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BIM – Une plate-forme encore trop inconnue

LASSONNERY Lucas                                                                                                  lucas_lassonnery@hotmail.com
TP3 – OP3S

 

BIM – Une plate-forme encore trop inconnue

 

S’il est vrai que le système BIM reste assez prisé des architectes, qui trouvent un intérêt direct à l’utilisation de ce logiciel en tant qu’application informatique de modélisation 3D, permettant de détecter les conflits de paramètres ou de fonctionnement, ce n’est pourtant qu’une infime partie des possibilités de cette interface qu’est le « Building Information Modeling ».

En effet, une toute autre facette de la vision BIM est qu’elle comprend un processus de collaboration dans lequel l’architecte, l’ingénieur et les entrepreneurs coopèrent de la phase de conception à la fin de la construction du projet, jusqu’à parfois sa phase d’entretien. C’est une véritable coopération entre ces différentes entités, leur entente et leur sincérité, qui permettra d’exploiter au maximum les possibilités du BIM, et de permettre une coordination sans failles.

Chaque acteur de cette synchronisation y trouvera son compte :

  • Le maître d’œuvre pourra associer plusieurs ingénieries d’étude selon un puzzle assez complexe, et ce regroupement permettra l’identification de conflit entre les différents bureaux. Cela fournit aussi toute la documentation du bâtiment au cours du cycle de construction.
  • Le ou les entrepreneurs, qui face à un nombre élevé d’intervenants devront accorder une importance particulière à la présentation des différents travaux à effectuer, ou encore l’enchaînement des tâches et à la sécurité.
  • Le maître d’ouvrage qui utilisera cet outil en tant que moyen de contrôle et de décision, pour que le produit final soit en accord avec ses attentes et son utilisation.

Pourtant, les intervenants se montrent encore assez timides à l’adoption de cette méthode. Pour cause, les maîtres d’œuvre qui ne voient pas encore les avantages, et se limitent aux conséquences budgétaires directes. La réduction des délais ou encore la diminution des demandes d’information, n’étant pas un effet visible et immédiat, ne permettent pas de faire pencher la balance en faveur de ce mode de travail novateur.

De plus, il faut avant tout pour la pérennité du processus que le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre et l’entrepreneur ne se cantonnent plus à leurs propres objectifs (souvent contradictoires), mais plutôt qu’ils expriment la volonté d’assurer une communication claire et franche entre eux, et ce durant toute la durée du projet. L’interface BIM consent alors un dialogue intelligent et réfléchi, qui permet d’aller à l’essentiel.

Néanmoins, face à une jeunesse de plus en plus informatisée, et par ce fait habituée à de la modélisation 3D dès son plus jeune âge, force est de constater que le BIM devient une nécessité ; autant s’y mettre au plus tôt !

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Le BIM au service de l’architecture

Quand on a commencé à m’expliquer le BIM (Building Information Modeling), j’ai de suite compris l’intérêt qu’il pouvait y avoir dans le BIM pour répondre aux problématiques actuelles. Ce procédé permet une meilleure collaboration entre les différents acteurs du monde du BTP, il est ainsi plus aisé d’anticiper les problèmes inhérents à la réalisation.  Le BIM s’inscrit donc totalement dans une démarche de développement durable car en anticipant les problèmes, il évite ainsi un gaspillage de ressources autant matérielles que financières. De plus, la réalisation d’une maquette numérique 3d permet aux maîtres d’ouvrages de mieux saisir le travail des équipes de conception.
Cependant, me prédestinant à une carrière d’architecte, je ne pouvais m’empêcher de penser au début que le BIM déresponsabilisait les architectes. N’arrivant pas à lier l’enseignement dispensé en école d’Architecture et le BIM, je me suis tout logiquement demandé

Qu’est-ce que le BIM apporte à l’architecte ?

Le BIM a permis aux architectes de créer de nouvelles formes et a permis à de nombreux architectes de rendre constructible leur projet. L’exemple, le plus frappant est celui de Frank Gehry.  Cet architecte fait partie du mouvement déconstructiviste de l’architecture, il crée ainsi depuis les années 60 des bâtiments de formes assez complexes.  En 1989, Frank Gehry a compris par la réalisation du Vitra design museum en Allemagne les limites du dessin classiques en plan pour de tels constructions. Il a ainsi créé dans les années 90 des logiciels de modélisation 3d sous le nom Gehry technologies qui lui ont permis de construire réellement ses bâtiments. Ainsi, le BIM a permis à de nombreux architectes de ce mouvement et non seulement Frank Gehry, de construire des bâtiments avec des formes  plus originales et a réellement donné un nouvel Elan à l’architecture.
De plus, on assiste actuellement à l’émergence de chantiers de logements participatifs où le futur habitant participe dans une certaine mesure à la conception de son futur logement. Le BIM pourrait permettre ici une visualisation directe pour le client du projet et lui permettrait ainsi de pouvoir s’imaginer dans son logement. Le BIM pourrait rendre ici applicable un projet qui semble au prime abord utopique.
On remarque ainsi Le BIM n’a donc pas déresponsabilisé l’architecte mais au contraire a élargi le champ des possibles et a facilité le Dialogue entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. L’architecte peut ainsi dialoguer plus aisément et sortir ainsi du cliché qui pousse à voir l’architecte comme un artiste isolé.

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