte vitale du bâtiment » accessible à tous, impliquant tous les acteurs de la vie du bâtiment dans la démarche du développement durable. Cela simplifie aussi considérablement les démarches administratives concernant la construction puisque tout sera réuni sur une seule et même plate-forme (permettant ainsi une économie de papier).
Contrairement à la première utilisation du BIM, cette « carte vitale » n’est encore qu’un projet, mais fait partie des projets à valoriser, puisqu’ils ont des impacts positifs pour les constructeurs, les usagers, et l’environnement : les économies d’énergie qui peuvent en découler profiteront à tous.

Sources :
ITFFB, « Un outil pour accompagner le changement », BatiPortail |en ligne], http://www.batiportail.com/bim/ec_enjeux.asp (consulté le 14/12/2014)
PBD, «Publication du rapport final « BIM et Gestion du Patrimoine » », PlanBâtimentDurable |en ligne], http://www.planbatimentdurable.fr/publication-du-rapport-final-bim-a790.html, (publié le 27/03/2014)
DROUET Julien, « Les trois piliers du Développement Durable et du BIM », VillageBIM [en ligne], http://villagebim.typepad.com/villagebim/2012/12/les-trois-piliers-du-developpement-durable-et-du-bim-avec-revit-et-la-building-design-suite-2013.html (publié le 26/12/2012)

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Mon mari s’est mis au BIM !! Que faire ?

(NB    :    à  prendre    au    3e    degrés)    

Votre vie sentimentale est en perte de vitesse?

Votre mari ne relève plus votre délicieux parfum exotique ?
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u soir au matin, votre époux reste scotcher à l’écran en ne parle plus que de modélisation 3D …?
Le fléau BIM a peut-être encore frappé.
Suite à l’incroyable percée technologique de ces 20 dernières années, on observe un gigantesque bouleversement concernant les procédés et les fonctionnalités 3D, affectant avec toujours plus de rigueur votre vie de couple. Le règne du fond laisse place à Sa Majesté la forme … Il faut agir et vite !

 Nous déclarons que le Building Information Modeling plus connu sous le nom de BIM, est entièrement responsable de cette crise nationale. Survenu il y a peu sur le marché de la conception, ce dispositif rassemble en un seul endroit tous les renseignements concernant l’élaboration d’un projet.

Résultat : LE BIM s’invite dans les conversations de chaque ingénieur BTP, supplantant les autres sujets de conversation (qui eux pourraient nous intéresser)

Sous prétexte d’une économie énergétique atteignant 30 % ,les architectes constituent la population la plus à risques (47 % ont déjà succombé aux chants des sirènes) suivi par 38 % des ingénieurs et 24 % des entrepreneurs. Les filles, cherchez plutôt du côté des chefs étoilés … Ils vous considéreront à votre juste valeur en vous préparant des bons petits plats gastronomiques.

IDEAL pour garder la ligne !

«  Lutter    pour    comprendre    BIM    c’est    comprendre    à    mieux    lutter    contre    BIM    »        (Jacques    Cheminade)

Il paraîtrait que faire du BIM , c’est générer «une dynamique de créativité interconnectée en suscitant la culture de projet». Il paraîtrait même que « décloisonner en distribuant des responsabilités » ce serait reconnaître l’importance de chaque acteur du projet.

POUDRE AUX YEUX

Comprenez ,sans faire preuve de mauvaise foi, qu’il s’agit d’une manipulation intellectuelle grossière capitalo-trotskiste complètement déconnectée de la réalité.

Et c’est précisément cette réalité physique qui tend à disparaître au profit d’une réalité virtuelle artificielle toujours plus présente et pervertissant certains esprits suffisamment éclairés pour s’y intéresser et pas assez brillants pour s’en extirper…

Vous l’aurez compris, plus quelque chose est trop simple (ou trop complexe) plus la méfiance est de règle.

Bref, soyez prudente !

La nouveauté …pas assez, toujours plus ,encore et encore plus ….

Le clientélisme et la fuite vers l’avant technologique sont effrayant.
Mais pourquoi être toujours plus efficace ?
Pourquoi refuse-t-on cette complexité si caractéristique de la nature humaine ?
Mais c’est précisément nos maris qui ont été sacrifié sur l’autel du progrès
FEMEN , ouvrez les yeux !!
Simplifier la vie de mon mari grâce à BIM
Non merci

Pouvoir imaginer l’ensemble des plans des divers corps d’états sur un seul fichier 3D,

Je n’en veux pas.

Avoir une synchronisation presque parfaite de l’ensemble des fichiers des collaborateurs.

NIETE pour moi

Se dire qu’il n’y aura plus de diffusions en retard, d’erreurs de synthèse, de travaux supplémentaires engendrant des surcouts inutiles.

Nous nous y refusons

En définitifs et comprenez le bien, si nos hommes sont heureux dans leur vie professionnelle, ils n’auront plus d’angoisses existentielles, de doutes, de sautes d’humeur… Il n’y aura plus de piment dans aucune chaumière, plus de disputes, plus de confiance … notre rôle … inexistant. L’adage selon lequel personne n’est irremplaçable nous touche , puisque BIM supplante indirectement notre autorité….

Nous espérons, par la pertinence de notre argumentaire, vous avoir convaincu que le progrès des méthodes de travail de l’ingénieur dessert grandement la cause féministe. L’amélioration de la rentabilité des heures passées à concevoir un bâtiment n’entraînera que toujours plus d’autosatisfaction et de vantardise pour nos hommes ?

Bien que ce logiciel intrusif soit considéré comme une optimisation sans précédente dans la vie de tout bon ingénieur BTP, il entraînera l’obsolescence inexorable de notre rôle de femme au foyer.

Nous vous attendons toutes pour la grande manifestation anti-BIM du mardi 34 mars.

 

 

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