Comment motiver les entreprises françaises du secteur de la construction à intégrer le BIM dans leurs méthodes de conception?

La technologie BIM permet aux constructeurs de concevoir des projets via une maquette numérique quadridimensionnelle (l’espace et le temps). De multiples détails y figurent (structure, matériaux, normes, utilisation énergétique optimale, etc.). Toutes les informations relatives à un bâtiment existant ou qui va exister sont maintenant centralisées.

Innovante et pleine de sens vis-à-vis des nouveaux enjeux du secteur de la construction, cette technologie ambitieuse semble par ailleurs laisser douteux quelques esprits réticents. Tandis que le BTP souffre d’un manque d’activité notoire et, qu’en conséquence, les acteurs majeurs peinent à remplir leurs carnets de commandes, des domaines comme la réhabilitation et la rénovation prennent de l’ampleur. Il s’agit désormais de refaire, arranger, mettre aux normes… et non plus de faire. Mais comment modifier l’identité d’un bâtiment si on ne la connait pas ? Dès lors, on comprend l’intérêt de disposer d’une plate-forme qui analyse le cycle de vie d’un bâtiment depuis sa conception. Pourtant, ce logiciel qui semble avoir la force et le potentiel de révolutionner tout un corps de métier s’installe timidement dans les entreprises françaises.

Le bâtiment est un secteur d’activité presque aussi vieux que le monde. Alors un tel changement dans les méthodes de travail apparaît comme un bouleversement. D’une part, l’utilisation généralisée de ce logiciel commencera uniquement quand les potentiels utilisateurs seront convaincus de son intérêt. Il faut donc dans un premier temps sensibiliser les différents protagonistes du secteur sur le produit. D’autre part, il convient de recourir à la formation. Afin d’universaliser ce type de logiciel, il est absolument impératif que tous les acteurs de la chaîne de la construction d’un bâtiment puissent le comprendre pour qu’ils interagissent ensemble. Aussi, au-delà de la formation, il est nécessaire de trouver un moyen d’homogénéiser son utilisation, de le rendre accessible à tous : ingénieurs et artisans, entreprises et sous-traitants, maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre. C’est avant tout un puissant outil de communication. En regroupant les données, il simplifie les échanges et accélère les prises de décisions. Il doit donc s’adapter à tous. Par ailleurs, afin que les entreprises l’adoptent définitivement, il est primordial d’insister sur le fait que posséder et utiliser quotidiennement le BIM lors des travaux serait en parfait accord avec leur politique environnementale et sécuritaire actuelle. Effectivement, en plus d’être une solution efficace à la gestion énergétique des bâtiments, il a été pensé pour pouvoir intégrer la maîtrise des risques.

Finalement, force est de constater que le BIM est à la fois un outil très technique puisqu’il référence toutes les solutions choisis pour un bâtiment, très actuel puisqu’il s’avère être le meilleur moyen de suivre la consommation énergétique d’un bâtiment et de limiter les risques liés à sa construction et, enfin, très pratique d’un point de vue managérial puisqu’il il permet d’organiser largement les travaux. Autant de points qui devraient susciter l’intérêt des différents acteurs du secteur.

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