Le BIM : un atout pour le développement durable

            Le développement durable est un enjeu qui devient de plus en plus important dans le domaine du bâtiment. Avec le passage à la RT2012, les réglementations sont plus contraignantes et leurs mises en place dans la conception et la réalisation d’un bâtiment demandent plus d’efforts puisqu’elles font intervenir un grand nombre d’acteurs : architecte, ingénieur structure, thermique, acoustique, mécanique des fluides, … Le BIM, avec ses avantages au niveau de la communication et du partage des données techniques pourrait être un bon moyen pour résoudre ces enjeux.

            Pour rappel, la RT2012 a pour objectif de limiter la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs à un maximum de 50kWhEP/(m2.an) en moyenne. Plusieurs points sont en jeu : limitation de la consommation énergétique, équipements performants, confort en été, conception du bâtiment adaptée (traitement des ponts thermiques, de l’étanchéité, surface minimale vitrée, …). Toutes ces exigences sont assez dures à réaliser.

            Ainsi, le BIM est un atout dès la conception. En effet, les architectes et les bureaux d’étude peuvent intégrer les informations techniques relatives au bâtiment dès le début. Le projet est donc pensé dès le départ en prenant en compte tous les aspects liés au développement durable, il sera donc forcément meilleur et plus performant énergétiquement. Certains points peuvent d’ailleurs être directement calculés, comme l’impact environnemental et la performance énergétique du bâtiment et donc être mieux optimisés.

            C’est également un atout durant la phase de réalisation, tous les acteurs du projet ont accès à toutes les données tout le temps. Ainsi, cela permet un gain précieux de temps, notamment au cas où il y ait une modification par exemple, tout le monde a accès à la dernière mise à jour. Les données utilisées sont également plus fiables, il y a moins de pertes ou de  risques d’erreur. Le BIM est donc un moyen de mieux respecter les normes réglementaires et les performances attendues, car il permet de limiter le risque d’erreur et diminue les pertes de temps.

            Enfin, le BIM peut être un atout, toujours en faveur de l’environnement, après la fin du chantier, durant la phase d’exploitation du bâtiment. Notamment, il permet de mieux accompagner les usagers. Très souvent, pour qu’un bâtiment fonctionne au meilleur de ces performances énergétiques, les usagers ont un véritable rôle à jouer. Le BIM, par le moyen d’internet, peut par exemple permettre de suivre la consommation énergétique de chaque habitant, par rapport aux différentes énergies, chauffage, électricité, eau, … Egalement, les gestionnaires ou propriétaires d’un ouvrage peuvent ainsi mieux maîtriser le budget d’exploitation.

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2 réflexions sur “ Le BIM : un atout pour le développement durable ”

  1. Bien de développer le caractère environnemental du BIM, surtout pour la phase d’exploitation qui est la partie majeure dans le cycle de vie du bâtiment.

  2. Ce que je trouve intéressant aussi par rapport à ces contraintes, c’est de les intégrer dès le début de la conception comme dit dans l’article. Le problème, quand les acteurs sont trop cloisonnés, c’est que l’on peut se retrouver à concevoir un projet puis à le modifier au fur et à mesure de l’entrée des acteurs ( ingénieur structure, HQE, etc… ), le risque étant de le dénaturer ou bien de perdre la cohérence du début. Alors, en ayant conscience dès le début des contraintes (qui sont de plus en plus nombreuses ), cela peut permettre d’avoir un projet cohérent dès le début.

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