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LE BIM : UTILE AU DEVELOPPEMENT DURABLE

Le BIM (Building Information Modeling) fait parti de ces nouvelles technologies numérique qui vont profondément changer et améliorer, le monde du bâtiment et des travaux publics. Mais tout d’abords rappelons brièvement ce qu’est le BIM. C’est à la fois un processus, un logiciel et une base de données. Basé sur une représentation 3D, il fait intervenir d’autres dimensions à travers ces bases de données, tel que le temps et le coût, pour ainsi « concevoir, construire et exploiter les ouvrages d’une manière plus fiable, plus rapide et plus économique. » (Bouygues Construction).

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Depuis les années 70 les idées évoluent, nous prenons conscience de l’impact des activités humaines et de l’importance du développement durable. Ces dernière années, le développement durable tente de s’insérer dans différents secteurs, et notamment le BTP. C’est  « dans le BIM que se trouve la réponse adéquate à des enjeux majeurs tels que construire un environnement durable ; celui-ci n’est pas qu’un simple effet de mode » (Anis Naroura, vice-président de BIM France). Les économies de temps, de matières premières, de budget, d’énergie sont au cœur des problématiques du BTP et prise en compte par le BIM.

 

Le BIM permet une évolution majeure dans la gestion de projet. Il permet une prise en compte globale grâce à une base de données qui, organisée et structurée, pourra être exploitée et servir aussi bien à la visualisation 3D (plans, coupes, etc.), qu’aux problématiques de développement durable. Calculer la consommation énergétique de l’ouvrage, dresser son bilan thermique, créer une simulation du comportement de sa structure porteuse, planifier et estimer les quantités de matériaux nécessaires au bon moment, …  sont autant d’éléments qui permettent au BIM d’optimiser coût, planning, qualité, construction et d’adapter sa conception. Ainsi on prend en compte toutes les étapes du cycle de vie d’un projet, au moyen d’une meilleure gestion et d’une minimisation des risques très en amont, dans les premières phases du projet.

 

De plus, les maisons individuelles représentent une partie non négligeable de notre empreinte carbone globale. Les analyses de site, solaires, d’isolation, de chauffage et de ventilation, d’énergies renouvelables, de déchets liés à la construction/démolition peuvent être également réalisées grâce à la modélisation des données et ainsi contribuer à des bâtiments plus durables. (Objectif BIM)

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Après l’adoption du développement durable en tant que choix éthique, de la conception intégrée comme processus de design, l’établissement d’un protocole fondé sur le BIM est l’étape qui facilite la conception du projet. Cependant, le BIM est un outil adaptatif, il repose sur un modèle virtuel qui doit constamment être tenu à jour, les informations nécessaires au projet doivent être gérées efficacement. C’est en adaptant nos méthodes de travail que nous pourrons concevoir, visualiser, simuler et collaborer plus facilement tout au long du cycle de vie du projet. Un tel processus implique un rapprochement et une étroite collaboration des différentes parties prenantes.

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Comment populariser le BIM ?

Le Building Information Modeling (BIM) est un concept émergeant dans l’industrie de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction. C’est une base de données partagée entre les différents intervenants d’un projet de construction. Elle permet de faciliter la prise de décisions sur un bâtiment à n’importe quelle étape de son existence : de sa conception jusqu’à son démantèlement. Pour cela le BIM utilise 6 dimensions: les trois dimensions physiques, la dimension temporelle, la dimension des coûts et la dimension opérationnelle, c’est à dire la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance. Toutes les personnes impliquées dans un produit ou une tâche servant à la réalisation d’un bâtiment, doivent partager leurs informations dans le modèle BIM. Celles-ci doivent être consultables à tout moment par les autres intervenants. Cette démarche pourrait améliorer, par exemple, la productivité lors de la réalisation d’un bâtiment. Cependant, son utilisation n’est ni optimale ni complètement approuvée à l’heure actuelle. Ainsi j’aimerais savoir quelles en sont les raisons et comment parvenir à populariser le BIM ?


Les raisons du manque de popularité du BIM :

De nombreux utilisateurs évoquent :
– le manque de formations dans le domaine du BIM
– une non compatibilité entre les différents logiciels utilisés
– un manque d’outils capables de supporter la modélisation de plusieurs phases d’un projet
– un investissement coûteux : entre 10000 € et 25000€ par poste BIM, ce prix comporte la machine, le logiciel, la formation et la maintenance.
De plus, les divers intervenants peuvent rencontrer une absence de suivi de modifications des données, c’est-à-dire un manque de mises à jour régulières qui peut entraîner l’exploitation de données erronées. Cela peut être causé par un manque de coordination entre les utilisateurs. Puis des problèmes lors de l’interprétation des résultats peuvent être rencontrés. En effet, la simple consultation de données sans rapports humains peut entraîner des confusions et un manque de clarté lors d’un travail effectué, à n’importe quel stade de la réalisation d’un bâtiment.

Comme le BIM est une révolution, son adoption peut prendre du temps.


Les solutions pour populariser le BIM :

Des solutions existent pour pallier aux nombreux problèmes rencontrés par les différents utilisateurs, et ainsi pour amplifier le développement du BIM.
Tout d’abord, il est important de former les divers intervenants d’un projet mais aussi les étudiants qui seront les futurs acteurs du projet. De plus, un nouveau métier commence à apparaître : celui de BIM manager. Celui-ci peut être un ingénieur ou un architecte qui maîtrise les outils numériques. Il met en place le plan BIM du projet et ses règles de réalisation : comment découper le projet en zones, quelles sont les familles d’objets à utiliser, qui fait quoi et à quel rythme. Lors de réunions régulières, il récupère les maquettes de chacun, prépare les réunions de coordination, assemble les maquettes et réalise les rapports de conflits consacrés aux interférences des différentes copies de la maquette. On peut résumer cela en un travail de coordination et synthétisation des diverses données.
Je pense qu’il faudra encore du temps pour que le BIM entre dans la normalisation, cependant plus les étudiants seront informés et utiliserons cette technologie, plus elle sera populaire et sera partie prenante lors des différentes étapes de la réalisation d’un bâtiment.

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