Archives du mot-clé développement

Le BIM au service de la réalité virtuelle immersive

Mots-clés : Immersion, optimisation, maquette, développement, évolution, construction

 

Le BIM, comprenez Building Information Modeling, constitue une maquette numérique permettant de travailler en trois voire quatre ou cinq dimensions.

En France, l’objectif est de rattraper notre retard sur nos voisins anglais déjà bien avancés dans l’utilisation de cette technologie. En effet, ceux-ci parviennent déjà à utiliser les autres dimensions que sont le temps et le coût en optimisant leurs planification et organisation de chantier ainsi qu’en simulant différents scénarios de dépenses via l’utilisation du BIM.

Conscients des nombreuses et profitables évolutions promises par cette technologie, les ingénieurs de Bouygues Bâtiment ont développé la Salle Callisto-Sari, Salle à Réalité Immersive.

Cette salle, composée d’un écran géant de plusieurs mètres et d’une vingtaine de hauts parleurs permet à son utilisateur de se déplacer dans un bâtiment en trois dimensions, tout en pouvant y modifier ses propriétés telles que les matériaux, les configurations spatiales des locaux, le mobilier, la période de la journée (jour/nuit), l’éclairage, et même les positions des bouches d’aération s’il le désire.

Ces modifications permettent, par exemple, d’observer les flux d’air en fonction des types de vitrage, de réaliser des tests acoustiques en fonction des revêtements de sol. L’immersion est si réelle qu’il est possible de cerner la différence de décibels selon qu’une porte soit ouverte ou fermée.

L’appartement ou le bâtiment en question peut alors être habillé/déshabillé à la guise du client, construit/déconstruit à souhait afin d’y optimiser son rendu esthétique, énergétique, acoustique et lumineux.

Cette salle a été pensée pour montrer tout ce que le BIM peut apporter dans le milieu du BTP français.

En effet, de telles possibilités de modification permettent aux différentes parties prenantes d’un chantier de se concerter sur la base des mêmes informations et d’éviter des réserves du client à la livraison en raison de son manque de visibilité sur le projet final. De plus, cela permet d’anticiper des problèmes de construction ou de malfaçon auxquels le constructeur pourrait être confronté et donc de raccourcir les délais.

De plus, il sera possible de charger sur une clé USB votre maquette virtuelle et de la modifier sur n’importe quel type d’ordinateur. Ainsi, le client d’un appartement sur plans pourra réaliser sa configuration personnelle chez lui mais il sera aussi beaucoup plus aisé de travailler sur le chantier avec tous les intervenants.

Cette réalité virtuelle immersive permise par l’introduction du BIM dans le milieu du BTP permettra également de supprimer les systèmes de constructions témoins et donc de diminuer encore les coûts d’un chantier et son impact environnemental.

Comme autre exemple de service rendu par le BIM à la construction en générale, on pourra également citer les images des drones utilisées par les américains sur leurs chantiers afin de comparer les représentations 4D théoriques et 4D du chantier.

Cette comparaison leur permet une meilleure visualisation des problèmes sur le chantier et donne suite à une réorganisation quotidienne, toujours dans le but d’optimiser les coûts et les délais de réalisation.

 

Share Button

Le passage de la CAO au BIM

Le BIM (pour Building Information Modeling) est un procédé de représentation en 3D d’un bâtiment. Il permet d’optimiser le processus de conception de celui-ci. Depuis le milieu des années 80, les logiciels créés aident les architectes à concevoir leurs ouvrages. Seulement, le rôle de ces logiciels ne s’arrête pas à ce corps de métier. Ils sont également très utiles pour les ingénieurs de conception. Il s’agit d’une nouvelle façon d’aborder un projet. Il n’est plus abordé en tant qu’une série de plans comme pour la CAO.

Les logiciels de BIM permettent de donner une vue d’ensemble concrete du projet qui permettra une compréhension plus rapide de celui-ci par n’importe quel acteur du projet. Ils permettent de générer, à partir des vues 3D, plusieurs vues en plan. Ceci permet non seulement d’effectuer un travail unique et donc un gain de temps mais aussi d’éviter les incohérences entre les différents plans ce qui permet d’éviter des réserves sur ceux-ci lorsqu’il s’agit de soumettre les plans.

Ils permettent également d’effectuer des phasages de chantier beaucoup plus clair qu’avec un simple plan 2D en introduisant la variable « temps » ce qui rend la compréhension du projet plus intuitive et plus rapide. Il permet la détection des conflits plus rapide des conflits entre les différents éléments. Il permet également, grâce à la vision globale du projet d’éviter les omissions d’éléments. Ces éléments entrainent tous une anticipation des problèmes en amont entrainant un gain de temps considérable.

Tous ces avantages du BIM sont des preuves que le passage au BIM est un investissement à effectuer pour les entreprises. Le coût à l’achat d’un logiciel de BIM est de 5.000 à 6.000 euros avec un surplis de maintenance de l’ordre de 20% de ce prix d’achat. Mais l’investissement peut-être le plus important est le temps d’adaptation au logiciel et aux nouvelles méthodes de travail. La perte de rendement due à cette adaptation est estimée à environ 20 à 30% sur les 6 premiers mois. Cette perte n’est pas négligeable à court terme. Cependant, on estime que le coût initial est amorti au bout de 2 ans. Il faut à cela penser également aux coûts d’une formation au logiciel durent environ une semaine et qui coutent de 500 à 1.000 euros par jour auquel il faut ajouter l’absence au travail. Cependant, on considère que la rentabilité est atteinte au bout d’une durée de 2 ans.

Déjà très développé en Europe, le BIM peine encore à se développer en France. Cependant, tous les avantages de ces logiciels entrainant une hausse à long terme de la rentabilité des entreprises. D’ailleurs, cela a été remarqué par les grandes entreprises qui, dans le but d’un développement à long terme, recherchent des candidats ayant déjà une formation BIM.

Share Button

Facilitation de la conception intérieure grâce au BIM.

Le BIM étant généralement axé sur l’amélioration de la conception extérieure, je vais m’intéresser aux avantages qu’il peut apporter en intérieur.

Le BIM permet de faciliter la conception intérieure en terme de design et permet une image concrète de la conception. Il permet de pouvoir gérer la conception composée de multiples options en une seule. Concrètement, il apporte une simplification et une facilité de la conception, notamment en terme de documentation, puisque qu’il rend la documentation coordonnée.

Un logiciel démontrant cet atout est Revit Architecture, qui permet de préserver l’idée de conception. Cette idée de préservation de la conception, étant aujourd’hui très importante avec le développement de la conception intérieure, l’était moins par le passé. En raison de cette évolution de conception, Revit Architecture permet aux concepteurs et aux clients de visualiser facilement leur conception sous la forme qui convient à leurs besoins. Cette capacité à visualiser simplement leur conception en 3D grâce à Revit Architecture sans avoir à utiliser d’outils spécialisés, et la bonne coordination du modèle avec l’image sont des atouts qui permettent aux décorateurs de s’intéresser au BIM. La création d’image pour la décoration intérieure doit être rapide, précise et facile. BIM permet ce niveau de détail même dans les premiers stades de la modélisation conceptuelle. Il fournit au concepteur la possibilité de développer et d’étudier plusieurs alternatives de conception simultanément dans un modèle unique.

Les informations que peut fournir le BIM sont essentielles pour le design intérieur. Les données basées sur le modèle de données du bâtiment sont fondamentales pour les tâches tout au long du processus de design intérieur. Un processus qui comprend notamment le début des activités de conception telles que la planification de l’espace, ainsi que l’exactitude des activités de conception telles que la quantification des coûts et la production de la documentation coordonnée.

Ce logiciel Revit Architecture fournit des designs d’intérieurs avec un environnement adéquat à la conception, à la visualisation, au rendu et à la documentation sans nécessiter trop d’efforts. Cela offre aux concepteurs et à leurs clients la confiance qu’ils recherchent, de par son exactitude et sa fiabilité vis à vis de la documentation que le BIM permet. Le BIM développe l’échange d’information dans le domaine du bâtiment et de la construction. Cette modélisation de l’information est un outil puissant qui permet de penser et communiquer sur la conception. Le BIM est pour les designers d’intérieurs, les architectes et autres professionnels un avantage conséquent dans le domaine du design intérieur. Les raisons évoquées au cours de mon article, ainsi que le logiciel Revit Architecte, sont des exemples parfaits de cette nouvelle utilité du BIM. Dorénavant, il n’est plus utilisé que pour le design extérieur, mais également dans le design intérieur, ce qui prédit pour l’avenir un développement encore plus conséquent du BIM.

Source : http://www.autodesk.ca/fr

Share Button

B.I.M : De l’euphorie aux freins à son développement

L’habitat est une des premières choses que l’homme a voulu construire. Il était Initialement restreint à un aspect utile, qui était de se protéger de l’environnement extérieur tel le climat, les prédateurs, et même parfois des hommes eux même. Puis l’habitat a évolué au fil des siècles, tout comme les exigences qu’on lui demandait. Ainsi de nos jours, toutes constructions doit veiller à garantir un cadre de vie dans lequel on se sent bien. Eau, température, luminosité, humidité sont autant de chose que l’on souhaite contrôler, et qui nécessite donc une organisation particulièrement importante dans la construction des bâtiments.

Nos méthodes de conception doivent aujourd’hui être plus efficace, plus rapide, doivent être comprise par tous, et se doivent d’être moins couteuses. C’est en se tournant vers les nouvelles technologies, et plus particulièrement vers le numérique que l’homme du 21ème siècle a révolutionné son mode de conception des bâtiments. En 1995, un mouvement international s’est amorcé en faveur d’un nouvel outil technologique : le B.I.M, pour Building Information Model en anglais, que nous traduiront en français par la modélisation des informations de construction. Cet outil se veut être un langage commun à l’ensemble des acteurs du projet : architecte, maitre d’ouvrage, bureau d’étude, géomètre. Cette maquette numérique 3D collaborative est porteuse de toutes les informations nécessaires, qui peuvent être échangées et visionnées par tous les interlocuteurs. C’est une représentation du projet et une source d’information commune qui garantie la fiabilité des données.

Le B.I.M n’a plus à faire ses preuves aujourd’hui. De nombreux bâtiment ont été érigés à partir de maquette numérique, tout comme  dans l’industrie des transports, où la conception mécanique de l’A380 s’est faite uniquement par ingénierie collaborative entre différent pays, via une maquette numérique. Mais l’usage du B.I.M n’est pas encore un automatisme. Face aux habitudes de conceptions acquises durant des siècles, la transition vers la maquette numérique n’est pas une chose évidente : Achat de logiciel, entente entre les acteurs du projet, et surtout formation nécessaire des protagonistes.  Même s’il la maquette numérique se veut simplifier le management de projet, son utilisation reste une chose qui nécessite une formation, un apprentissage. C’est ainsi que Pierre Mit, président de l’Union nationale des économistes de la construction, compare cette transition à celle déjà connu lors du passage du « Rotring aux outils de conception assistée par ordinateur ». Des formations à cet outil émergent doucement parmi les écoles supérieures, mais cela suffira-il ? La transition vers le bâtiment numérique doit se faire le plus rapidement possible. C’est la où la loi peut avoir un rôle. Cecile Dufflot, ministre du logement, souhaite ainsi « rendre progressivement obligatoire  la maquette numérique dans les marchés publics d’Etat en 2017 », de telle sorte à inciter les acteurs du bâtiment à changer leurs mode de travail. Par ailleurs, un cadre juridique doit être mit en place, pour rassurer et inciter les entreprises concernées à utiliser un tel outil.

Les efforts fournit par les acteurs privés du secteur de la construction ne reflètent gère un grand entrain  autour du développement du B.I.M. Peut être faudrait-il mieux mettre en avant les possibilités qu’offre une maquette numérique. De nombreux horizons restent à explorer pour promouvoir le développement d’un tel outil. Ainsi l’idée d’utiliser la maquette numérique et sa base de données associée tout au long de la durée de vie du bâtiment pourrait permettre de facilité la gestion du bâtiment, et de centraliser les informations d’exploitation de l’ouvrage. Reste à savoir qui sera responsable de centraliser les informations d’exploitation et d’assurer la mise à jour de la maquette numérique, tout en veillant à garantir le secret professionnel des entreprises.

Share Button

BIM : la grande révolution dans le secteur du bâtiment

Après avoir attendu plusieurs années sans véritable évolution ou grande innovation, le secteur du bâtiment s’est doté d’un outil qui risque de créer – s’il atteint le niveau de performance escompté – un bouleversement dans la façon de construire.

Cet outil est le Building Information Model (BIM). Il s’agit d’une maquette numérique en 3D représentant le plus fidèlement possible un bâtiment dans les moindres détails.

Le BIM permet, dans un premier temps, d’avoir une meilleure conception du bâtiment grâce à un réalisme et une précision hors pair. En effet, dès cette phase, il s’agit de visualiser et d’appréhender le bâtiment de la façon la plus juste possible afin de palier, dès le début, aux différentes difficultés qui pourraient se poser.

En plus, de l’espace et du temps, l’outil BIM peut intégrer une cinquième dimension, qui n’est autre que l’argent. Son but étant de rendre optimal les coûts d’un projet en s’appuyant sur une base de données qui se veut exhaustive en tous points (les détails techniques, structurels, géométriques et esthétiques, les différents matériaux, les équipements, leur performance et leur durée de vie, les bordereaux de prix détaillés).

Dans un second temps, en phase réalisation, cet outil – regroupant toutes les informations – est essentiel, au sens où il contribue à améliorer les trois points essentiels dans la construction d’un ouvrage : la qualité, les délais et le coût. En ayant perçu très en amont, les problèmes techniques qui pourraient subvenir, les acteurs sont en mesure d’y obvier plus facilement. La prise en compte du temps comme facteur primordial du BIM permet, sans conteste, d’optimiser – voire d’améliorer – les délais en devançant les interactions complexes qui pourraient se produire entre les corps d’états.

En outre, le BIM va plus loin que la conception-construction d’un ouvrage, il s’intéresse à sa vie future, à son exploitation. En effet, les données de tous les intervenants techniques et architecturaux regroupées dans la maquette faciliteront la gestion mais également l’évolution future du bâtiment tout au long de son cycle de vie. Il permettra, sans nul doute, d’augmenter la durabilité de l’ouvrage.

Enfin, le BIM n’est à l’apogée de son développement et le travail restant à faire est encore important, subséquemment les possibles perspectives afin de rendre cet outil indispensable sont nombreuses et variées. L’un des objectifs à long terme est de réaliser une maquette numérique intégrée de sorte que tous les intervenants travaillent directement sur une maquette unique. En plus des cinq dimensions déjà évoquées, le BIM souhaite intégrer de nouvelles composantes importantes comme la gestion d’actifs immobiliers (en cours de développement en Angleterre – la « 6D ») puis les performances énergétiques et environnementales de l’ouvrage (ce qui permettrait d’optimiser les performances énergétiques d’un ouvrage tout en réduisant son impact environnemental).

En guise de conclusion, il convient de préciser que s’il atteint, dans les prochaines années, le niveau d’exigence projeté, le BIM sera un outil, non seulement indispensable, mais surtout révolutionnaire dans l’acte de construire.

Share Button

Les freins au développement du BIM

Building Information Modeling (BIM) permet de réaliser une maquette numérique dynamique utilisant les trois dimensions dans le but d’augmenter la productivité dans la conception et la construction des bâtiments. Cette maquette ne représente pas simplement le bâtiment en trois dimensions, elle permet aussi d’avoir accès aux informations suivantes : géométrie de la construction, informations géographiques du site de construction, quantités et propriétés des éléments utilisés pour la construction ainsi que les relations spatiales. Ainsi, l’ensemble des informations issues de chaque étape de la construction sont fédérées dans la maquette numérique (dimensionnement, calculs énergétiques, emplacements des équipements…). Cela représente une réelle révolution dans le monde du bâtiment, permettant une vision du coût global qui implique donc des économies importantes par une meilleure gestion des délais et des coûts.

Malgré l’énorme potentiel du BIM il reste quelques points freinant son développement. En effet, pour que l’économie de la construction française perçoive les avantages de l’utilisation du BIM il faudrait que la majorité des entreprises du BTP l’utilise. Cependant, le passage au BIM est beaucoup plus aisé pour les entreprises ayant une petite structure car plus le nombre d’intervenants est faible plus les échanges de données sont réduits et donc il est beaucoup plus simple de faire muter l’organisation d’une petite agence plutôt que d’un grand groupe. De plus, pour passer efficacement au BIM il faut se former et former les collaborateurs de son agence et cela représente un coût important en temps et en argent, les grandes structures seront donc plus à même d’assurer la rentabilité de leur investissement tandis que les plus petites pourront être freinées par cet investissement à long terme qui engage beaucoup de frais supplémentaires au commencement.

En ce qui concerne le plan juridique il reste des informations à préciser, des réponses à trouver. En effet, la capitalisation des informations sur une même maquette, une même base de données implique des conséquences juridiques qui restent à ce jour floues. Tout d’abord la question de la propriété intellectuelle, à qui appartient la maquette puisque tous les acteurs de la construction peuvent y avoir accès et la modifier ? Cette question de propriété intellectuelle soulève l’interrogation de la responsabilité en cas de sinistre après la construction, les erreurs de conception sur la maquette impliquant des erreurs de construction doivent être assumées par qui ?

Le BIM n’est pas une technologie nouvelle en Europe, par exemple le Royaume-Uni impose déjà la livraison de toutes les constructions publiques en BIM d’ici l’année 2016. Pour développer les livraisons en BIM en France et ne pas se laisser freiner par des questions juridiques ou pratiques déjà rencontrées dans les pays utilisant le BIM depuis plus longtemps, la France devrait donc s’inspirer des mesures prises par ses voisins pour répondre à ces diverses contraintes (aménagements contractuels, traçabilité des acteurs…).

Share Button

L’ère de BIM et son développement en BTP

BIM est un nouveau concept assez moderne dans le domaine de l’architecture et du génie civil. Ces trois lettres représentent en anglais « Building Information Management/Modeling/Model ». La définition populaire est basée sur le cycle de vie complet d’un projet. En fait, BIM fournit suffisamment d’informations, qui sont transformées numériquement par des logiciels en un modèle d’ouvrage. Ces données serviront tout au long de la vie du projet de BTP. Concrètement, ce concept permet au processus de construction de visualiser, de collaborer et d’échanger à l’aide d’informations numériques entre les différents corps de métiers (MOA, MOE, Conception-Réalisation, etc.).

Par exemple, on modélise géométriquement un bâtiment en 3D en le paramétrant. Puis, on y inclut des informations à propos de la conception et de la construction. On peut donc y retrouver des renseignements variés précis : en 2D/3D, l’énergie consommée, le courant d’air, etc.)

D’une part, du point de vue de la compétitivité, BIM nous permet de gagner du temps et de réduire les coûts. En effet, ce logiciel nous évite de ressaisir les données, et réalise lui-même la communication interopérable entre les acteurs pouvant utiliser des logiciels de construction différents. Ce programme a donc pour but de générer les dossiers du projet avec moins d’efforts, d’éliminer les tâches redondantes, de faciliter l’organisation et de respecter les calendriers serrés. Ensuite, BIM normé IFC (une forme de fichier commune en BTP) est généralement employé en standard, ce qui conduit à une réduction des coûts de gestion de l’information et une forte compétitivité.

D’autre part, sur le plan de la qualité, on peut utiliser BIM pour la  favoriser en termes de résultats et de  valorisation de profession. Sans ressaisies, les omissions d’informations numériques sont fortement réduites. Par ailleurs, les maquettes numériques deviennent plus fiables grâce à la communication électronique (canal engendrant  moins d’erreurs). En outre, BIM normé IFC valorise des métiers et simplifie les rapports entre les intervenants.

Mondialement, on a d’ores et déjà des modèles ayant fait leurs preuves. Par exemple, BMW Welt (Allemagne), Mercedes-Benz Museum (Allemagne), Nanjing Olympic Sports Centre Stadium (Chine), Futur Palais de Justice de Paris (France), Le stade national du Brésil (Brésil), etc.

Grâce à tous les avantages pour les intervenants que présentent BIM  durant toute la durée de vie d’un projet, il est normal de conclure qu’il s’agit d’une apogée ce logiciel au sein du domaine de BTP.

Néanmoins, sans logiciels, on ne pourrait pas mettre en œuvre BIM pour un projet réel contenant une grande quantité de données. J’ai découvert certains logiciels de BIM, comme Catia (Digital Project), Rhino à l’ENSAM et à l’ESTP. Ils suivent bien les principes de BIM : ils réalisent le management d’un projet et donnent une visualisation claire du modèle et de l’interface. Cependant, étant donné que chaque entreprise informatique maximise son bénéfice et protège son logiciel, l’exportation et l’importation de modèle devient difficile.

Le développement de BIM devrait encore connaitre de beaux jours devant lui. En effet, de plus en plus d’experts emploient BIM pour divers ouvrages allant d’un entrepôt simple à un bâtiment complexe. BIM donne un modèle virtuel pour que l’équipe de conception transmette au gros d’œuvre, et ensuite au MOA. Au modèle commun peuvent être rajoutées des informations plus précises et techniques, des mises à jour et de la maintenance, et ce à chaque étape. Cette méthodologie a pour but d’éviter l’omission d’informations et de diminuer les erreurs lors de l’échange inter-acteurs. Par ailleurs, la quantité d’information échangeable par BIM est beaucoup plus importante que celle du processus classique.

Il nous faudra donc nous familiariser à ce concept et maîtriser ses fonctions. Néanmoins, au vue de sa « lourdeur », on préfèrera utiliser BIM pour manager un projet complexe et long.

Share Button