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Le BIM, à l’origine de la fin des plans 2D ?

Le BIM ou communément appelé « maquette numérique » a tout pour être une avancée majeure du XXIème siècle. Ce concept révolutionnaire a pour objectif de concentrer l’ensemble de l’information technique de l’ouvrage dans un seul et unique modèle numérique. Le BIM est-il alors à l’origine de la fin des plans 2D ?

Le BIM en quelques mots…

L’objectif du BIM à ses débuts était simple : faciliter la communication entre professionnels du bâtiment. Le BIM, Building Information Modeling, a nettement évolué depuis 1995 et les débuts historiques de ce concept aux Etats-Unis. Aujourd’hui, la maquette numérique centralise et harmonise des données complexes en intégrant une interopérabilité sophistiquée entre les différents acteurs de la construction. Le BIM est selon Eric Lebegue du CSTB « est la représentation graphique la plus intelligente » qu’on puisse faire actuellement d’objets 3D. Elle permet de comprendre globalement la structure du bâtiment tout en la décomposant finement sur un objet graphique 3D.

Un emblème des NTIC

Le BIM représente une nouvelle manière de communiquer et s’intègre de manière exemplaire dans les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Cependant, on n’efface pas les habitudes qui restent ancrées dans les comportements. En effet, il se pose rapidement la question de l’unicité du codage. Certains projets d’ampleur, comme la Fondation Louis Vuitton à Boulogne-Billancourt, s’est confronté à ce problème. Plusieurs bureaux d’études français et étrangers étaient engagés sur ce projet exceptionnel. La Direction Conception et études de structures de l’entreprise Vinci Construction Grands Projets a donc développer une plateforme collaborative pour répondre à cette exigence majeure du projet. Cette plateforme a permis de concentrer des données hétérogènes dans un seul modèle. L’ouvrage atteste de la réussite de cette plateforme !

Le BIM et la productivité

Le BIM a un atout indéniable : on gagne du temps. En effet, plus besoin de chercher tel plan de conception dans un dossier archivé il y a trois mois. La concentration de l’information dans un seul modèle permet de gagner du temps et donc d’augmenter la rentabilité d’un projet. En phase conception, la communication est accélérée entre les intervenants du projet : il en résulte une élaboration plus rapide et plus efficace de l’ouvrage. En phase d’exécution, les erreurs par exemple de réservations de conduites sont mieux gérées et résolues de manière plus rapide.

Changer les pratiques

Changer les habitudes : c’est peut-être le défi majeur que le BIM doit relever. En effet, les plans 2D sur papier ont quelques décennies d’âge. Les opérationnels sont habitués à travailler sur plan papier depuis assez longtemps et il sera difficile de changer ces habitudes. Cependant, des solutions numériques se développent à grands pas comme l’usage de tablettes numériques. Utiliser directement sur site la maquette numérique pourrait être la solution de demain. Encore faut-il ne pas la faire tomber dans un coffrage de béton…

Un modèle durable

Le BIM apporte donc une réponse concrète aux enjeux du développement durable : le type de matériaux utilisé, le choix des équipements… Ce type de données facilite la mise en oeuvre des diagnostics en particulier en termes de performances énergétiques et représente donc un atout indéniable pour la durabilité d’un projet.

Mots clés : maquette numérique, NTIC, productivité, durable.

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