Tous les articles par Pauline Arlaud

Le BIM, un outil du développement durable

Le domaine de la construction fait partie des secteurs les plus consommateurs d’énergie. À l’heure où la gestion des ressources et l’impact environnemental s’imposent sur le devant de la scène, il devient essentiel aux acteurs de la construction de s’interroger sur leur marge d’action.
Les réglementations deviennent plus exigeantes, d’autant plus en France avec la RT 2012 et la future RT 2020. Les utilisateurs ont également leur rôle, et que ce soit avec les campagnes de sensibilisation ou l’affichage des DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) dans les agences immobilières ou les pièces communes, la démarche verte s’inscrit du début du projet à son exploitation.
Alors que ces exigences se renforcent, il est pertinent de s’interroger sur l’impact que peuvent avoir les nouvelles technologies sur cette démarche, en particulier le BIM.

Actuellement, la performance énergétique d’un bâtiment se calcule via des logiciels de simulation thermique (tel que ClimaWin par exemple). Cependant, ce calcul est long et peut donner lieu à des erreurs ou des approximations : les ingénieurs saisissent manuellement de nombreuses données, des dimensions du projet à ses caractéristiques de bâti ou d’équipements.
Le BIM simplifie en effet cette étape : les caractéristiques sont directement saisies dans le logiciel, et les bureaux d’études peuvent accéder aux données rentrées à la conception sans avoir à les ressaisir, minimisant le risque d’erreurs humaines.
Par exemple, sur le logiciel de BIM Revit, il est possible de géo-référencer le bâtiment, de définir le type de projet (hôpital, logements…), de saisir le pourcentage de surfaces vitrées, et d’effectuer des calculs de consommation énergétique en prenant différentes solutions pour le projet. Les caractéristiques des matériaux sont également rentrées, et il est même possible d’effectuer des calculs de facteur de lumière du jour. Ces données, importées sur le cloud, permettent une transmission facilitée aux autres acteurs du projet.

L’autre utilisation du BIM intervient en phase d’exploitation : les usagers et les exploitants du bâtiment pourront accéder à une plate-forme web affichant en temps réel les consommations d’énergies et permettant d’anticiper et de traiter rapidement les problèmes pouvant intervenir. Ce projet consiste à créer une sorte de « carte vitale du bâtiment » accessible à tous, impliquant tous les acteurs de la vie du bâtiment dans la démarche du développement durable. Cela simplifie aussi considérablement les démarches administratives concernant la construction puisque tout sera réuni sur une seule et même plate-forme (permettant ainsi une économie de papier).
Contrairement à la première utilisation du BIM, cette « carte vitale » n’est encore qu’un projet, mais fait partie des projets à valoriser, puisqu’ils ont des impacts positifs pour les constructeurs, les usagers, et l’environnement : les économies d’énergie qui peuvent en découler profiteront à tous.

Sources :
ITFFB, « Un outil pour accompagner le changement », BatiPortail |en ligne], http://www.batiportail.com/bim/ec_enjeux.asp (consulté le 14/12/2014)
PBD, «Publication du rapport final « BIM et Gestion du Patrimoine » », PlanBâtimentDurable |en ligne], http://www.planbatimentdurable.fr/publication-du-rapport-final-bim-a790.html, (publié le 27/03/2014)
DROUET Julien, « Les trois piliers du Développement Durable et du BIM », VillageBIM [en ligne], http://villagebim.typepad.com/villagebim/2012/12/les-trois-piliers-du-developpement-durable-et-du-bim-avec-revit-et-la-building-design-suite-2013.html (publié le 26/12/2012)

Share Button