Le BIM et l’efficacité énergétique du bâtiment

Le BIM et l’efficacité énergétique du bâtiment

La directive européenne2012/27/CE relative à l’efficacité énergétique adoptée le 25 octobre 2012 contient 30 articles dont 2 sont importants car ils prévoient la rénovation des bâtiments publics et l’obligation d’audits énergétiques dans les grandes entreprises. Ces entreprises doivent réaliser leur premier audit avant le 5 décembre 2015 puis un audit tous les 4 ans. C’est pourquoi le BIM est utile dès la conception du bâtiment pour améliorer l’efficacité énergétique.

En effet, chaque détail compte dans l’efficacité énergétique, c’est pourquoi les outils de simulation thermique dynamique sont indispensables et travaillent en mode BIM pour évaluer avec précision les performances thermiques du bâtiment : Test d’ensoleillement

La maquette numérique a la capacité de stocker les éléments du DOE numérisé concernant les caractéristiques de chaque objet, les résultats des calculs énergétiques initiaux mais aussi les données de consigne optimale et de réglages :

C’est de ce fait l’interface pivot privilégiée pour suivre la performance énergétique (requêtes graphiques, localisation des composants, contrats, localisation des interventions de maintenance…)

La maquette numérique a un autre avantage : non seulement elle est un outil de travail précieux pour chacun des intervenants, mais elle est également le moyen idéal de coordonner le projet dans son ensemble. Comme c’est un objet manipulable par tout le monde, elle devient le langage commun qui permet à n’importe qui de se faire comprendre de tous.

Lorsqu’on veut améliorer les performances énergétiques d’un bâtiment, cette coordination est primordiale : depuis l’idée première du bâtiment jusqu’à son utilisation en passant par sa construction, chacun doit parfaitement saisir toutes les subtilités du travail en amont. Cela permet d’éviter les pertes de temps ou d’argent dues à une mauvaise communication entre les intervenants. Par exemple, les bâtiments construits de nos jours doivent appliquer les normes de la RT 2012. Mais ces exigences dépendent aussi de l’exploitation du bâtiment : impossible de consommer peu si l’exploitant laisse les fenêtres ouvertes toute l’année… Autre exemple : chaque intervenant travaille souvent avec ses propres logiciels spécialisés que leurs collègues n’ont pas. Leur travail n’est donc déchiffrable que par eux-mêmes, et les autres doivent s’en tenir aux résultats, ce qui rend toute modification très délicate. C’est à ce niveau là qu’intervient le BIM, permettant à chacun d’avoir une meilleure connaissance et une meilleure lecture du bâtiment, et d’agir en conséquence.

Le BIM peut de plus créer des interactions qui jusqu’alors n’existaient pas. Jusqu’à présent, le mode de conception d’un bâtiment se faisait par étapes : chaque intervenant récupère le fruit du travail de l’intervenant précédent, lui donne une valeur ajoutée et transmet à son tour les données. De ce fait, les retours en arrière sont compliqués. C’est en phase construction que c’est le plus flagrant : lorsque le conducteur de travaux réalise que le projet comporte des erreurs, ou si son client exige des modifications, il est plutôt démuni et doit compter sur sa propre expérience, ou du moins celle de son entreprise pour réagir au mieux. Avec la maquette numérique, il pourrait interagir avec les intervenants concernés et travailler avec eux pour trouver la bonne solution.

Aujourd‘hui, le bâtiment est responsable de plus de 40% de la consommation énergétique en France, mais surtout il a été calculé que 80% des économies potentielles d’énergie le concernent !

Par conséquent il est bien évident que des efforts doivent être faits, et le BIM nous semble être l’outil idéal pour accompagner tous les acteurs du bâtiment dans cette optique. Son langage universel et sa praticité doivent permettre une meilleure coordination des efforts et un plus grand partage des savoirs.

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