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Un état des lieux des usages des logiciels et Outils BIM en France

Introduction

A la lumière de tout ce qui s’échange sur les différents moyens de communications, un nouvel acronyme appelé «BIM» prend une place importante dans toute l’actualité relative au monde de la construction.

Tout cet engouement au BIM, qui profite des dernières avancées informatiques, introduit de nouvelles méthodes de travail et induit l’émergence de nouveaux et de nombreux outils et logiciels dédiés au BIM que les professionnels utilisent.

En France, le BIM et son usage font leur petit bonhomme de chemin, mais quels sont les outils et logiciels BIM les plus utilisés?

Mais c’est quoi le BIM en deux mots?

bim-image-questLe BIM, acronyme de Building Information Modeling, se dit de ce nouveau mode travail collaboratif, de construire avant de construire  qui nous renvoie vers la modélisation d’une maquette numérique ou l’avatar virtuel , de la construction réelle à réaliser, contenant une somme importante d’informations intégrant les données relatives à son cycle de vie.

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Modèles numériques

Le BIM est à considérer comme un processus de travail, organisé autour d’un ensemble cohérent de méthodes et de techniques faisant appel aux différentes technologies informatiques et solutions logicielles, dont la finalité est de créer une base de données relative à l’ouvrage projeté sous forme d’un modèle numérique en 3 dimensions, en intégrant tous les corps d’états dans la démarche, dès les phases amont des projets.

 

Quels sont les différents logiciels et outils utilisés dans le BIM?

Dans le milieu professionnel, toute une panoplie d’outils et logiciels BIM sont utilisés. Mais pour des objectifs différents. On retrouve ceux utilisés dans la conception (permettant d’encoder des entités ou des données BIM) et ceux destinés à l’exploitation des données BIM déjà encodées.

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Divers métiers impactés par l’usage du BIM

Pour éclairer un peu mes propos, il existe sur le marché des logiciels et outils servant à créer les modèles 3D et encoder les informations nécessaires et les échanger sous un format neutre et interopérable qui est le format IFC, tel que Revit d’Autodesk, Allplan de Nemetschek , Archicad d’Abvent, Tekla de Trimble et AECOsim Building Designer de Bentley.

Comme il existe un nombre important d’outils et logiciels, pouvant exploiter les données des modèle numériques BIM, pour des fins de visualisations, de simulation, de détection d’interférences, comme Navisworks d’Autodesk , Teklabimsight de Trimble DDS-CAD viewer de Nemetschek.

On trouve aussi, sur le marché d’autres outils et logiciels, utilisant les données BIM à des fins de gestion de patrimoine tel ACTIV3D d’économie de la construction comme WinQUANT IFC d’ATTIC et Devisoc de SOC Informatique.

Quels sont les logiciels et outils BIM les plus utilisés en France?

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Outils et logiciels BIM

Dans tout cet amas d’outils gravitant autour du BIM, quels sont ceux les plus utilisés en France (1)?

Tenter de répondre à cette question avec précision n’est, à mon avis point simple, en raison de l’hétérogénéité des pratiques professionnelles, des métiers et en raison de la sensibilité économique de ce type de données.

Néanmoins, de nombreux indicateurs, permettant d’avoir un aperçu global, sans grande précision, sur la pratique et les usages des logiciels et outils BIM en France sont disponibles sur Internet.

Comment sera menée notre quête d’informations?

Un petit tour sur la toile, nous permet, en effet, de remarquer qu’il existe un nombre important de ressources relatives aux BIM, via des Blogs, des forums de discussions, pages WEB personnelles et des tutoriels. Pour démêler ce tas d’information et en faire un ensemble cohérent de données, un travail de veille technologique, doit être mené. De ce coté, un large éventail d’outils et méthodes sont disponible, voici un lien pour en savoir plus .

Mais pour notre petite quête d’informations, l’utilisation du service  «tendances de recherches», proposé par Google est choisi comme moyen. Il permet de restituer les tendances des requêtes de recherches des utilisateurs sur le moteur de recherche de Google et sur YouTube en fonction du temps et du lieu.

Résultats et commentaires

En focalisant notre recherche sur les outils et logiciels encodant les entités BIM, cités précédemment (REVIT, Allplan, TEKLA et AECOsim Building Designer ) sur une période allant de janvier 2012 à mars 2015, sur le territoire français, on aboutit à ces résultats (Web et YouTube).

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Résultats des requêtes sur Google.
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Résultats de la requêtes sur YouTube.

 A partir de ces deux figures, il ressort bien que les mots clés utilisés pour notre enquête sont bien recherchés, ce qui nous renseigne un peu, sur l’intérêt qu’il suscitent.

De plus près, il apparaît que les termes «Revit» et «Archicad» sont les plus recherchés sur le web et sur YouTube, avec un des pics plus significatifs pour «Revit». De ce constat, Revit est-il l’outil le plus utilisé en France? Probablement oui.

A mon avis, seule une étude bien structurée et mieux ciblée, pourra aboutir à des résultats plus précis et plus fiables.

Webographie:

(1): http://www.batiportail.com/bim/metiers.asp

(2):http://objectif-bim.com/index.php/bim-maquette-numerique/le-bim-en-bref/la-definition-du-bim

(3):https://patrimonialisation.files.wordpress.com/2014/03/rapport-pbd-bim-et-gestion-du-patrimoine-tome-1-mars-2014-vf.pdf

(4):http://communautes.idealconnaissances.com/3dbt/public

(5):http://www.lemoniteur.fr/article/le-plan-pour-faire-basculer-le-batiment-dans-le-bim-23974640

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Le Cloud au service du BIM

En quelques années, le Cloud s’est imposé comme un moyen de stockage et de partage de fichiers performant et accessible à tous. Le principe repose sur l’utilisation de serveurs pouvant stocker ou traiter l’information reçue. En plus de fournir une sauvegarde indépendante du matériel de l’utilisateur, le Cloud permet à plusieurs personnes d’exploiter un même document depuis différents postes de travail (tablettes, ordinateurs, téléphone portable…etc). J’ai choisi, dans cet article, de développer ce dernier point et de détailler les différentes applications du Cloud dans le Building Information Modeling.

En premier lieu, le Cloud adapté au BIM permet de diffuser mais aussi de gérer de manière plus efficace les modèles utilisés lors de la conception d’un bâtiment ou d’un ouvrage. En effet, ces modèles sont dans la plupart des cas lourds, complexes et doivent donc être partitionnés afin de pouvoir diviser le travail entre les différents collaborateurs. Leur partage dans leur totalité était donc délicat, puisqu’un moins d’un déplacement physique, il n’était pas possible de les transmettre. En effet, un e-mail, par exemple, ne peut pas supporter un fichier d’une telle taille.

Dans le Cloud, on retrouve également des programmes permettant par exemple d’accéder à une étude structurelle, ou encore à un rendu 3D extrêmement détaillé du projet. Les différents intervenants peuvent donc utiliser l’énorme puissance des serveurs cloud, leur permettant de réaliser des tâches complexes bien plus vite qu’à partir d’un poste de travail ordinaire.

Il ne faut pas oublier de souligner qu’avant que le Cloud n’émerge, la synchronisation entre les différentes équipes gérant un projet pouvait s’avérer très délicate, chacune ayant sa propre façon de faire, ce qui avait pour résultat d’augmenter les délais et de diminuer la précision. L’unicité de l’interface permet de résoudre les problèmes de coordination. Le Cloud représente donc un espace de stockage centralisé, dématérialisé, et où chaque modification effectuée par un intervenant au projet est immédiatement répercutée à l’ensemble des acteurs.

Le Cloud fourni donc à ses utilisateurs la puissance et la capacité de stockage nécessaire pour utiliser, gérer, ou encore modifier un modèle unique de projet. La coordination et la productivité sont ainsi améliorées de manière significative. C’est pourquoi, couplé au BIM qui lui-même rend l’étude d’un projet plus efficace, le Cloud permet d’atteindre des performances jamais égalées.

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Le BIM et l’efficacité énergétique du bâtiment

Le BIM et l’efficacité énergétique du bâtiment

La directive européenne2012/27/CE relative à l’efficacité énergétique adoptée le 25 octobre 2012 contient 30 articles dont 2 sont importants car ils prévoient la rénovation des bâtiments publics et l’obligation d’audits énergétiques dans les grandes entreprises. Ces entreprises doivent réaliser leur premier audit avant le 5 décembre 2015 puis un audit tous les 4 ans. C’est pourquoi le BIM est utile dès la conception du bâtiment pour améliorer l’efficacité énergétique.

En effet, chaque détail compte dans l’efficacité énergétique, c’est pourquoi les outils de simulation thermique dynamique sont indispensables et travaillent en mode BIM pour évaluer avec précision les performances thermiques du bâtiment : Test d’ensoleillement

La maquette numérique a la capacité de stocker les éléments du DOE numérisé concernant les caractéristiques de chaque objet, les résultats des calculs énergétiques initiaux mais aussi les données de consigne optimale et de réglages :

C’est de ce fait l’interface pivot privilégiée pour suivre la performance énergétique (requêtes graphiques, localisation des composants, contrats, localisation des interventions de maintenance…)

La maquette numérique a un autre avantage : non seulement elle est un outil de travail précieux pour chacun des intervenants, mais elle est également le moyen idéal de coordonner le projet dans son ensemble. Comme c’est un objet manipulable par tout le monde, elle devient le langage commun qui permet à n’importe qui de se faire comprendre de tous.

Lorsqu’on veut améliorer les performances énergétiques d’un bâtiment, cette coordination est primordiale : depuis l’idée première du bâtiment jusqu’à son utilisation en passant par sa construction, chacun doit parfaitement saisir toutes les subtilités du travail en amont. Cela permet d’éviter les pertes de temps ou d’argent dues à une mauvaise communication entre les intervenants. Par exemple, les bâtiments construits de nos jours doivent appliquer les normes de la RT 2012. Mais ces exigences dépendent aussi de l’exploitation du bâtiment : impossible de consommer peu si l’exploitant laisse les fenêtres ouvertes toute l’année… Autre exemple : chaque intervenant travaille souvent avec ses propres logiciels spécialisés que leurs collègues n’ont pas. Leur travail n’est donc déchiffrable que par eux-mêmes, et les autres doivent s’en tenir aux résultats, ce qui rend toute modification très délicate. C’est à ce niveau là qu’intervient le BIM, permettant à chacun d’avoir une meilleure connaissance et une meilleure lecture du bâtiment, et d’agir en conséquence.

Le BIM peut de plus créer des interactions qui jusqu’alors n’existaient pas. Jusqu’à présent, le mode de conception d’un bâtiment se faisait par étapes : chaque intervenant récupère le fruit du travail de l’intervenant précédent, lui donne une valeur ajoutée et transmet à son tour les données. De ce fait, les retours en arrière sont compliqués. C’est en phase construction que c’est le plus flagrant : lorsque le conducteur de travaux réalise que le projet comporte des erreurs, ou si son client exige des modifications, il est plutôt démuni et doit compter sur sa propre expérience, ou du moins celle de son entreprise pour réagir au mieux. Avec la maquette numérique, il pourrait interagir avec les intervenants concernés et travailler avec eux pour trouver la bonne solution.

Aujourd‘hui, le bâtiment est responsable de plus de 40% de la consommation énergétique en France, mais surtout il a été calculé que 80% des économies potentielles d’énergie le concernent !

Par conséquent il est bien évident que des efforts doivent être faits, et le BIM nous semble être l’outil idéal pour accompagner tous les acteurs du bâtiment dans cette optique. Son langage universel et sa praticité doivent permettre une meilleure coordination des efforts et un plus grand partage des savoirs.

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Et BIM ! Le BTP rattrape les autres secteurs de l’ingénierie

L’utilisation de maquettes 3D évolutives et centralisées pour l’ensemble des parties prenantes d’un projet n’est pas une chose nouvelle en ingénierie ; elle est monnaie courante dans le domaine de l’aéronautique ou de l’automobile. C’est cependant une innovation pour l’industrie du Bâtiment et des Travaux Publics, qui rattrape à grands pas son retard sur les autres secteurs avec un concept novateur, le Building Information Modeling.

Le BIM, dans son concept abouti, englobe 3 dimensions en plus de l’espace (six dimensions au total). Il comprend également le temps, le coût, et la gestion des ressources. Il permet, en rassemblant toutes les parties prenantes autour d’une même modélisation, d’optimiser la réalisation du projet sous tous ses aspects à un degré inégalé jusqu’alors, au prix d’une collaboration plus poussée.

Le BIM est donc bien loin de n’être qu’une maquette 3D : le cabinet d’avocats d’affaires australien Corrs Chambers Westgarth traduit bien l’in térêt du BIM pour l’ensemble des entités concernées par la contruction, au-delà des corps de métier : «  BIM has been identified by governments globally as a more co-ordinated and cost-efficient way to build and manage assets over their lifecycle. […] Advanced countries in North America, Europe and Asia are already benefiting from BIM in both project delivery as well as ongoing asset management. In contrast, countries that are slow to embrace the BIM revolution are at risk of falling further behind in the global construction industry ». Le danger de chute dans l’obsolescence est réel pour les entreprises qui tardent à entrer dans la nouvelle ère. Il est ainsi prévu depuis en France, depuis le gouvernement Ayrault, que l’ensemble des projets en Maîtrise d’Ouvrage seraient réalisés en BIM.

J’ai pu constater au travers de mes stages les dégâts du manque de coordination entre les entreprises. Autour de l’entreprise principale qui m’employait, gravitaient le Maître d’Œuvre,  le bureau d’étude, deux sous-traitants principaux. L’entreprise délivrait au sous-traitant des plans détaillés et tamponnés (procédure d’accusé réception). Cette lourdeur dans la communication, qui s’appliquait dans tous les échanges entre parties prenantes, impactait considérablement la coordination. De plus, la lenteur des échanges a parfois créé des problèmes en chaîne, par exemple lorsque le terrassier effectuait une tâche planifiée dans un programme obsolète dont la version à jour ne lui était pas parvenue.

Le BIM est donc plus qu’une maquette, c’est un mode et un espace de travail. Il est très clairement amené à s’imposer, à terme, dans tous les projets, jusqu’aux petites envergures. Il est au chantier ce que les éléments finis sont aux études.

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BIM – Une plate-forme encore trop inconnue

LASSONNERY Lucas                                                                                                  lucas_lassonnery@hotmail.com
TP3 – OP3S

 

BIM – Une plate-forme encore trop inconnue

 

S’il est vrai que le système BIM reste assez prisé des architectes, qui trouvent un intérêt direct à l’utilisation de ce logiciel en tant qu’application informatique de modélisation 3D, permettant de détecter les conflits de paramètres ou de fonctionnement, ce n’est pourtant qu’une infime partie des possibilités de cette interface qu’est le « Building Information Modeling ».

En effet, une toute autre facette de la vision BIM est qu’elle comprend un processus de collaboration dans lequel l’architecte, l’ingénieur et les entrepreneurs coopèrent de la phase de conception à la fin de la construction du projet, jusqu’à parfois sa phase d’entretien. C’est une véritable coopération entre ces différentes entités, leur entente et leur sincérité, qui permettra d’exploiter au maximum les possibilités du BIM, et de permettre une coordination sans failles.

Chaque acteur de cette synchronisation y trouvera son compte :

  • Le maître d’œuvre pourra associer plusieurs ingénieries d’étude selon un puzzle assez complexe, et ce regroupement permettra l’identification de conflit entre les différents bureaux. Cela fournit aussi toute la documentation du bâtiment au cours du cycle de construction.
  • Le ou les entrepreneurs, qui face à un nombre élevé d’intervenants devront accorder une importance particulière à la présentation des différents travaux à effectuer, ou encore l’enchaînement des tâches et à la sécurité.
  • Le maître d’ouvrage qui utilisera cet outil en tant que moyen de contrôle et de décision, pour que le produit final soit en accord avec ses attentes et son utilisation.

Pourtant, les intervenants se montrent encore assez timides à l’adoption de cette méthode. Pour cause, les maîtres d’œuvre qui ne voient pas encore les avantages, et se limitent aux conséquences budgétaires directes. La réduction des délais ou encore la diminution des demandes d’information, n’étant pas un effet visible et immédiat, ne permettent pas de faire pencher la balance en faveur de ce mode de travail novateur.

De plus, il faut avant tout pour la pérennité du processus que le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre et l’entrepreneur ne se cantonnent plus à leurs propres objectifs (souvent contradictoires), mais plutôt qu’ils expriment la volonté d’assurer une communication claire et franche entre eux, et ce durant toute la durée du projet. L’interface BIM consent alors un dialogue intelligent et réfléchi, qui permet d’aller à l’essentiel.

Néanmoins, face à une jeunesse de plus en plus informatisée, et par ce fait habituée à de la modélisation 3D dès son plus jeune âge, force est de constater que le BIM devient une nécessité ; autant s’y mettre au plus tôt !

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Quand les entrepreneurs se mettront-ils au BIM ?

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LE BIM, UN OUTIL PUISSANT DE COHESION

Un des problèmes majeurs rencontré lors de la construction d’un ouvrage est celui de la cohérence des différents équipements posés sur chantier. En effet, on observe fréquemment des problèmes de « collision » entre les divers équipements tel que par exemple des poutres qui sont mal positionnées et qui rentrent en collision avec des conduits de ventilation ou des canalisations.

Ce problème de cohésion est en général dû à un manque de coordination entre les différents corps d’état intervenant sur site. Il est fréquent de constater que les installations d’un ou plusieurs corps secondaire n’ont pas été «confrontées » aux autres installations du chantier afin de s’assurer du bon agencement des équipements les uns par rapport aux autres.

Il en résulte une perte non seulement pécuniaire mais également de temps car il faut faire des modifications de dernière minute et même parfois défaire certains travaux afin de pouvoir réajuster les équipements de manière cohérente.

Un des points forts du BIM et qu’il permet de réduire considérablement ces problèmes de cohérence et de manque de coordination par la réalisation d’une maquette en trois dimensions commune et accessible par tous les intervenants du chantier. Cette plateforme commune permet non seulement d’éviter la répétition de la prise de mesures sur chantier, évitant ainsi les incohérences dues à des différences entre les informations collectées, mais elle permet également à chaque intervenant de vérifier que ses installations s’intègrent bien au bâtiment. Le plombier par exemple, peut alors vérifier que ses équipements, une fois posés, ne gêneront pas les autres installations comme par exemple la pose des faux-plafonds.

Le BIM permet donc un gain en temps non négligeable, il minimise les problèmes que l’on rencontrera lors de la réalisation de l’ouvrage et permet de faire des économies conséquentes.

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BIM: la recette de Mamie Renée

Citation de Mamie Renée:

« Ah vraiment, ces jeunes ils m’épatent ! Ils pensent tout réinventer à chaque seconde. Tenez, par exemple, le BIM : tout le monde pense que c’est tout neuf, que c’est génial mais trop compliqué, et que d’ici quelques années ça va faire fureur. Mais de mon temps, on savait déjà comment faire ! Puisque vous êtes là, je vais être sympa  et  dévoiler ma fameuse recette de crème à la vanille…»


INGREDIENTS

Un chef: Mamie Renée

Un logiciel: Il faut un environnement de travail adapté à nos besoins. En gros, il faut choisir sa cuisine. Plus la recette sera importante et complexe, plus il faudra d’espace, de casseroles, d’ingrédients et de marmitons. Pour Mamie Renée, réaliser une simple crème à la vanille équivaut à une promenade de santé. En revanche pour préparer ses 1000 crèmes à la vanille, Mamie Renée a beau être en forme, elle a quand même invité toutes ses copines de gym en renfort.

Des objets: Mamie Renée tient à la qualité de ses produits. Pour cela, elle met un point d’honneur à définir aussi précisément que possible tous les paramètres de chaque objet. Pour la crème à la vanille, il nous faut des produits et pas n’importe lesquels. Des œufs d’autruches ou de poules élevées en plein air ? Gros ou moyen calibre ? De quelle provenance ? La préparation se fera dans des saladiers de quelle contenance ? En verre ou en inox ?

Une base de données: Ces informations sont répertoriées et organisées pour chaque objet sur un grand tableau dans la cuisine qui est utilisable par toutes les copines de gym. Chacune d’elles peut consulter le tableau ou non selon la qualité de sa vision, et chacune d’elle peut supprimer, ajouter ou modifier les paramètres d’un objet, à l’exception des paramètres de base essentiels qui ont été inscrits au feutre indélébile par Mamie Renée ; si on retire la vanille de la crème, ce n’est plus une crème à la vanille.

Des familles d’objets: Pour Mamie Renée, le plus important c’est la famille (si, si, la famille). Les objets sont classés selon leur nature : Par exemple les objets cuiller à soupe et couteau sont classés dans la famille « couverts », les objets casserole et saladier sont classés dans la famille « récipients » et les objets lait et œuf sont classés dans la famille « produits frais ». On peut aussi faire une famille de familles en regroupant les couverts et les récipients dans un groupe « ustensiles » par exemple… Mamie Renée vous a embrouillé ?


PREPARATION

Assemblez les objets entre eux: Une fois que tous vos ingrédients et ustensiles sont sur le plan de travail, il vous faut les assembler et définir des liaisons entre eux. Les œufs doivent être battus dans le saladier avec le sucre, et seulement une fois que le mélange blanchit, on incorpore la farine en pluie fine. Ces informations de liaison sont également inscrites sur le tableau et complètent les paramètres de chaque objet. Il est clair que si Mireille votre voisine de plan de travail qui est un peu dure de la feuille met deux fois trop d’œufs, il faudra doubler toutes les doses pour rattraper la boulette avant que Mamie Renée fasse un infarctus… Les ingrédients peuvent donc interagir entre eux et influencer l’ensemble de la recette.

Coordonnez les logiciels: Mamie Renée coordonne par talkie-walkie dernière génération tout son réseau de copines de gym travaillant à l’élaboration des 1000 crèmes. Comme le boulot est énorme, elles sont réparties dans plusieurs cuisines et travaillent simultanément sur des tâches bien définies : dans la cuisine de Mamie Renée on fait la préparation tandis que chez Geneviève, on la fait cuire à feu doux.

Détectez les conflits: Bon, Mireille est un peu têtue et en plus d’avoir doublé le nombre d’œufs, elle a décidé de son propre chef de mettre de la levure chimique dans la préparation. Heureusement, la méticuleuse Claude qui est chargée de réunir tous les ingrédients au bout du plan de travail n’a pas fourni de levure à Mireille puisque cet ingrédient n’était pas en stock. De plus, Geneviève qui est en charge de la cuisson aurait immédiatement remarqué que la crème triplait de volume en étant chauffée. L’avantage de coordonner les différents pôles de travail prend donc ici tout son sens puisque l’information est remontée à tous les niveaux, ce qui permet d’éliminer les erreurs à la source.

Ajoutez un soupçon de business: Mamie Renée et ses copines de gym ont vite compris que si elles offraient leurs crèmes à la vanille toutes faites aux bonnes personnes en ville, elles augmenteraient leurs chances de les voir sélectionnées pour des grandes occasions. Ainsi, elles ont obtenu la confection de 1000 crèmes supplémentaires pour le grand banquet de Noël organisé par la ville de Theix la semaine prochaine !


Citation finale de Mamie Renée

« La recette de la crème à la vanille n’appartient à personne. C’est une méthode de travail et un état d’esprit. »

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Comment populariser le BIM ?

Le Building Information Modeling (BIM) est un concept émergeant dans l’industrie de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction. C’est une base de données partagée entre les différents intervenants d’un projet de construction. Elle permet de faciliter la prise de décisions sur un bâtiment à n’importe quelle étape de son existence : de sa conception jusqu’à son démantèlement. Pour cela le BIM utilise 6 dimensions: les trois dimensions physiques, la dimension temporelle, la dimension des coûts et la dimension opérationnelle, c’est à dire la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance. Toutes les personnes impliquées dans un produit ou une tâche servant à la réalisation d’un bâtiment, doivent partager leurs informations dans le modèle BIM. Celles-ci doivent être consultables à tout moment par les autres intervenants. Cette démarche pourrait améliorer, par exemple, la productivité lors de la réalisation d’un bâtiment. Cependant, son utilisation n’est ni optimale ni complètement approuvée à l’heure actuelle. Ainsi j’aimerais savoir quelles en sont les raisons et comment parvenir à populariser le BIM ?


Les raisons du manque de popularité du BIM :

De nombreux utilisateurs évoquent :
– le manque de formations dans le domaine du BIM
– une non compatibilité entre les différents logiciels utilisés
– un manque d’outils capables de supporter la modélisation de plusieurs phases d’un projet
– un investissement coûteux : entre 10000 € et 25000€ par poste BIM, ce prix comporte la machine, le logiciel, la formation et la maintenance.
De plus, les divers intervenants peuvent rencontrer une absence de suivi de modifications des données, c’est-à-dire un manque de mises à jour régulières qui peut entraîner l’exploitation de données erronées. Cela peut être causé par un manque de coordination entre les utilisateurs. Puis des problèmes lors de l’interprétation des résultats peuvent être rencontrés. En effet, la simple consultation de données sans rapports humains peut entraîner des confusions et un manque de clarté lors d’un travail effectué, à n’importe quel stade de la réalisation d’un bâtiment.

Comme le BIM est une révolution, son adoption peut prendre du temps.


Les solutions pour populariser le BIM :

Des solutions existent pour pallier aux nombreux problèmes rencontrés par les différents utilisateurs, et ainsi pour amplifier le développement du BIM.
Tout d’abord, il est important de former les divers intervenants d’un projet mais aussi les étudiants qui seront les futurs acteurs du projet. De plus, un nouveau métier commence à apparaître : celui de BIM manager. Celui-ci peut être un ingénieur ou un architecte qui maîtrise les outils numériques. Il met en place le plan BIM du projet et ses règles de réalisation : comment découper le projet en zones, quelles sont les familles d’objets à utiliser, qui fait quoi et à quel rythme. Lors de réunions régulières, il récupère les maquettes de chacun, prépare les réunions de coordination, assemble les maquettes et réalise les rapports de conflits consacrés aux interférences des différentes copies de la maquette. On peut résumer cela en un travail de coordination et synthétisation des diverses données.
Je pense qu’il faudra encore du temps pour que le BIM entre dans la normalisation, cependant plus les étudiants seront informés et utiliserons cette technologie, plus elle sera populaire et sera partie prenante lors des différentes étapes de la réalisation d’un bâtiment.

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La coordination : condition essentielle au BIM

Le BIM (Building Information Modeling) est aujourd’hui une technologie en plein essor dans le milieu du BTP. Ce concept permet d’intégrer toutes les données relatives à une construction, tant physiques qu’organisationnelles ou budgétaires. Basé sur la communication, le BIM permet aux différents acteurs (architecte, ingénieur méthodes, conducteur de travaux, etc.) de travailler en coordination sur toutes les étapes du projet via un même document.

 Difficultés rencontrées

Cet aspect est une condition essentielle pour la réussite des projets BIM. Cependant, dans de nombreux cas, cette condition n’est pas respectée et le BIM connait ainsi des obstacles à son développement, liés à la coordination.

Tout d’abord, certaines entreprises du BTP ressentent un manque de confiance face à ce nouveau concept dû notamment à un manque de clarté dans la mise en œuvre concrète du BIM dans les projets de construction. Sur le plan technique, il y a un besoin de permettre l’envoi de notifications lorsque l’un des intervenants effectue un changement : les collaborateurs ne sont pas au courant des modifications instantanément. De plus, avec l’intervention continue de l’informatique, les différents acteurs ne se concertent pas physiquement mais échangent uniquement des documents. Ceci peut entrainer des problèmes d’interprétation des données par les autres intervenants. Les données ne peuvent être transmises et comprises que lorsqu’une explication réelle a été faite pour leur interprétation.

Le BIM Manager

Afin de surmonter ces obstacles liés à une coordination absente ou mal menée, certains font appel à un gestionnaire de projet BIM, également appelé BIM Manager. Ce gestionnaire de projet a comme mission de faire le lien entre les plateformes technologiques avec les données qu’elles contiennent et les intervenants de la construction. Son objectif est directement lié à la satisfaction du client. En effet, une mauvaise coordination engendre une mauvaise compréhension des données et ainsi des délais de conception supplémentaires possibles.

Le BIM Manager doit être doté d’un large éventail de connaissances relatives au projet en cours et en gestion en BIM. Ses connaissances, son leadership ainsi que sa capacité à aborder les défis organisationnels influenceront la collaboration, l’ouverture d’esprit, la communication et la coordination des différents intervenants du projet. La manière de travailler qu’il proposera à son équipe favorisera les échanges d’informations et une conception commune efficace. Le rôle du BIM Manager est primordial car un doit aussi pouvoir éviter les conflits qui constituent une perte dans le système de production. Il doit être capable d’appréhender les causes et les solutions possibles des conflits pour les résoudre de manière efficace. Ceci peut passer par la prévision de marges de tolérance adéquates ou encore par un séquençage judicieux des opérations de la construction.

L’intervention du BIM Manager, véritable chef d’orchestre d’un projet, ne se limite pas à la résolution de conflits, il assure également la mise en place des outils BIM, supervise la réalisation de maquettes numériques et définit les méthodes de travail des équipes.

Autres solutions ?

Il existe d’autres moyens pour améliorer la coordination au sein d’un projet BIM comme par exemple l’organisation de réunions entre toutes les parties prenantes pour partager les informations et les analyser. Sur le plan technique, une standardisation à grande échelle du vocabulaire permettrait une réelle coordination et une transmission de données plus juste. De plus, il existe un besoin profond de formation des intervenants et des étudiants au BIM, qui nécessite un savoir-faire spécifique en informatique.

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