Archives du mot-clé chantier

BIM et suivi de chantier: ARKHE 6 et Synchro

BIM et suivi de chantier:
Outils de PRIMAFRANCE: ARKHE6 et Synchro

INTRODUCTION :

Au-delà de la phase de conception, le BIM trouve un champ d’exploitation tout à fait approprié mais néanmoins encore en chantier : la phase de construction. Mieux maitriser le chantier est devenu un enjeu stratégique pour l’ensemble des acteurs impliqués pendant cette phase mais aussi pour ceux qui exploiterons et maintiendrons l’ouvrage après sa mise en service.

Les premières solutions BIM utilisée ont donc été les plateformes collaboratives permettant à l’ensemble des acteurs de partager et traiter l’information : ARKHE6 représente l’une d’elles.

Et la planification étant un des enjeux majeurs de la phase chantier, des solutions logiciels venant s’intégrer à ces processus collaboratifs sont donc apparus. On nomme cela la 4D car ces systèmes sont venus se greffer directement sur les modèle 3D numériques: SYNCHRO est l’un de ces logiciels.

Ces deux solutions s’inscrivent dans un paysage qui aujourd’hui est dense en propositions et dans lequel il convient de faire du tri.

Cette veille technologique m’aura permis d’identifier sur ces deux sujets deux conclusions bien différentes.

ARKHE6:

Plateforme collaborative crée et distribuée par PRIMAFRANCE.

PRIMAFRANCE est une société de conseil en gestion de projet et spécialisée entre autre dans l’implémentation et la formation de la suite PRIMAVERA P6 (Outils de planification conçurent direct de Microsoft Project)

ARCHE6 est une plateforme de BIM Management System (BMS) permettant à l’ensemble des acteurs projets de pouvoir récupérer, exploiter, enrichir, diffuser et archiver les données de toute maquette numériques. Et cela sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment.

C’est du moins ce qui apparait dans la brochure commerciale et le blog qui lui est consacré.

(+) Point positif : totale interopérabilité entre ARKHE et SYNCHRO PRO (4D) puisque PRIMAFRANCE est partenaire de Synchro Software Ltd.

(-) Point Négatif  Je n’ai pas pu trouver dans mes recherches d’avis d’utilisateur sur le produit. Aucun retour d’expérience n’apparait dans les recherches que j’ai pu mener.

Le produit ayant été lancé cette année il va sans doute falloir attendre encore un peu pour se faire un premier avis

SYNCHRO :

Logiciel de planification 4D de chantier développé par Synchro Software Ltd.

(+)Point positif :

  • Solution portée par une société reconnues pour son savoir-faire dans le domaine de la planification et qui propose toute une suite de logiciel attenant.
  • Mise à jour régulière des produits
  • Logiciel très pointu et spécialisé : garantie de la qualité du service

(-) Point Négatif :

  • Logiciel très pointu et spécialisé : possibilité de se perdre dans les fonctionnalités.
  • Cout supérieur (4000 euros/an) à son principal conçurent Autodesk Naviswork Manage (2745 euros/an)

 Navis2

Blog « village BIM » article du 30/05/2012 Autodesk Navisworks : planning, logistique et coût (4D et 5D)

ACTUALITE:

Organisé par l’Ordre des architectes d’Île-de-France sous la direction d’Olivier Celnik, l’Atelier numérique a eu lieu le mercredi 4 mars 2015 à 16h (entretiens) et 18h (conférence). Le thème de la conférence était le BIM 4D et BIM 5D

Résumé de l’évènement sur le site : http://www.lalettredubim.com/bim/bim-4d-et-bim-5d/ 

Webographie : 

http://www.primafrance.com/notre_solution.html

https://synchroltd.com/synchro-pro/

http://www.bimgeneration.com/#home

http://synchroltdfranceprimafrance.blogspot.fr/2012/02/la-planification-4d.html

http://arkhe6primafrance.blogspot.fr/

http://www.hexabim.com/logiciels-solutions/question/4d-timeliner-synchro-navisworks-ou-tekla-bimsight.html

http://villagebim.typepad.com/villagebim/2012/05/navisworks-planning-logistique-et-cout-4d-et-5d.html

Share Button

BIM et outils de suivis d’avancement des travaux au service des MOE, et bureaux de contrôle

La transition numérique est en voie d’impacter le monde des travaux, dans un futur proche nous n’utiliserons plus de plans papiers, mais uniquement la maquette numérique du projet, la filière du btp est en marche de faire évoluer ces habitudes de travail.

BIM travaux
Source : http://www.batappli.fr

Le BIM en voie d’être de plus en plus employé, tend à accélérer le déploiement de nouveaux systèmes d’informations, permettant d’accompagner, d’automatiser, et de dématérialiser quasiment toutes les opérations incluses dans le suivi d’exécution.

Solution logiciel 

Des applications informatiques spécialisées dans la gestion de projets de construction telles que bulldozer, kaliti, plangrib… ont vu le jour suite à la popularisation des technologies mobiles de type smartphone, tablette tactile.

Couplé au BIM ces applications seraient d’excellents outils de mesure de performance au profit du chantier, prenons l’exemple appliqué au processus de contrôle de chantier effectué par les MOE d’exécution et les bureaux de contrôles.

Outils de communication

Dans l’air du tout numérique, le BIM peut être un excellent support de reporting des contrôles.

Tous les acteurs ne se côtoient pas forcément tout au long du déroulement du projet, pour le suivis des travaux le BIM permettrait de mutualiser les suivis en simultané grâce au cloud. La maquette numérique comme plateforme de collaboration, facilite l’accès à l’information en la centralisant au profit de tous les participants d’un projet.

Maîtrise des coûts

Dans une dynamique d’évolution permanente du projet l’automatisation des quantitatifs qu’offre le BIM assure une meilleure maitrise des couts. L’estimatif des évolutions retenues par l’entreprise étant instantanément généré, pour vérifier l’impact financier, cette aide à la prise de décision optimise les choix constructifs.

Information

Une arborescence basée sur les objets de la maquette dont l’appréhension est globalement plus rapide. De la sélection d’un objet il serait possible de connaître son statut de validation, la fiche modificative associée, ou toute autre information utile à la portée d’une tablette.

Ces informations composent par la même occasion le carnet de santé numérique de l’ouvrage, composé de l’historique des événements de la phase de construction. Cela nécessite de structurer les données pour une bonne gestion de l’information, donc requière une mission de management de l’information en support.

Maîtrise des délais

Le planning à une grande importance pour le bon déroulement d’un chantier, c’est un enjeu d’adapter son usage au BIM.

La liaison entre planning et maquette existe pour simuler le phasage de réalisation, le système repose sur l’association d’un objet du modèle (murs, dalle…) à une tache de planning de type Gantt, de cette opération une animation de phasage peut être générée. Cette fonction pourrait être adaptée au bénéfice du suivi d’avancement, les éléments construits seraient pointés depuis la tablette sur chantier, en parallèle cela validerait la tache associée au planning, pour mesurer l’état d’avancement et comparer les écarts entre le réel et le prévu.

Etude en cours

Récemment qualiconsult et le CSTB viennent de signer un partenariat afin de connecter les outils de contrôle technique à la maquette numérique, l’objectif étant d’expérimenter le couplage entre le BIM et un règlement de contrôle technique, dans le but d’un probable déploiement sur le marché français de la construction.

 

De la camera jusqu’à l’utilisation de drone en passant par le relevé scan, les nouvelles technologies de contrôle des travaux pourraient dans le futur se substituer de l’intervention humaine pour suivre l’avancement des travaux, en attendant la tendance est au collaboratif ce qui trace la voie au BIM sur le chantier.

 

 Webographie :

  • BIM Chantier

http://www.cstb.fr/actualites/detail/qualiconsult-cstb-methodologie-bim-0316/

http://www.batappli.fr/blog-du-logiciel-batiment/informations/quand-les-artisans-passeront-au-bim

http://methodesbtp.com/articles/bim-preparation-chantier-batiment/e

http://www.mediaconstruct.fr/groupes-de-travail/projets-clos

http://www.cad-magazine.com/article/le-bim-sur-le-chantier

http://www.tekla.com/evolution/infograph.html

http://blog.bouygues-construction.com/nos-innovations/innovation-drone-vole-btp/

http://www.cad-magazine.com/article/suivi-de-chantier-place-au-numerique

  • Solution informatique

http://www.bulldozair.fr

http://www.kaliti.fr/solutions/

https://www.motioncomputing.com/fr/workflows/construction/building-information-modeling-bim#how-motion-can-help

https://www.plangrid.com/en

http://www.lemoniteur.fr/article/trimble-veut-apporter-le-bim-sur-les-chantiers-29051546

 

 

 

 

 

Share Button

L’intérêt du BIM en chantier

Si aujourd’hui, nous considérons et constatons que le BIM est surtout utilisé en phase conception, nous pouvons facilement imaginer l’intérêt que la maquette numérique renseignée apporte aux gestionnaires de patrimoine pour la phase exploitation et maintenance des actifs (ouvrages ou équipements construits).

BIM Veille Techno

Illustration du BIM dans le Cycle de Vie du Bâtiment (Source Autodesk)

Pourtant comme le dit Jérôme Lebrun directeur de l’ESITC Caen : «Le BIM, c’est comme une nouvelle langue qu’il faut apprendre à parler sur les chantiers.»

Le BIM appliqué à la construction a pour objectif de concevoir plus rapidement et plus précisément.

Notons, néanmoins, qu’il existe un but encore plus complexe à atteindre : le construire mieux.

Le BIM est un ensemble de processus qui permet la construction avant la construction en impliquant tous les acteurs le plus en amont possible.

L’intérêt du BIM pour la préparation de chantier est l’anticipation rendue possible par l’utilisation de la maquette numérique 3D intelligente en elle-même puisqu’elle contient des informations, des caractéristiques, des matériaux, des dimensions…. Elle permet d’éditer des plans, des nomenclatures, d’estimer des quantités, des coûts… C’est un véritable outil de communication et aide à la décision.

Le prototype du bâtiment ainsi modélisé peut améliorer (pour une plus grande efficacité) la planification des activités en évaluant mieux les ressources à mettre en place, matériaux, ouvriers, équipements, outils…. La sécurité du chantier est également un point important, sur lequel le BIM peut apporter une plus-value non négligeable, en combinant par exemple les méthodes de chantier classiques et la réalité augmentée ; l’objectif est alors de communiquer de manière ludique et concrète sur les risques et les mesures préventives mises en place pour éviter les accidents.

L’intégration de la notion de temps (communément appelée la 4D) à la maquette numérique et à ses données permet la simulation de l’évolution des travaux, par l’anticipation du déroulé du chantier, étapes par étapes. La planification devient plus visuelle, plus évidente pour tous. Concrètement pour les projets situés dans des sites particuliers, difficiles, contraints, l’installation du chantier, les livraisons de matériaux peuvent être mieux gérées, organisées, phasées au fil de l’avancement de la construction. La 4D peut être utilisée aussi pour vérifier le respect des délais en liaisonnant une maquette intelligente et un diagramme de Gantt dans le logiciel Navisworks d’Autodesk par exemple.

Cette même maquette numérique intelligente pourra être utilisée pour contrôler les coûts de construction en temps réel (5D).

Contrôle Qualité
Le BIM est utilisé en phase conception pour valider la cohérence technique globale du projet de construction lors des réunions de pré-synthèse et de synthèse où les modèles numériques sont confrontés pour détecter et résoudre d’éventuels problèmes ou incohérences.

Les entreprises sont un des acteurs du travail collaboratif, elles confrontent leurs modèles de fabrication avec les modèles théoriques, elles développent ou/et favorisent lorsque c’est intéressant la préfabrication hors site (rendue normalement plus efficiente avec des informations entrantes plus précises, mieux étudiées et validées plus en amont), réduisant ainsi les temps de construction.

Le BIM peut aussi apporter une plus-value en phase chantier pour améliorer la qualité de la construction, essentiellement, en limitant les erreurs de réalisation :

• Soit en prévention des erreurs, en aidant et en vérifiant l’implantation des ouvrages avec, par exemple, l’utilisation de la maquette numérique couplée à la reconnaissance automatique des images et à la réalité augmentée. On peut ainsi gérer des levées de réserves avec une tablette équipée de l’application BulldozAIR.
• Soit en résolution des erreurs, en mettant l’accent sur la communication simplifiée et rapide via des annotations (type BCF) géo-localisées et rattachées à la maquette centrale, envoyées au concepteur directement depuis le chantier par une tablette avec des solutions logicielles comme Tekla BIMsight de Trimble.

Utiliser le BIM, en phase réalisation, permet de vérifier que le chantier (la réalité) correspond bien au projet à travers le filtre de la maquette numérique et inversement.
Des nouveaux outils, comme des drones équipés de caméras peuvent survoler les chantiers, chaque jour à heure fixe, afin de constater un état d’avancement précis. Les nuages ou images photographiques sont ensuite utilisés et comparés à la 4D projetée. Des problèmes ou simples retards peuvent alors être mis en évidence et permettent d’envisager sans délais une réorganisation des travaux restant à réaliser.
A une échelle moindre, les nuages de points issus de relevés scanner (réalisés en phase travaux sur site) permettent de repérer les éléments techniques, les réseaux électriques, la plomberie et de les localiser, dans la maquette numérique 3D, pour obtenir des données TQC (tel que construit) très précises et ainsi permettre un véritable suivi de chantier, un contrôle de conformité des travaux et principalement de laisser des traces facilement utilisables et exploitables pour la gestion du bâtiment fini. Le BIM est utilisé ici comme méthode de contrôle.

Il faut être particulièrement prudent et méthodique car les données n’ont de réelle valeur pour l’exploitation et la maintenance des ouvrages qu’à la condition suivante : la réalité doit être en adéquation avec la maquette numérique.

…………………………………………………………………

Webographie
http://methodesbtp.com/articles/bim-preparation-chantier-batiment/
http://www.bimgeneration.com/#firstPage
http://www.bouygues-construction.com/innovation/toutes-nos-innovations/la-maquette-numerique-pour-un-chantier-mieux-maitrise
https://bimbtp.com/construction/le-bim-au-service-de-la-qualite-de-realisation/
http://www.dronethermographie.fr/le-suivi-de-chantier-par-drone/
https://bimbtp.com/construction/methodes-de-chantier-et-realite-augmentee/
http://www.lemoniteur.fr/article/trimble-veut-apporter-le-bim-sur-les-chantiers-29051546
http://www.frenchweb.fr/la-start-up-du-jour-bulldozair-une-solution-saas-de-suivi-et-de-gestion-des-chantiers/148759

Share Button

BIM et suivi de chantier

BIM et suivi de chantier. Quels sont les produits, outils et solutions logicielles existants à disposition des acteurs de la filière bâtiment/construction et susceptibles d’être mis en place dans une agence d’architecture disposant d’un service dédié à la phase des travaux.

La conception 3D sous forme de maquette numérique se généralise dans les agences d’architecture mais ce n’est pas totalement nouveau. En revanche, l’utilisation de cette même maquette numérique au travers de produits, outils et solutions BIM constitue la véritable innovation qu’il faut désormais promouvoir sur les chantiers.

Les professionnels du bâtiment sont attentifs et ils ont raison car les solutions existent et se développent.

Ainsi, la société américaine DAQRI associé à Intel, propose « Smart Helmet », un casque professionnel au design futuriste qui utilise la réalité augmentée pour répondre aux besoins spécifiques de professionnels et notamment du personnel œuvrant sur les chantiers. Equipés en autre de capteurs sensoriels, de caméras thermiques, il fonctionne sous Android et est ultra-connecté.

Un peu moins dans la lumière, le casque Oscar 2.0 le laboratoire high tech de Bouygues E-Lab dont il est prévu une version connectée en 2017, se développe dans le domaine de l’infrastructure et est pour le moment utilisé dans les agences travaux de Colas Rail dans le cadre de travaux ferroviaires.

Signe d’une dématérialisation croissante de la gestion des constructions et le l’implantation du BIM sur le terrain, les tablettes sont de plus en plus utilisées. Bien que n’utilisant pas toutes le format standard IFC, les applications se multiplient et proposent des fonctionnalités qui couvrent désormais la totalité de la phase chantier et en optimise le suivi. Elles procurent un gain de temps significatif et une meilleure transmission de l’information. A titre d’exemple et de manière non exhaustive, nous citerons les principales que sont Air-Bat, Batimax, BatiScript, BulldozAIR, FinalCAD, OPR6, Kaliti, WizzCAD.

Enfin, la panoplie des produits et outils à disposition des différents intervenants en charge du suivi des chantiers comprends une gamme complète de scanners laser 3D avec des leaders comme FARO et LEICA. Ces outils offrent notamment la possibilité de réaliser des relevés 3D sur le chantier afin de visualiser l’état d’avancement et de le rapprocher avec le planning 4D comme le pratique Ahmed Ryad Sbartaï, Senior BIM/VDC Manager, quand il évoque une partie de ses activités sur le terrain lors de sa conférence le 8 mars 2016 à l’ENPC devant les étudiants du Mastère Spécialisé BIM, Conception intégrée et cycle de vie du bâtiment et des infrastructures.

La maquette numérique permet donc une visualisation concrète des futurs ouvrages et il ressort, suivant les retours d’expériences à l’issue de chantiers réalisés, que l’on gagne en efficacité, non seulement par la détection des conflits entre les différents modèles numériques (Architecture, Structure, MEP), mais également par une meilleure coordination des différents acteurs sur le chantier et une optimisation du phasage.

L’organisation d’un chantier peut-être entièrement planifiée. C’est ce que propose Autodesk avec l’un de ses logiciels. C’est outil BIM s’appelle Navisworks et il offre notamment des fonctionnalités qui permettent de faciliter le pilotage des travaux. Il est désormais possible de réaliser un phasage via la maquette numérique (3D) en lien avec un planning (4D) et un contrôle des coûts (5D). Les phasages logistiques et les enchaînements de tâches complexes peuvent être aussi simulées ce qui accentue l’optimisation du temps.

En effet, les plannings sous forme de diagrammes ne permettent pas toujours de comprendre aisément comment et pourquoi certaines tâches sont liées les unes aux autres dans une séquence donnée, et ne tiennent pas compte des contraintes spatiales qui leur sont liées. La visualisation du planning et de la logistique via l’utilisation d’outils BIM en phase de suivi de chantier permet une meilleure compréhension des intervenants, d’économiser du temps et de simplifier le déroulement des opérations.

De plus, l’utilisation du BIM en phase d’exécution facilite la gestion des modifications via une meilleure appréhension de leurs impacts (sur les métrés, les quantités) et contribue à une meilleure prise de décisions sur les actions à entreprendre.

Le BIM et le suivi de chantier est aujourd’hui une réalité. L’insertion des produits, outils et solutions logicielles dédiées procurent des gains substantiels en termes de qualité, de temps et de coûts à la hauteur des attentes. La révolution numérique est en marche. Il reste à convaincre la majorité des acteurs de s’y intéresser.

Share Button

Quelle sera l’utilisation du BIM dans 10, 20, 30, 40 ans ?

Suivre de près les innovations actuelles est une chose… mais se projeter à 40 ans en est une autre ! Qui, il y a 40 ans, devant sa planche à dessin, son téléphone filaire et son bottin aurait imaginé l’E-mail, le smartphone et l’imprimante 3D ?
Dans la mesure où, à priori, aucun site n’est vraiment directement prospectif sur le sujet, nous avons décidé de traiter la question du BIM comme si elle avait été totalement intégrée dans la pratique du future. Le BIM ne sera plus en soi la révolution que l’on nous vend aujourd’hui, mais aura été totalement intégré dans la construction, tel son ADN. De ce fait, nous nous intéressons ici aux futures tendances dans le monde du bâtiment, tant d’un point de vu des outils et de leurs usages, que des objets bâti qu’ils produiront.

Ainsi, dans les années à venir, tout porterait à croire que la pratique du BIM soit aussi répandue que celle d’Excel aujourd’hui, avec un développement très fort en Chine, au Japon et au Brésil, et où la part d’usagers la plus importante se situe directement chez les constructeurs, et non plus chez les architectes. Le «Cloud » semblerait être le support indispensable au développement du BIM, tout comme une aide précieuse aux études et aux simulations par une énorme puissance de calcul délocalisée et partagée (1).

Le Royaume Uni ayant une longueur d’avance sur l’usage du BIM, continu malgré tout à développer une certaine prospective, avec notamment la constitution du groupe de réflexion BIM2050, affilié au BIM TaskGroup. Il s’agit pour eux de rapprocher les mondes du bâtiment et de l’industrie au travers du BIM, et de prospecter de nouveaux horizons de développements, tels que l’éducation des enfants à maitriser les outils de conception, d’impressions 3D, etc. (2)

Si l’on se penche justement sur cette notion d’impression 3D, le BIM et plus particulièrement la maquette numérique a profité de cette technologie naissante pour la transposer sur la construction à grande échelle. Une tentative hollandaise est en cours, avec des matériaux bio-sourcés (3), alors que la Chine est nettement en avance avec des prototypes aboutis, et visitables (4). Leur technique est plus conventionnelle, dans le sens où l’exosquelette de la maison est certes imprimé en ciment, mais ne sert que de fond de coffrage perdu, sans être particulièrement novateur en termes d’écriture architecturale.

L’évolution la plus probable dans les prochaines années, dans la continuité du BIM, voire au-delà semble bien liée à la robotique. Des ouvriers programmables, infatigables, sans congés ni revendications, changeront nos habitudes du chantier. Les drones, robots et autres humanoïdes sont tout destinés à remplacer les compagnons sur des taches prédéfinies dans la maquette numérique, dans le prolongement naturel de ce que nous connaissons pour la 4D aujourd’hui (5) & (6).

Mots-clefs

« future of BIM »
« BIM 2050 »
« 3D printed house »
« robot chantier bâtiment »

Webographie

(1)  C.C. Sullivan, The future of construction: Meet BIM (or else). In ZDnet, 13 Février 2013  [consulté le 13 Avril 2015]

http://www.zdnet.com/article/the-future-of-construction-meet-bim-or-else/

(2)   BIM2050 Team, Built Environment 2050, A Report on Our Digital Future. In Bim Task Group, UK Septembre 2014 [consulté le 13 Avril 2015]

http://www.bimtaskgroup.org/wp-content/uploads/2014/09/2050-Report.pdf

(3) 3D Print Canal House [consulté le 13 Avril 2015]

http://3dprintcanalhouse.com/

(4)  Kira, Exclusive: WinSun China builds world’s first 3D printed villa and tallest 3D printed apartment building. In 3ders, 18 Janvier 2015 [consulté le 13 Avril 2015]

http://www.3ders.org/articles/20150118-winsun-builds-world-first-3d-printed-villa-and-tallest-3d-printed-building-in-china.html

(5)  Michael Ignatevossian, Voici l’ouvrier du futur. In Paris Match, 24 novembre 2013 [consulté le 13 Avril 2015]

http://www.parismatch.com/Actu/Environnement-et-sciences/Voici-l-ouvrier-du-futur-538030

(6)  Anonyme, Des robots termites qui construisent comme de véritables ouvriers, In Humanoïdes, 16 Février 2014 [consulté le 13 Avril 2015]

http://www.humanoides.fr/2014/02/16/des-robots-termites-qui-construisent-comme-de-veritables-ouvriers/

Share Button

Le BIM : les premices d’une interface homme ­‐ chantier

De la conception, à la déconstruction, en passant par la fabrication, ainsi que la vente, le Building Information Modeling permet de réunir toutes les caractéristiques d’un ouvrage. La structure, l’ossature, les circuits électriques et bien d’autres informations peuvent être groupées dans un seul dossier informatique. Est-­‐ce le début d’une modélisation informatique du chantier? Les plans papiers ont-­‐ils encore une utilité sur un chantier ? Est-­‐ce une révolution ou une évolution logique du monde du travail ?

Mots clés: BIM, chantier, interface, informatique, évolution.

L’école finlandaise entre dans l’ère du numérique. Recement publié sur le site Savonsavomat.fr, le gouvernemant finlandais supprimera les leçons d’écriture en les remplaçant par des leçons d’initiation au maniement du clavier d’ordinateur. Evolution logique de notre société ou révolution de la transcription?

Sur un chantier de BTP, les plans papiers sont pour l’instant indispensables. C’est la seule solution actuelle qui fait face aux aléas d’un chantier. Cependant, ces plans papiers commencent à disparaître dans les bureaux pour les plus jeunes générations. En effet, la possibilité de zoomer, modifier, colorier ou encore anoter permet d’excellentes conditions de travail sur un ordinateur. De plus, les plans sont imprimés deux à trois fois au format A0 par corps de métier sur un chantier. Nous pouvons donc

imaginer le gaspillage d’encre et de papier. D’ici 2017, les marchés publics francais de plus de 2000m^2 devront être traités par le BIM. Cette directive a pour but d’étendre la modelisation informatique à tous type de chantier.

De nouvelles interfaces se developpent autour de ces modélisations. L’entreprise française Blockbase a developpé l’application, Bulldozair, accescible sur toutes les tablettes mobiles. Cette application permet de centraliser tous les plans au format pdf, de rajouter des notes, des mesures, des rappels… Un second intêret de cette application est son aspect collaboratif. En effet, toutes les données d’un professionel sont stockées sur le cloud. Ces données peuvent alors être partagées avec ses associés.

Nous pouvons alors imaginer un cloud réunissant toutes les données d’un chantier. Des plans de fabrication jusqu’aux différents plannings, tous les acteurs de la construction seraient connectés. Les erreurs seraient minimisées ainsi que les arnaques. L’avancement du chantier serait visible de tous. Les mails et les remarques seraient enregistrés. Ce genre d’interface permettrait de faire d’énormes économies de temps et surtout d’argent.

Cependant, tous les acteurs d’un chantier ne sont pas habitués au travail informatique. Une formation sera alors nécessaire et le gain de temps ne se ferait pas ressentirimmédiatement.

Les idées et la manière pour gerer l’ensemble d’un chantier informatiquement est à portée de main. Il ne tiens qu’à nous de les mettre en service !

Share Button

L’utilisation du BIM sur les chantiers brésilien

Introduction

La technologie du BIM (Building Information Modeling ou
Modélisation des données du bâtiment) associe les
différents composants d’un bâtiment dans un modèle
unique en trois dimensions, ce qui permet une amélioration
du processus de production, de la gestion et de l’analyse
dans tout le cycle de construction. Dans les dernières
années, grâce à l’utilisation du BIM, le secteur de la
construction s’est développé beaucoup.
Au Brésil, plus spécifiquement, le BIM est de plus en plus
utilisé dans la phase de conception des projets, car les
avantages de son application dans cette étape de la
construction ont été déjà consolidés. Par exemple, le BIM
aide dans l’intégration des diverses disciplines du projet et
dans la systématisation des informations de façon rapide et
fiable.
Néanmoins, l’insertion du BIM sur les chantiers au Brésil
reste encore faible et les recherches qui visent la
connaissance de leurs avantages dans cette phase sont assez
rares. Malgré sa fréquence d’utilisation limitée, les
expériences vécues sur les chantiers sont capables de
transmettre les bénéfices qui traduisentson efficacité, ce qui
démontre la nécessité de changement de comportement.

Pourquoi utiliser le BIM sur le chantier?

L’utilisation du BIM gère une gamme diverse
d’améliorations sur le chantier. Sachant qu’il permet une
visualisation très détaillée des pièces au niveau des
dessins, il peut conduire la fabrication des composants
utilisés dans la construction. Etant une représentation
directe des éléments projetés, la pièce produit a une
chance faible ou inexistante de ne pas être adapté au local
qui sera destinée, ce qui représente une économie.
Actuellement, quelque modification dans le projet du
bâtiment a une grande probabilité de retarder la
construction, car toutes les intervenants doivent vérifier
et actualiser ses projets. Avec le BIM, l’altération d’un
composant du modèle est reproduite automatiquement à
tous les documentations. En plus, les changements gérés
par cette altération sont facilement détectés, ce qui
assure la compatibilité et la consistance de la
construction.
De plus, la possibilité d’ajouter le modèle 3D au planning
des travaux gère un outil 4D, ce qui permet la simulation
graphique et la visualisation de la construction dans un
moment souhaité. Comme conséquence, divers
problèmes peuvent être anticipés et corrigés. A la fin,
étant donné que le BIM est capable de gérer un modèle
exact du projet, il peut aider dans l’acquisition et
coordination des matériaux et des matériels utilisés sur le
chantier.

Exemple de succès

En 2013, un grand hôpital au Royaume-Uni a utilisé le BIM
non seulement dans la conception, mais aussi dans la
phase de construction. Afin d’assurer l’application
adéquat de la méthodologie, tablets/PCs ont été fournis
sur le chantier. De cette façon, les travailleurs ont pu
visualiser le modèle dans le moment exacte d’exécution.
Les employés qui au début ont refusésl’utilisation du BIM
ont reconnus après une amélioration significative dans les
processus de construction grâce à lui.

Conclusion

Afin d’obtenir une bonne interaction avec les
informations présentes dans les outils du BIM, il faut avoir
un ordinateur de bonne capacité, un bon réseau
d’internet et une équipe qualifiée, ce qui exige un
investissement considérable du côté des entreprises de
construction. Cependant, au Brésil, elles ne sont pas
toujours d’accord avec ses coûts additionnels. Pourtant,
pour que le modèle du BIM soit largement utilisé, il faudra
conscientiser les investisseurs que les dépenses initiales
gérées à cause de l’utilisation du BIM seront, à long
terme, récompensées.

bim

Bibliographie

Automation in construction. DAVIES, Richard;
HARTY, Chris. Implementing ‘Site BIM’.
BIM handbook: a guide to building information
modeling. EASTMAN, Chuck; TEICHOLZ, Paul; SACKS,
Rafael.

Share Button

Le BIM, une nouvelle manière de construire

– Retour sur la méthode qui a relégué aux archives l’époque des plans papiers

De l’arrivée de l’Informatique dans le bâtiment à la naissance du BIM

Le premier pas sur la route vers le BIM est posé par le Professeur G. Nemetschek qui, en 1963, fonde un bureau d’études entièrement dédié à la conception d’un modèle de bâtiment virtuel. Premier à utiliser l’outil informatique pour la construction, ses recherches étaient initialement destinées à un usage interne.

En 1987, après des années d’expérimentation, son entreprise lance le 1er logiciel de conception 3D : ArchiCad d’Autodesk. Le BIM est né.

Un outil devenu quotidien

Depuis 1987, avec le développement de l’outil informatique, l’utilisation des plans 3D s’est démocratisée jusqu’à devenir incontournable et d’utilisation quotidienne dans les bureaux d’études. Les ordinateurs ont aujourd’hui une puissance permettant une manipulation fluide et intuitive, ce qui a facilité l’acceptation de cette révolution au sein des entreprises.

Cet outil est devenu si indispensable aux professionnels du bâtiment que l’apprentissage de son maniement fait désormais partie intégrante du cursus des élèves ingénieurs en Génie Civil ainsi que des élèves architectes. A l’ESTP notamment, les étudiants sont formés à l’utilisation de ces logiciels souvent complexes tels qu’AutoCAD 3D et Allplan. Si cette compétence permet aux élèves de gagner du temps dans la réalisation de leurs projets étudiants, ce gain est exponentiel dans la vie professionnelle.

Aujourd’hui, le BIM tend à devenir une exigence courante lors des appels d’offres, confirmant son importance grandissante.


Le BIM au-delà des bureaux d’études – perspectives d’avenir

Si le BIM de par les informations techniques qu’il génère sur le bâtiment est un outil ayant transfiguré la manière de concevoir un projet, il s’est détaché de sa contingence statique pour devenir une véritable mine de données en passant du 3D à un 5D intégrant temps et coûts aux contraintes spatiales.

La potentialisation ainsi opérée de ses possibilités a transformé le BIM en base de données librement accessible aux acteurs – nombreux – intervenant sur le projet à chacune de ses étapes. Mettre les informations à disposition de chacun constitue une avancée majeure en ce qu’elle permet de créer un modèle dynamique du bâtiment réduisant les erreurs, évitant la répétition d’une même investigation par des acteurs différents et facilitant leur communication. Des études du CSTB confirment ce potentiel de gestionnaire d’informations sans précédents dans le domaine de la construction.

Cette nouvelle dimension du BIM ouvre des perspectives quant à ses futures utilisations pratiques. Il y a fort à prévoir que le BIM fera bientôt partie intégrante des outils utilisés sur le terrain au cœur même de la réalisation du projet. L’utilisation des tablettes portatives est déjà d’actualité lors des levées de réserves, permettant la communication à tous les intervenants des anomalies retrouvées lors de l’inspection. On peut imaginer pour l’avenir, la généralisation des tablettes électroniques pour suivre, en temps réel, l’avancée des travaux et la conformité de la réalisation à l’aide de scans des différentes parties du bâtiment en construction, assurant ainsi un lien direct entre bureaux d’études et réalité du chantier.

Nous sommes aujourd’hui à l’aube d’une mutation profonde de l’idéologie au cœur de la construction.

Share Button

Concevoir et produire : le BIM permet désormais l’impression de bâtiments

On connaît l’intérêt du BIM dans la conception d’ouvrages. On connaît également l’aide précieuse qu’apporte le BIM à leurs exécutions.   Mais ce qu’on sait moins, c’est que le BIM permettra sans doute de mettre en œuvre de nouveaux outils sur le chantier. C’est ce que vient de prouver l’université de Californie du Sud (University of South California).

L’université est parvenue à réaliser une véritable impression 3D du gros œuvre pour dizaine de maison de 200 m2, à partir d’une maquette numérique. L’imprimante, dont on imagine aisément les grandes dimensions, est en réalité une sorte de pont roulant qui permet le déplacement d’une buse déposant couche par couche du béton dont la fluidité et le débit sont ajustés à la précision voulue pour le tracé.

portique impression 

L’inventeur de cette technologie, Behrokh Khoshnevis, professeur à l’USC spécialisé dans les procédés et les systèmes industriels, l’a baptisée « Contour Crafting ».

Cette technologie présente des avantages techniques dont rêvent tous les acteurs de la construction.

Les murs imprimés ne sont pas entièrement remplis de béton, mais sont constitués, pour chaque couche, de deux bandes rectilignes constituant les parois, reliées par des bandes triangulées.

bandes

Un tel tracé permet au mur une économie de matière, et donc de masse, de l’ordre de 70%. Par ailleurs, l’université a testé la résistance à la compression de ce type de mur et est arrivé à un résultat remarquable de 70 MPa, contre 20 à 50 MPa pour un mur fabriqué en techniques traditionnelles. La performance structurelle est donc démontrée.

L’exécution d’un bâtiment à l’aide de cette technologie permet également de limiter les aléas de chantier, les coûts de non-qualité (qui sont estimés à environ 8% du chiffre d’affaire du secteur en France), le gaspillage, et résout de grands problèmes d’ordre organisationnel, environnementaux etc.

Par ailleurs, la précision millimétrique permise par le procédé robotisé permet également d’envisager des niveaux de finition que les architectes n’oseraient rêver.
Ces avantages, débouchent sur des coûts de constructions exceptionnellement bas, assortis de délais d’exécution records. Le gros œuvre de dix maisons de 200m2 chacune a ainsi pu être exécuté en une journée seulement, pour un coût de 5000$ environ par maison.

L’université rêve d’une application à plus grande échelle dans les 2 prochaines années, et pourquoi pas, un jour dans l’espace, puisque la NASA finance une partie du programme de recherche.

Mais cette technique de construction fait débat. Combien d’emplois pourraient être perdus à cause de la robotisation de la construction ? La production de bâtiments en série ne fait-elle pas craindre un préjudice architectural et urbain ?
Il n’en reste pas moins que l’avancée est notable, et n’est pas sans rappeler certaines utopies, dont une représentation datant de 1910, de l’architecte imaginé en 2000 par le peintre Villemard.

villemard

 

Share Button