Le suivi de chantier grâce à la maquette numérique

Pour comprendre l’impact de la maquette numérique dans le suivi de chantier il est important de connaître les principaux aspects de cette phase de construction. Essayons donc dans un premier temps d’être exhaustif et synthétique. Si l’on devait résumer le suivi de chantier, on dirait que c’est un suivi technique : s’assurer que tout ce qui a été dessiné peut être construit et que tout ce qui est construit est conforme à ce qui a été dessiné. Ceci allié au respect d’un planning, c’est-à-dire à la gestion du temps. Enfin, le suivi de chantier concerne aussi l’ensemble des réunions de chantier qui mènent à des réserves, des rapports, etc. C’est ce que j’appelle le suivi opérationnel.

Maintenant que nous savons cela, voyons dans quelle mesure la maquette numérique est un avantage en ce qui concerne les thèmes ci-dessus.

Il existe deux façons de suivre la conformité de la maquette 3D par rapport à la construction réelle. La première consiste à vérifier, directement sur place avec la maquette numérique entre les mains. Pour faire cela, des applications comme BIMx (Graphisoft-Nemetschek) ou Expo (Autodesk) permettent de visualiser des éléments 3D, le tout bien géoréférencé. Ce qui permet par exemple de se déplacer dans un bâtiment vide et de visualiser sur la tablette le passage de tous les réseaux techniques. C’est ce que l’on appelle de la réalité augmentée appliquée au bâtiment. Ces applications marchent avec des tablettes Apple (Ipad Air 2 et ultérieur) ou Androïde (Google Tango). L’avantage dans ce procédé est la possibilité d’intervention immédiate et on pourrait imaginer que les futurs ouvriers soient équipés de ce genre de technologie afin de minimiser le risque de mal façon.

La deuxième solution plus utilisée que la première, bien que se soit encore trop peu répandu, est le scanner 3D. En effet il est aujourd’hui assez rapide de scanner un bâtiment (environ 100m2/heure) et ceci permet de faire un audit à différents stades d’avancement du chantier. Le scanner donne donc un nuage de points, représentatif du bâtiment à un instant T. Par exemple, à la fin de la phase de gros œuvre, on peut dorénavant vérifier l’implantation des poteaux, des voiles, etc. De la même façon, dans un chantier de réhabilitation il est parfois vital d’ajuster des plans grâce à une maquette en nuage de points.

Sans titre

BIM&BTP article : le BIM au service de la qualité de réalisation.

La gestion du temps peut aussi être facilitée grâce à la maquette numérique. En effet, dans les logiciels de modélisation (Revit, Archicad…) il est possible d’associer des objets de la maquette à une phase de construction et de créer ainsi une vidéo du développement de la construction du projet. Des logiciels comme Navisworks le font très bien, ce qui rend plus ludique et compréhensible par tous les retards sur le chantier.

Je vous laisse regarder cette vidéo d’exemple réalisée par Autodesk : https://www.youtube.com/watch?v=tQkDRXo7tLM

Enfin, le suivi opérationnel du chantier, formalisé toutes les semaines par le rendez-vous de chantier, peut lui aussi être facilité grâce à la maquette numérique. Finies les réserves mal expliquées, introuvables sur le plan. Aujourd’hui des logiciels comme Bulldozair permettent de prendre une photo de l’anomalie et de la géoréférencer dans la maquette, ce qui génère automatiquement un rapport numérique, plus besoin de papier ce qui en plus de tout le reste est un acte pour la planète !

 

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