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Quand le Social conditionne la réussite ou l’échec d’une implémentation BIM dans l’entreprise

Le BIM permet la création d’une maquette virtuelle permettant d’améliorer la gestion des données, la qualité de l’information ainsi que la maîtrise des coûts dans le processus de construction. Il permet également le suivi de l’ouvrage durant toute sa durée de vie grâce à la centralisation des informations.

Aujourd’hui c’est l’outil indispensable pour tout projet de construction complexe. Toutefois la transition CAO-BIM n’est pas une simple affaire en termes d’impact social sur chaque individu et sur les organisations de l’entreprise. Ce dernier est même considéré comme un frein plus important face à l’implémentation du BIM que la maîtrise des problèmes techniques, les fonds d’investissement ou les compétences intellectuelles qu’elle exige.

En effet, la réussite de cette transition se heurte à des problèmes typiquement issus du facteur humain:

  • Un respect et une confiance mutuelle entre collaborateurs,
  • Un défaut de communication et de collaboration,
  • Les habitudes de travail et le confort de la maîtrise des tâches,
  • L’identité et le rôle de chacun dans son travail (ex : l’architecte  devient « concepteur BIM » au même titre que les ingénieurs)
  • Une certaine réticence au passage du « tout numérique », etc.

Les cinq idées reçues vis-à-vis du BIM :

  1. La productivité diminue lors du passage au BIM.
  2. Les applications sous BIM sont difficiles à assimiler.
  3. Le BIM perturbe les plans de travail préétablis.
  4. Le passage au BIM n’est profitable que pour les maîtres d’ouvrage et les entrepreneurs mais pas pour les concepteurs. En effet, la phase de conception est plus longue et complexe, donc onéreuse.
  5. Le BIM augmente les risques.

Force est de constater que l’adoption du BIM résulterait d’un changement de comportement de la part des futurs utilisateurs. Il faut alors persuader les membres de l’équipe de la profitabilité de chacun à partir de cette implémentation en leurs fournissant des arguments solides comme par exemple : la productivité diminue effectivement durant la période de prise en main mais les bénéfices dépassent largement les pertes générées initialement ; tout nouvel outil n’est pas évident à manipuler les premières fois mais une fois maîtrisé, son exploitation peut donner des rendus très intéressant, etc.

Voici quelques suggestions pour faciliter l’adoption du BIM et faire acquérir le bon état d’esprit au sein de l’équipe :

  • Argumentez sur les bénéfices dont pourraient en tirer chacun de vos collaborateurs dans l’utilisation du BIM.
  • Faites appel à un expert spécialisé dans l’implémentation du BIM pour vous aider dans cette démarche.
  • Si l’adoption est réussie, choisissez une date de passage au BIM puis ne revenez plus en arrière. Si l’adoption ne s’est pas entièrement effectuée au sein de l’équipe, implémentez-le progressivement pour laisser aux plus réticents le temps de prendre leurs repères.

N’oublions pas que le passage de la conception manuel au CAO avait pris deux fois plus de temps qu’actuellement pour le BIM. On peut ainsi dire que le plus dur est derrière nous.

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