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Un Nouvel Outil Couteux : le BIM

C’est quoi le BIM ?

Le BIM (Building Information Modeling) est un fichier numérique concentrant l’ensemble des informations techniques d’un ouvrage.

Il s’agit d’abord d’un processus de production de données puisque le BIM regroupe la totalité des éléments constitutifs d’un bâtiment ou d’une infrastructure. Il les caractérise, les localise dans l’espace et le temps et décrit leurs liaisons mutuelles : c’est une véritable maquette numérique du projet.

Le BIM est également un processus de gestion, permettant de définir toutes les méthodes et procédures utilisées lors du cycle de vie de l’ouvrage, de sa conception à son exploitation.

 

Pourquoi le BIM ?

Depuis sa naissance aux Etats Unis au milieu des années 90, le BIM a fait son chemin. De la volonté d’un langage numérique commun hier à un véritable outil de conception/construction/exploitation aujourd’hui, le BIM a su se rendre indispensable pour la réalisation de nombreux projets.

Le développement d’une maquette numérique permet, entre autre, de construire, tester et analyser en temps réel une structure, de vérifier la faisabilité d’une modification technique, de concevoir des bâtiments moins énergivores, d’améliorer la coactivité des différents intervenants du chantier ainsi que leur compréhension du projet…

 

Pour qui le BIM ?

Au vu des multiples possibilités offertes par le BIM, il vient rapidement les questions suivantes : Pourquoi le BIM est-il réservé aux projets d’exception ? Est-ce toujours vrai ?

Le montage d’un projet BIM nécessite une technologie récente et chère. En effet, les logiciels utilisés coûtent de 5 000 à 6 000 euros à l’achat auxquels il faut ajouter des mises à jour annuelles représentants près de 20% du prix d’achat. En outre, il faut former le personnel et aménager son espace de travail, par l’acquisition d’ordinateurs performants (2 000 à 3 000 euros pièce), capables de faire tourner les logiciels BIM. Enfin, le passage au BIM constitue un changement radical par rapport à la CAO classiquement utilisée : le temps d’adaptation nécessaire peut engendrer une perte de rendement, estimée à 20% les six premiers mois.

Le BIM est également très chronophage et le montage d’un projet, même modeste, représente une quantité très importante de travail et donc de main d’œuvre.

Ainsi, le BIM est encore réservé aux grandes entreprises de travaux pour les projets d’envergure alors que de nombreuses PME ne parviennent pas à sauter le pas. Pourtant, leur taille réduite facilite l’adoption du BIM, outil qui tend à s’avérer déterminant face à la concurrence sur des marchés de petite taille : étude de faisabilité, optimisation de l’ordonnancement…

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