ROUTE A ENERGIE POSITIVE

A – Introduction

Le projet de Veille Technologique est un rapport demandé aux étudiants du Master Bim2015. Plusieurs sujets ont étés proposés ainsi que la possibilité d’un sujet libre.

J’ai choisi le sujet des routes à énergie positives car l’annonce médiatique récente (fin 2015) et relative à la route à énergie positive m’a fortement interpellé. Je l’ai perçue comme une innovation révolutionnaire. La prise de connaissance de l’implémentation de cette nouvelle technologie a suscité chez moi d’autant plus d’intérêts que j’ai tout de suite perçu sa dimension écologique, enjeu majeur de notre siècle.

Résumé de l’annonce télévisée

L’annonce est diffusée au journal de 20h, le 13 octobre 2015 sur plusieurs chaines télé et présentée comme une première mondiale, et française ; après 5 ans de recherche en partenariat avec l’INES, Colas est désormais capable d’allier son expertise de la route à la technologie photovoltaïque, donnant ainsi naissance à Wattway, le premier revêtement routier photovoltaïque au monde.

Le principe est simple : utiliser la gigantesque surface routière du monde pour en faire un atout non plus seulement de transport mais aussi d’énergie. La partie « énergétique  » de la route est en réalité un fin revêtement qui joue le rôle de panneau solaire, capable de résister au poids, vitesse et freinage des véhicules, ainsi qu’aux intempéries. Un atout de la Wattway est que le revêtement peut être appose directement sur une route déjà construite ! Pas besoin de construire une nouvelle route
Wattway a été récompense à la Cop21 ; route à énergie positive.

Le PDG de l’entreprise émet la possibilité qu’à terme, ces routes soient intelligentes. Elles pourraient prévenir les automobilistes en temps réel, lorsqu’il y a un accident devant eux. Le principe ; mise en place et alimentation dans le revêtement photovoltaïque des capteurs et leds qui préviendraient les automobilistes en cas d’incidents ou intempéries par la signalisation affichée par ces derniers.

 

L’image à forte connotation écologique provenant du site : http://www.wattwaybycolas.com/

 

B – Objectifs du projet de la veille technologique

L’annonce médiatique de Colas passé au journal de 20h en octobre 2015 a suscité beaucoup de fascinations et de curiosités. Les recherches relatives à la route à énergie positive n’ayant pas été divulguées au grand public auparavant, l’entreprise Colas a été perçue comme le grand précurseur dans ce domaine. Mais est-ce bien le cas ?

A travers ce projet, je vais essayer de tracer l’historique du début de la recherche, dans quels pays, quelles sociétés ? De répondre aussi à la question que je me pose ainsi que beaucoup de nos concitoyens je pense ; « buzz médiatique ou route du futur que l’on nomme la « route de 5ème génération », ou « R5G » ? ». Et enfin, j’essayerai de faire ressortir les enjeux politiques, écologiques, sociaux ainsi que les répercussions commerciales de cette nouvelle technologie telle que je les ressens.

Les débuts de la recherche _ état des lieux actuels

En consultant le web, on constate que la recherche et les expérimentations sur la «route de 5ème génération » sont aussi nombreuses que variées : route connectée, à énergie positive, chauffante …, présentées début février 2015 aux Journées techniques de la route organisées en France par l’Ifsttar, l’Idrrim et le Cerema. Ce sont Eiffage Travaux publics et l’École nationale des travaux publics de l’État, avec la collaboration d’Area, pour les capteurs. Eurovia (groupe Vinci), expérimente aussi un concept de chaussée connectée, Smartvia ®, notamment à Lille (100 capteurs). Ce même groupe a mis au point et breveté Novatherm, la chaussée qui produit de l’énergie, par géothermie, afin de  faire face au gel des routes. On évite ainsi l’emploi de polluants nocifs pour l’environnement. Eurovia a présenté ces innovations au salon ITS (Intelligence Transport Système) à Bordeaux du 5 au 9 octobre 2015.

Déjà, en aout 2014, le site : www.energystream-solucom.fr évoque le projet américain innovant de route à énergie positive captant l’énergie solaire, nommé Solar Roadways. Ce projet lancé depuis 2009 et appuyé par le gouvernement américain a été mis au point  par Scott Brusaw, ingénieur américain d’Idaho. En plus de fournir une nouvelle source d’énergie renouvelable, elle permettrait aussi d’alimenter les véhicules électriques tout au long du trajet (ce qui rendrait leurs autonomies illimitées). Scott Brusaw avait déjà pensé à des applications multiples et connexes comme : intégration de leds aux panneaux solaires pour éclairer la route la nuit ou devenir intelligentes au point de modifier en temps réel les tracés en cas d’incident ou de bouchon ; grâce aux leds, la signalisation pourra être affichée au sol, ainsi que des messages d’information ou de prévention.

En France, certaines de ces innovations sont déjà testées in situ, mais la plupart sont en quête de démonstrateurs, et comptent sur l’engagement de collectivités pour réaliser des essais sur des portions conséquentes de chaussées. Plusieurs actions gouvernementales ont été mises en place pour promouvoir et aider la recherche dans ce domaine :

En Avril 2015 signature par l’IDRRIM, USIRF, FNTP et le Ministère de l’Ecologie de la « Convention d’engagement concernant les réseaux routiers innovants pour la transition énergétique »

Dans ce cadre, un appel à projets « Route du futur » a été lancé le 13 juillet 2015 au titre des Investissements d’avenir. Clôturé  le 1er octobre 2015.

D’ici cinq ans, 1 000 km de routes françaises pourraient être recouvertes de panneaux solaires, promesse de Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie. Un appel d’offres a été lancé et les premiers tests devraient avoir lieu à partir du printemps 2016.

 

C – Conclusion

La route à énergie positive est une grande avancée du point de vue écologique, nouvelle source d’énergie produite passivement permettant de réduire le recours à l’énergie polluante. La demande dans ce sens est explosive et encouragée mondialement. Les entreprises jouent le jeu, l’enjeu écologique est majeur. De plus, elles se donnent par ce biais une image positive, du fait de la sensibilité à l’écologie quasi-unanime des citoyens et des consommateurs.

On a vu, précédemment, que l’ensemble des entreprises ayant contribuées dans la recherche des routes à énergies positives ne se sont pas arrêtées là, mais ont, en plus, cherchées à y intégrer des objets connectés pour une approche plus « smart », plus « 2.0 », rendant la route plus sure et agréable. Mais pas seulement, grâce à l’ouverture de la route à ces nouveaux usages, le citoyen et le consommateur ont accès à une puissance d’action et de communication. Les entreprises l’ont bien compris, l’enjeu commercial en dépend. Il suffit d’aller jeter un œil au dernier Salon de l’automobile à Genève ; la voiture « in «   du moment : la Nissan Qashai, allie performances écologiques avec la technologie de conduite autonome. L’écologie est vitale dans notre monde, et tous ces appareils qui communiquent via internet forment une couche vivante, un système nerveux affranchis de contraintes matérielles dont le consommateur ne veut plus se passer. La route en fait partie, elle se veut évolutive, interactive et à contribution environnementale positive.

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