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AUTOMATISATION DU CONTROLE DES EXIGENCES REGLEMENTAIRES DES CONSTRUCTIONS

Résumé
Etat des lieux des pratiques existantes permettant de vérifier le respect des exigences règlementaires des constructions dans un projet BIM.

Solibri Model Checker (SMC)
SMC est une application Java qui lit les modèles IFC et les intègre à une structure interne pour en faciliter l’accès et le traitement (SMC, 2009). Il comprend une variété de fonctions intégrées: comme une bibliothèque pour la pré-vérification d’un modèle, la détection des clashs, le nom et attribut conventions, l’existence objet, les issues de secours en cas d’incendie, vérification de la longueur du cheminement et autres. L’interface de programmation d’application (API) de SMC permet l’ajout de nouvelles règles. L’interface API n’est pas accessible au public, mais il peut être demandé à Solibri.

Jotne EDModelChecker (EDM)
EDM fournit une base de données objet et permet le développement de règles de vérification en utilisant le langage EXPRESS, qui est la langue dans laquelle le modèle de schéma IFC est écrit.

FORNAX – CORENET e-planCheck:
Fornax qui a évolué pour devenir e-planCheck est developpé par CORENET à Singapour. Il est utilisé par les autorités locales pour la vérification du code de la construction.

eveBIM-ELODIE
C’est une plateforme développée par le CSTB et dédiée à la maquette numérique, elle permet d’évaluer la performance environnementale des projets de construction.

DesignCheck
DesignCheck est développé par une équipe de chercheurs en Australie.
Il est actuellement en phase d’essai par l’industrie de la construction en Australie. Design Check crée un système de règles à base d’objets en utilisant EDM (EDModel Checker) pour coder les exigences de conception de bâtiment.
Building Environment Rule and Analysis (BERA) Language

Le langage BERA est développé pour offrir une interface intuitive pour définir et analyser avec efficacité les règles de construction dans la réalisation de la maquette numérique. Un plugin pour Révit d’Autodesk est en cours d’expérimentation.

A Client/Server Framework for On-line Building Code Checking
Cet outil en phase expérimentale à l’Université de Stanford a pour objectif de prouver qu’il est possible de soumettre des maquettes pour une vérification en ligne des règles de construction.

OptaSoft
Le logiciel développé par la société OPTASOFT est une plateforme de collaboration entre les concepteurs et les autorités compétentes chargées du respect du code de la construction dans les différents Etats des USA.
Il permet aux utilisateurs de vérifier en ligne, la conformité de leurs projets aux règlements en vigueur.

Chronologie de la recherche internationale sur l’automatisation de la vérification des codes de construction

ChronoCheck

Source(1)

REFERENCES :
Nawari. O. Nawari, Ph.D., P.E.: A framework for automating codes conformance in structural domain.
Jin Kook Lee : Building Environment Rule and Analysis(BERA) Language And its Application for Evaluating Building Circulation and Spatial Program.
(1) Johannes Dimyadi, Robert Amor: Automated Building Code Compliance Checking – Where is it at?
Charles S. Han, John C. Kunz, Kincho H. Law : A Client/Server Framework for On-line Building Code Checking
Lan Ding, Robin Drogemuller, Mike Rosenman, David Marchant, John Gero: Automating code checking for building designs -DesignCheck

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Les Risques de l’utilisation du Building Information Modeling

Le Building Information Modeling (BIM) est aujourd’hui un excellent outil permettant la réduction du coût de construction et accélérant les projets de construction. Le BIM a le potentiel d’éviter les erreurs si un réel effort de planification est partagé et entretenu entre les membres d’une équipe. Les logiciels de BIM permettent de décomposer les projets de construction pour une meilleure compréhension du processus, et peuvent être mis en œuvre par les entrepreneurs et les sous-traitants. Lorsque le BIM est utilisé de manière appropriée, il est possible de réduire le coût et le délai du projet, et diminuer les réclamations ou plaintes du client. Mais qu’arrive-t-il lorsque que le BIM n’est pas soigneusement partagé et expliqué à tous les membres de l’équipe ?

Communication : L’une des principales difficultés lors de l’implémentation du BIM en tant que partie intégrante du projet est la collaboration et l’accessibilité du modèle à tous les membres impliqués durant les phases de construction. Même si les architectes utilisent le logiciel pour générer un beau bâtiment, participant ainsi à la réduction du coût et du matériel, si les approches conçues ne sont pas transmises à l’entreprise, des réclamations et des problèmes peuvent surgir.

Contrôle : Une fois le BIM développé et distribué aux membres impliqués dans le projet, de soigneuses précautions doivent être prises pour réduire la possibilité de voir surgir des changements ou altérations du projet de la part de personnes non autorisées. Le risque encouru en changeant un modèle de BIM est récemment devenu un problème dans les projets de construction à très grande échelle, au cours duquel plusieurs consultants et contractuels tentent de compléter ou modifier le modèle à leurs fins respectives, sans partager leurs idées au groupe tout entier. Un chef d’équipe doit donc être désigné et devra être le seul membre autorisé à apporter des modifications au modèle.

Erreurs de conception : Qui devrait prendre la responsabilité si la construction du bâtiment échoue à respecter les codes et normes de construction ? Est-ce la responsabilité de l’entreprise titulaire ?  Ou celle de l’architecte ? Les responsabilités sont étroitement partagées entre les différentes entités ayant participé à la planification, aux révisions et à la saisie du modèle de BIM. Dans certains cas, des poursuites judiciaires peuvent survenir si l’entrepreneur porte plainte en raison de concepts défectueux ou modifiés. Des erreurs dans ce genre pourraient représenter des frais judiciaires supplémentaires, non prévus dans le contrat original, réduisant ainsi les économies générées par l’utilisation du BIM.

Coûts de Construction : Même si l’implémentation du BIM dans les projets de construction donne une idée générale sur le prix total à anticiper, celui-ci peut être faussé. Le BIM permet d’estimer le prix de la manière la plus précise, mais ne prendra pas en compte les variations réelles des prix des marchés émergents comme les marchés des métaux, du pétrole et de ses produits dérivés.

Réduire les erreurs dues à l’utilisation du BIM :
Les astuces suivantes peuvent être vitales pour réduire les erreurs et diminuer les risques encourus lors de l’utilisation du BIM dans un projet :

  • Le chef d’équipe du BIM doit être à l’aise avec le logiciel
  • Les membres de l’équipe du BIM doivent être capables de communiquer chaque idée qu’ils pensent pouvoir mettre en œuvre
  • Attribuer les responsabilités. Chaque membre de l’équipe doit connaître son rôle et ses limites. Le BIM est un effort collectif.
  • Identifier des collaborateurs pouvant construire en utilisant le BIM. Malheureusement, le BIM n’est pas fait pour tout le monde.
  • Discuter avec l’organisme assureur des éventuels problèmes pouvant surgir à la suite d’une mauvaise utilisation du BIM
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BIM : Le nouveau “couteau-suisse” des projets de construction

Le BIM : Building Information Modeling ou modélisation des informations du bâtiment est devenu le leitmotiv de toutes les entreprises de bâtiments et de conception en règle générale. Il est en effet un outil très puissant de conception qui permet de désosser le projet de construction en amont, en présentant en 3D la vue finale du projet mais aussi, les différents intervenants et pièces constitutifs du produit finale, il donne ainsi une idée bien précise spécialement au maitre d’ouvrage. De ce fait les différentes parties prenantes qui participeront au financement du projet auront une vision plus claire, et seront plus à même de décider rapidement et efficacement des décisions à prendre. Ceci montre sans aucun doute l’utilité décisionnelle qu’aura cet outil dans le futur.

Aussi le BIM représente une nouvelle manière de travailler puisque les différents acteurs de construction (architecte, ingénieur en bureau d’étude et entreprise) ont la même approche pour leur projet, peu importe le nombre de fois où le design change ou qui l’a changé, l’information reste précise et bien coordonnée entre les différents intervenants.
Le BIM quand il est bien utilisé réduit convenable les délais d’études et de productions, néanmoins quand un problème survient qui est le responsable de cette faute ? Puisque au niveau du BIM toutes les modifications sont enregistrées mais on ne sait pas forcément qui l’a modifié. Il est donc important de savoir qui a fait la dite modification. Ou sinon faut désigner un chef de projet qui sera autorisé à modifié le modèle du BIM. Ce problème est surtout récurrent au niveau législatif, donc il faudrait créer une loi ou un contrat très clair qui soit compatible avec la philosophie du BIM, et du partage de tâches entre les différents intervenants.

Finalement, faut aussi intégrer dans le BIM le côté temporel et du coût, on évolue vers un BIM dit 4D ou 5D puisqu’il intègre plus de composant que ce qu’il en a l’air.

Mais la question qui se pose maintenant  c’est est ce que les entreprises seulement de logiciels qui auront le contrôle sur le BIM et du coup contrôlera les différents prix et accès à cette technologies ou ça sera plus démocratisé et ouvert à un plus grand nombre de personnes avec différents horizons.

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