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Les Risques de l’utilisation du Building Information Modeling

Le Building Information Modeling (BIM) est aujourd’hui un excellent outil permettant la réduction du coût de construction et accélérant les projets de construction. Le BIM a le potentiel d’éviter les erreurs si un réel effort de planification est partagé et entretenu entre les membres d’une équipe. Les logiciels de BIM permettent de décomposer les projets de construction pour une meilleure compréhension du processus, et peuvent être mis en œuvre par les entrepreneurs et les sous-traitants. Lorsque le BIM est utilisé de manière appropriée, il est possible de réduire le coût et le délai du projet, et diminuer les réclamations ou plaintes du client. Mais qu’arrive-t-il lorsque que le BIM n’est pas soigneusement partagé et expliqué à tous les membres de l’équipe ?

Communication : L’une des principales difficultés lors de l’implémentation du BIM en tant que partie intégrante du projet est la collaboration et l’accessibilité du modèle à tous les membres impliqués durant les phases de construction. Même si les architectes utilisent le logiciel pour générer un beau bâtiment, participant ainsi à la réduction du coût et du matériel, si les approches conçues ne sont pas transmises à l’entreprise, des réclamations et des problèmes peuvent surgir.

Contrôle : Une fois le BIM développé et distribué aux membres impliqués dans le projet, de soigneuses précautions doivent être prises pour réduire la possibilité de voir surgir des changements ou altérations du projet de la part de personnes non autorisées. Le risque encouru en changeant un modèle de BIM est récemment devenu un problème dans les projets de construction à très grande échelle, au cours duquel plusieurs consultants et contractuels tentent de compléter ou modifier le modèle à leurs fins respectives, sans partager leurs idées au groupe tout entier. Un chef d’équipe doit donc être désigné et devra être le seul membre autorisé à apporter des modifications au modèle.

Erreurs de conception : Qui devrait prendre la responsabilité si la construction du bâtiment échoue à respecter les codes et normes de construction ? Est-ce la responsabilité de l’entreprise titulaire ?  Ou celle de l’architecte ? Les responsabilités sont étroitement partagées entre les différentes entités ayant participé à la planification, aux révisions et à la saisie du modèle de BIM. Dans certains cas, des poursuites judiciaires peuvent survenir si l’entrepreneur porte plainte en raison de concepts défectueux ou modifiés. Des erreurs dans ce genre pourraient représenter des frais judiciaires supplémentaires, non prévus dans le contrat original, réduisant ainsi les économies générées par l’utilisation du BIM.

Coûts de Construction : Même si l’implémentation du BIM dans les projets de construction donne une idée générale sur le prix total à anticiper, celui-ci peut être faussé. Le BIM permet d’estimer le prix de la manière la plus précise, mais ne prendra pas en compte les variations réelles des prix des marchés émergents comme les marchés des métaux, du pétrole et de ses produits dérivés.

Réduire les erreurs dues à l’utilisation du BIM :
Les astuces suivantes peuvent être vitales pour réduire les erreurs et diminuer les risques encourus lors de l’utilisation du BIM dans un projet :

  • Le chef d’équipe du BIM doit être à l’aise avec le logiciel
  • Les membres de l’équipe du BIM doivent être capables de communiquer chaque idée qu’ils pensent pouvoir mettre en œuvre
  • Attribuer les responsabilités. Chaque membre de l’équipe doit connaître son rôle et ses limites. Le BIM est un effort collectif.
  • Identifier des collaborateurs pouvant construire en utilisant le BIM. Malheureusement, le BIM n’est pas fait pour tout le monde.
  • Discuter avec l’organisme assureur des éventuels problèmes pouvant surgir à la suite d’une mauvaise utilisation du BIM
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Les Limites du BIM

La prolifération du Building Information Modeling, ou « BIM », a permis un développement majeur pour l’industrie de construction durant la dernière décennie. Les défenseurs du BIM déclarent que celui-ci réduit grandement l’incidence d’erreurs de conception en permettant aux professionnels de conception de détecter les problèmes et les résoudre avant de transmettre les plans à l’entrepreneur. En effet, le BIM a vraiment le potentiel pour fournir des avantages considérables à tous les membres impliqués dans un projet de construction. Cependant, le BIM a quelques limites.

Tandis que le BIM peut être très avantageux pour un projet, il peut aussi être cher de le mettre en œuvre. Le pôle conception doit non seulement payer pour le logiciel et le matériel nécessaires pour mettre en œuvre BIM, mais il doit également payer la formation ou l’embauche d’un personnel spécialisé qui a l’expertise en BIM. Pour beaucoup de professionnels de conception, le coût du BIM peut dépasser la rémunération potentielle. De plus, la complexité des modèles de BIM nécessite un investissement de temps conséquent pour chaque modèle. Le coût de conception augmente avec le temps investi dans un modèle. Ceci peut empêcher les architectes d’utiliser le BIM en présentant des alternatives de conception au propriétaire. De plus, il n’est peut pas pratique d’investir du temps et de l’argent dans la création d’un modèle de BIM moins complexe quand un modèle bidimensionnel traditionnel pourrait suffire.

Finalement, tous les calculs informatiques de BIM dans le monde ne peuvent remplacer le bon sens d’un expert en conception. Un procès récent sur un modèle de BIM illustre ce point. Dans ce procès, un ingénieur en plomberie électrique mécanique a utilisé le BIM pour adapter les systèmes MEP du bâtiment à la chambre d’expansion du plafond. Même si l’ajustement était extrêmement serré, le modèle de BIM a montré que techniquement il n’y avait pas de problèmes au niveau de la disposition du MEP. Cependant en pratique, la disposition a été si condensée que sa construction s’est avérée être extrêmement difficile. L’entrepreneur a été à court d’espace lorsqu’il n’avait installé que 70 % du système. En conséquence, l’entrepreneur, le propriétaire, l’architecte, la compagnie d’assurance de l’architecte et l’ingénieur de MEP se sont trouvés impliqués dans un procès coûteux.

Le BIM peut être un outil de valeur pour la conception en construction lorsqu’il est utilisé correctement. Cependant, le BIM est seulement aussi bon que les informations qu’il reçoit. En outre, selon les paramètres de tolérance, la représentation du BIM de l’interaction entre les divers composants d’un projet peut refléter les résultats théoriques qui en pratique ne peuvent pas être réalisés. En bref, le BIM n’est pas un outil magique et est soumis à des limitations réelles et pratiques. Tandis qu’il peut donner l’envie aux participants du projet de compter complètement sur le BIM pour toute la conception, ceci les mènera éventuellement à des problèmes.

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Pourquoi le BIM n’a t-il pas encore la place qu’il mérite?

La constitution de plans sur ordinateur via des outils tels que la CAO est une étape incontournable d’un projet de BTP. Ces dernières années, un nouveau produit est apparu: le BIM (Building Information Modeling). En complément de l’aspect graphique en trois dimensions viennent s’ajouter des informations financières et temporelles: chaque modification apportée au bâtiment au fil du temps est prise en compte et vient compléter ou modifier les données initiales. Ainsi les personnes intervenant lors de la construction et l’entretien d’un édifice peuvent confronter différentes solutions et leur impact à long terme. Toutefois son usage n’est pas encore très répandu ce qui peut nous amener à nous interroger sur les freins à son développement.

La mise en commun de tous les renseignements sur une même base de données conduit à l’obtention d’un fichier informatique dense où les rôles de chacun peuvent ne pas être nécessairement identifiables. Le premier problème concerne donc la transparence du processus: il faut savoir de qui émane la modification permettant de connaître en cas de problème l’auteur du choix critique. La mise en place d’un système de traçabilité et de restriction des droits d’accès selon les corps de métier doit être développé afin de limiter ce risque dont une part reste incontournable, ce qu’il faut faire accepter dans les équipes de travail. Par ailleurs, du fait de la multiplicité des intervenants il reste à préserver la propriété intellectuelle de la conception de l’ouvrage

L’élaboration d’une construction fait appel à de nombreux logiciels présentant chacun leur propre organisation et leur propre logique de fonctionnement. L’objectif du BIM consiste en une interopérabilité indispensable à l’efficacité du processus mais est évidemment très complexe car il faut développer un langage compris par tous les logiciels sans perte d’informations.

Le BIM entraine également un changement majeur dans les méthodes de travail. Cette nouvelle technologie nécessite donc un plan de formation du personnel dont le budget peut être conséquent. Elle ne peut donc être réservée qu’aux entreprises réalisant suffisamment de bénéfices pour absorber et rentabiliser cet excès de coût. Pour le moment seules les majeurs du secteur l’utilisent et sur des projets d’envergure importante.

Le BIM , technologie nouvelle, qui permet la reconnaissance entre eux de différents logiciels participant à la conception d’un bâtiment, entraine un gain d’efficacité et de rentabilité. Malgré tout il n’est pas encore répandu, de par le coût et le bouleversement des méthodes de travail qu’il entraine. Néanmoins, on peut penser avec raison que les bénéfices de productivité l’emportant sur les contraintes, sa généralisation se fera rapidement.

 

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Un Nouvel Outil Couteux : le BIM

C’est quoi le BIM ?

Le BIM (Building Information Modeling) est un fichier numérique concentrant l’ensemble des informations techniques d’un ouvrage.

Il s’agit d’abord d’un processus de production de données puisque le BIM regroupe la totalité des éléments constitutifs d’un bâtiment ou d’une infrastructure. Il les caractérise, les localise dans l’espace et le temps et décrit leurs liaisons mutuelles : c’est une véritable maquette numérique du projet.

Le BIM est également un processus de gestion, permettant de définir toutes les méthodes et procédures utilisées lors du cycle de vie de l’ouvrage, de sa conception à son exploitation.

 

Pourquoi le BIM ?

Depuis sa naissance aux Etats Unis au milieu des années 90, le BIM a fait son chemin. De la volonté d’un langage numérique commun hier à un véritable outil de conception/construction/exploitation aujourd’hui, le BIM a su se rendre indispensable pour la réalisation de nombreux projets.

Le développement d’une maquette numérique permet, entre autre, de construire, tester et analyser en temps réel une structure, de vérifier la faisabilité d’une modification technique, de concevoir des bâtiments moins énergivores, d’améliorer la coactivité des différents intervenants du chantier ainsi que leur compréhension du projet…

 

Pour qui le BIM ?

Au vu des multiples possibilités offertes par le BIM, il vient rapidement les questions suivantes : Pourquoi le BIM est-il réservé aux projets d’exception ? Est-ce toujours vrai ?

Le montage d’un projet BIM nécessite une technologie récente et chère. En effet, les logiciels utilisés coûtent de 5 000 à 6 000 euros à l’achat auxquels il faut ajouter des mises à jour annuelles représentants près de 20% du prix d’achat. En outre, il faut former le personnel et aménager son espace de travail, par l’acquisition d’ordinateurs performants (2 000 à 3 000 euros pièce), capables de faire tourner les logiciels BIM. Enfin, le passage au BIM constitue un changement radical par rapport à la CAO classiquement utilisée : le temps d’adaptation nécessaire peut engendrer une perte de rendement, estimée à 20% les six premiers mois.

Le BIM est également très chronophage et le montage d’un projet, même modeste, représente une quantité très importante de travail et donc de main d’œuvre.

Ainsi, le BIM est encore réservé aux grandes entreprises de travaux pour les projets d’envergure alors que de nombreuses PME ne parviennent pas à sauter le pas. Pourtant, leur taille réduite facilite l’adoption du BIM, outil qui tend à s’avérer déterminant face à la concurrence sur des marchés de petite taille : étude de faisabilité, optimisation de l’ordonnancement…

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Constructibilité et BIM

Les innovations technologiques permettent de développer et d’optimiser les secteurs d’activités. Mais le secteur de la construction a faiblement évolué technologiquement ces trente dernières années. La situation économique actuelle de la France fait que les prix de la construction sont tirés vers le bas. Ce secteur ne peut plus continuer à se baser sur les méthodes employées jusqu’à présent. Il doit évoluer techniquement afin de réduire ses coûts.

Un moyen communément utilisé afin de diminuer les prix de construction est de réduire la marge qui est déjà très faible (environ de 1%). Cette solution n’est pas viable. Il faut donc construire plus efficacement et plus durablement en intégrant tous les acteurs des différentes étapes du projet afin de résoudre la problématique de constructibilité. La solution pourrait être l’utilisation du Building Information Model (BIM), ou modélisation des données du bâtiment en français, sur tous les chantiers. Cette solution innovante permettrait de mettre en relation les intervenants d’un projet, de mieux définir les besoins du client et ainsi de réduire les coûts.

Une des caractéristiques du secteur de la construction est qu’il existe trois intervenants différents : la maitrise d’ouvrage, la maitrise d’œuvre et la réalisation. La maitrise d’ouvrage est à l’origine du projet ; c’est elle qui définit le cahier des charges. Puis la maitrise d’œuvre, constituée d’architectes, va analyser les besoins et dessiner l’ouvrage. Enfin la réalisation va déterminer les charges et réaliser la construction.

Ces parties ont chacune leur méthode de travail, leur façon de penser et quelques fois même une vision du projet différente qui se traduit donc par des différences d’objectifs. En utilisant le BIM, toutes ces parties ont accès à un même modèle 3D, il est donc plus aisé de visualiser l’ensemble du projet en fonction des objectifs de chacun. Les changements dus à une des parties peuvent alors être facilement intégrés au projet et les impacts de ces changements peuvent être visualisés. Un langage commun peut alors être instauré entre les parties et de ce fait, la communication entre elles en est améliorée. Il en résulte donc une meilleure adhésion à l’ensemble du projet, les parties se sentent alors plus impliquées dans l’aventure qu’est la réalisation d’un bâtiment ou d’une structure. Le clivage séparant ces trois parties est alors moins prononcé. L’analyse de l’ensemble des caractéristiques du projet est alors meilleure car tous les aspects des différents niveaux de point de vue sont pris en considération.

En améliorant cette collaboration entre les parties par l’intermédiaire d’un moyen technologique qu’est le BIM, les gaspillages très présents dans la construction peuvent être réduits. Grâce à ce modèle centralisé, les intervenants peuvent se rendre compte en temps réel de ce qui ne leur convient pas avant que le projet ne soit trop avancé pour être modifié. Les changements de dernières minutes seront ainsi évités et il y aura moins de surcoûts dus à la non qualité et à la non communication à temps des données. De plus les gaspillages tels que la non-conformité au cahier des charges et la mauvaise synthèse peuvent être évités. Il en résulte donc des coûts de construction plus faibles.

Le BIM est un outil actuel qui permettrait de mieux coordonner les différents acteurs et donc réduire les coûts. On se rend compte de l’impact positif que cela peut avoir, quand on sait que les coûts de non-valeur ajoutée représentent 30% du prix technique. Le BIM permettrait de récupérer une partie de ce prix de non-valeur ajoutée et ainsi augmenter la marge des entreprises. En utilisant ce nouveau moyen technologique, la constructibilité en sera améliorée, le secteur de la construction sera plus efficace, plus rentable et les temps de réalisation seront plus courts.

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Quand les entrepreneurs se mettront-ils au BIM ?

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PME/TPE : La grande marche pour un passage au numérique et au BIM

Aujourd’hui l’utilisation de la maquette numérique et du BIM révolutionne les façons de préparer un chantier et touche tous les acteurs du secteur du bâtiment et par conséquent les entreprises. Si certaines (les grands groupes internationaux) se sont déjà lancées dans des futurs développements et modifications de méthode, ce n’est pas le cas de toutes. En effet les PME (petite et moyenne entreprise) et les TPE (très petites entreprises) sont toujours à l’aube du numérique et ne laisse pas présager une progression de sitôt. Et pour cause : cela a un coût!

Il est prouvé que le passage aux maquettes numériques se promet d’être un processus qualité, gage de performance, permettant un suivi des matières premières et permettant de faire des économies sur le prix d’un chantier par une meilleure organisation en amont de la réalisation or cela ne suffit à convaincre les plus petits artisans. Il apparaît qu’une généralisation au passage au numérique nécessite des investissements en nouveaux équipements ainsi que des formations pour les personnes qui devront les utiliser.

La plupart du temps les nouveaux équipements nécessaires sont des ordinateurs et les logiciels qui vont avec, capables de produire des éléments 3D. Ce type de surinvestissement est évalué entre 8000€ et 15000€ par poste de travail selon CINOV (fédération des syndicats des métiers de la prestation intellectuelle du Conseil, de l’Ingénierie et du Numérique). Cependant les profils et tailles des entreprises qui veulent passer aux maquettes numériques varient et influent donc sur les sommes qu’elles vont devoir dépenser afin de se moderniser et pouvoir les utiliser comme il se doit. Par exemple pour une PME moyenne, une première phase consiste à actualiser les logiciels outil, par exemple passage d’Autocad à ArchiCAD-REVIT-Allplan. Ensuite le passage au BIM se fait avant tout en appliquant la charte du même nom et en structurant mieux les données. Pour un artisan, s’il ne veut pas se ruiner, il est possible de télécharger un viewer gratuit afin de percevoir une modélisation de la maquette et avoir ainsi une vue des détails mais aussi du projet dans son ensemble.

Derrière chaque poste remanié, il faut une personne compétente. Or les professionnels du BTP actuellement en activité n’ont pas reçu de formation à l’utilisation de ces outils. Il y a donc, en ce moment même et pour les années à venir, un nombre incalculable d’acteurs du bâtiment (des architectes aux artisans) qui doivent apprendre comment manier ces logiciels. Ces formations représentent la encore un coût certain et encore trop conséquent pour le moment pour les petites structures.

Le suréquipement et la nécessité d’acquérir de nouvelles connaissances constituent un réel frein pour les PME à passer aux maquettes numérique puis au BIM c’est un fait. Cependant celles-ci vont tôt ou tard y passer avec l’arrivée de personnes qualifiées (sortant du master BIM de l’ESTP par exemple) et la généralisation d’utilisation de ces logiciels sur le marché du BTP.

Source : rapport « mission numérique bâtiment » par Bertrand Delcambre

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Le BIM et les PME

Le BIM semble aujourd’hui devenir un outil incontournable dans le monde du BTP. Son point fort est de pouvoir intervenir à toutes les phases du projet, de la conception à la réalisation des travaux jusqu’à l’exploitation de l’ouvrage. Il permet un gain de performance, une augmentation de la qualité des études ou encore d’intégrer les questions du développement durable tout au long du cycle de vie d’un projet. Il est certain que le BIM est un véritable progrès pour le monde de la construction mais toutes les entreprises peuvent-elles avoir accès au BIM ?  Qu’en est-il des PME ?

 

Les avantages du BIM pour les PME

Le BIM semble être utilisé pour réaliser des projets de construction de grandes envergures. Les Majors et autres très grandes entreprises du BTP sont les premiers à signer des contrats pour lesquels le BIM est obligatoire. Ils sont ainsi les premiers à bénéficier des avantages du BIM.  Pourtant, le BIM peut se prêter à la réalisation de petits projets tels que la création d’habitations individuelles. Ces dernières représentent une grande part de l’énergie que nous utilisons, l’introduction du BIM pourrait par exemple permettre d’améliorer leurs performances énergétiques. Les PME ont donc aussi un intérêt à se munir de logiciels de type BIM comme aide à la conception. De plus, lorsque survient des erreurs de conception, le modèle 3D permet de détecter les interférences entre différents éléments et de les corriger avant la réalisation sur chantier. Ce type de problème est aussi rencontrer par les PME, une fois de plus le BIM présente aussi de grands avantages pour ces entreprises puisqu’il permettra à la fois de réaliser un gain de temps et surtout de réduire les coûts. C’est aussi l’occasion pour les PME de remporter plus de contrats, en effet un modèle 3D permet une meilleure communication avec le client. Ainsi, le BIM présente beaucoup d’avantages : améliorer les performances énergétiques, réaliser un gain de temps, augmenter la rentabilité d’un projet, mais aussi permettre d’obtenir de nouveaux contrats.

Les obstacles au BIM dans les PME

Mais l’introduction du BIM dans une entreprise a un coût. Le logiciel coûte 6000 €. La complexité des logiciels BIM obligent ses utilisateurs à suivre une formation. Son coût s’élève à 1000 € par jours sachant qu’il faut au moins compter une semaine de formation. De plus, au vue de la puissance des logiciels BIM, il est nécessaire de disposer d’ordinateurs performants dont le coût peut être estimé à 2500 €. Il faut aussi souligner que le passage de la CAO au BIM créera une perte de rendement d’environ 30% pour les 6 premiers mois (données recueillies sur www.objectif-bim.com). Il est clair que le coût pour introduire le BIM dans une entreprise est un grand frein surtout pour les PME qui ne peuvent par exemple pas faire face à une perte de rendement. Sachant que le BIM est trop récent pour pouvoir en connaître la rentabilité économique réelle, les PME sont aujourd’hui réticentes à investir.

Le BIM : un nouveau marché économique ?

La Ministre Cécile Duflot a annoncé que le BIM serait progressivement obligatoire pour les marchés publics d’ici 2017. Les PME qui n’ont pas l’accès à cette technologie seront petit à petit mises à l’écart de ce type de contrat. Pourtant depuis 2006, les politiques ont modifié le code des marchés publics pour faciliter l’accès des PME à la commande public. Mais si le projet du ministère est maintenu, c’est l’ensemble des PME qui est pénalisé perdant tout un marché. Le BIM est peut-être en train de créer un nouveau marché économique dans lequel les grandes entreprises pourront obtenir de nouveaux contrats incluant le BIM et les PME seront encore plus limitées quant au type de contrat qu’elles pourront réaliser. Dans le futur, il faut espérer que le BIM aura une rentabilité telle que les PME oseront investir pour qu’elles puissent avoir accès à tous les projets réclamant l’utilisation du BIM.

 

 

 

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Comment effectuer la transition vers le BIM

1 Le BIM qu’est ce que c’est ?

Le BIM : Building Information Modeling, est un processus collaboratif comprenant une maquette numérique et une base de données regroupant toutes les informations concernant le bâtiment permettant à tous les acteurs du projet de partager et d’avoir accès à ces informations. C’est un outil informatique (regroupement de logiciels) utilisable de la conception à l’exploitation du bâtiment.

2 Une transition nécessaire 

Tout d’abord, depuis l’annonce par Cécile Duflot de la présence obligatoire de la maquette numérique dans les marchés publics d’ici 2017, les entreprises souhaitant décrocher ces marchés devront utiliser le BIM. De plus, les nombreuses qualités de cet outil (optimisation des performances du bâtiment, amélioration de la communication grâce à un échange d’informations facilité et donc aussi des processus de synthèse et d’interface qui sont les points difficiles à gérer d’un chantier) le rendra indispensable pour toute entreprise souhaitant être concurrentielle ; d’autant plus si on prend en compte le développement international du BIM.

            3 Les investissements directs

Pour effectuer cette transition, il faut, en premier lieu, investir dans des logiciels choisis avec soin : les principaux critères sont l’interface et la complexité d’utilisation. Les licences coûtent entre 5000 et 6000 euros, auxquelles il faut ajouter 20% du prix par an pour les mises à jour et la maintenance. Pour pouvoir utiliser ces logiciels il faut avoir le matériel adéquat (compter 2000 à 3000 euros par poste) et former son personnel. Les formations d’initiation durent 5 jours pour 300 euros environ par jour; ces formations peuvent être complétées par de l’auto-perfectionnement ou des formations de perfectionnement entrainant des coûts supplémentaires.

            4 Les coûts induits par cette transition

Utiliser le BIM requiert un changement radical dans la façon de traiter les projets, ainsi que la mise en place d’au moins un projet pilote pour se familiariser avec les nouveaux outils. Ce qui entraîne une baisse de productivité estimée de 20 à 30% pendant environ six mois. Cette transition peut donc être coordonnée par un BIM manager afin de minimiser cette baisse de productivité, son expérience et ses compétences de management seront essentielles car une l’implantation d’une nouvelle méthode de travail est toujours une phase critique du développement d’une entreprise.

5 les principaux risques

- mauvaise planification (temps de modélisation sous estimé, déploiement trop rapide,…)
– problème d’interopérabilité entre les logiciels
– échec de la gestion du changement ou résistance au changement des employés.
Afin de limiter ses risques l’adoption du BIM doit être bien préparée : stratégie claire, choix réfléchis, formations adaptées. Mais surtout une bonne gestion durant la transition : importance du BIM manager et de la communication avec les équipes et la direction.

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Le BIM, un risque à prendre pour les PME ?

Le BIM, un outil permettant de modéliser des informations dans le monde de la construction, commence à devenir un sujet incontournable dans le bâtiment. Il permet de réunir toutes les informations physiques et fonctionnelles d’un projet dans un seul fichier, cela permet d’avoir une parfaite cohérence entre les données de chaque acteur du bâtiment, de la conception à l’exploitation du bâtiment, voire de sa démolition. On peut se dire alors que cet outil prend tout son sens dans les projets de grandes envergures, qui à la fois sont complexes et montrent beaucoup de points singuliers, comme les projets de la Philharmonie de Paris ou la fondation Louis Vuitton qui ont tous deux eu recours au BIM. Mais cet instrument peut-il être rentable pour des projets beaucoup moins complexes ? Les PME auraient-elles intérêt à l’utiliser ?

Le BIM est sans contexte un moyen d’augmenter la productivité et l’efficacité, même pour les plus petits projets. En effet, il permet dès la conception de voir tous les points qui poseront problème dans le futur, mais également de faire des modifications avec ajustement des autres donnée, un calcul des quantités exactes des matériaux, une utilisation des plans 2D à partir du 3D. Les avantages sont multiples, mais pour une petite entreprise le chemin peut être long et sinueux pour arriver à utiliser une telle machine et à la rendre complètement optimale. Un désavantage majeur : le coût.

Un logiciel BIM coûte environ 6000€, il faut également compter en plus le coût des mises à jour et de maintenance, et un ordinateur assez puissant pour utiliser ce genre de logiciel se chiffrera à 3000€. Il faut également former les personnes qui l’utiliseront : la formation d’une semaine minimum s’élèvera à 1000€/jour. Il y a cependant la possibilité de recruter des gens déjà formé au BIM, en effet l’ENPC (Ecole Nationale des Ponts et Chaussées) a créé le Mastère Spécialisé « BIM,  Conception intégrée et cycle de vie du bâtiment et des infrastructures ».

C’est dans tous les cas un réel investissement, sans compter le temps de mise en route et d’adaptation de tout le personnel, qui engendra une perte de rendement dans les six premiers mois, de 20 à 30 %. Il y a également un autre problème, les personnes d’expérience qui ne sont pas encore ancrées dans les nouvelles technologies peuvent être réfractaires et mettre un frein à cette avancée. Il est donc possible de créer au sein même d’une entreprise une divergence par l’apparition du BIM, qui rendrait la facilité d’échange d’information, avantage majeur du BIM, complètement obsolète.

Le choix est difficile et le risque dur à prendre, mais la monté en flèche du BIM est fulgurante et cette décision cruciale pourra sans aucun doute rendre les PME plus compétitives sur le marché. Elles pourront ainsi élargir leur éventail d’opportunités en décrochant des affaires qu’elles n’auraient jamais pu acquérir sans le BIM.

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